Actualité

Accueil > Actualité > Parole de l'Évêque

article paru dans Eglise en ille et Vilaine n° 219 du 30 avril 2012

L’exigence du discernement

La foi vivante pousse à de multiples engagements dans la société, dont celui de voter. Ils exigent du discernement. La Doctrine Sociale de l’Église est à cet égard d’une prodigieuse richesse. Elle est habitée par une vive lumière : la dignité de l’homme créé à l’image et à la ressemblance de Dieu.

Tout au long de La charité dans la vérité, Benoît XVI apporte un éclairage remarquable. Écoutez ce qu’il écrit en conclusion : « C’est la conscience de l’Amour indestructible de Dieu qui nous soutient dans l’engagement, rude et exaltant, en faveur de la justice, du développement des peuples avec ses succès et ses échecs, dans la poursuite incessante d’un juste ordonnancement des réalités humaines. L’amour de Dieu nous appelle à sortir de ce qui est limité et non définitif ; il nous donne le courage d’agir et de persévérer dans la recherche du bien de tous, même s’il ne se réalise pas immédiatement, même si ce que nous-mêmes, les autorités politiques, ainsi que les acteurs économiques réussissons à faire est toujours inférieur à ce à quoi nous aspirons. » (n°78).

Se référant à Jean-Paul II, Benoît XVI précise : « L’Église propose avec force ce lien entre éthique de la vie et éthique sociale, consciente qu’une société ne peut « avoir des bases solides si, tout en affirmant des valeurs comme la dignité de la personne, la justice et la paix, elle se contredit radicalement en acceptant et en tolérant les formes les plus diverses de mépris et de violation de la vie humaine, surtout si elle est faible et marginalisée «  » (n°10)

Devant les difficultés sociales, l’espérance n’est pas une illusion : «  Les grandes nouveautés, que le domaine du développement des peuples présente aujourd’hui, appellent en de nombreux cas des solutions neuves . Celles-ci doivent être recherchées en même temps dans le respect des lois propres à chaque réalité et à la lumière d’une vision intégrale de l’homme qui prenne en compte les différents aspects de la personne humaine, considérée avec un regard purifié par la charité. On découvrira alors de singulières convergences et des possibilités concrètes de solution, sans renoncer à aucune composante fondamentale de la vie humaine. » (n°32)

Benoît XVI poursuit : «  La dignité de la personne et les exigences de la justice demandent, aujourd’hui surtout, que les choix économiques ne fassent pas augmenter de façon excessive et moralement inacceptable les écarts de richesse et que l’on continue à se donner comme objectif prioritaire l’accès au travail ou son maintien, pour tous. »

La maturité d’une société se dévoile dans le soin qu’elle prend de la famille : « Continuer à proposer aux nouvelles générations la beauté de la famille et du mariage, la correspondance de ces institutions aux exigences les plus profondes du coeur et de la dignité de la personne devient ainsi une nécessité sociale, et même économique. Dans cette perspective, les États sont appelés à mettre en oeuvre des politiques qui promeuvent le caractère central et l’intégrité de la famille, fondée sur le mariage entre un homme et une femme, cellule première et vitale de la société, prenant en compte ses problèmes économiques et fiscaux, dans le respect de sa nature relationnelle. » (n°44)

Continuez votre lecture de La charité dans la vérité qui traite de l’économie, de l’environnement, de la mondialisation et de la technique. Des chrétiens, notre société attend des engagements éclairés par un tel enseignement.

(le texte de l’encyclique « caritas in veritate » est disponible ici :http://www.eglise.catholique.fr/actualites-et-evenements/dossiers/dossiers-de-2009/encyclique-caritas-in-veritate/encyclique-caritas-in-veritate.html

Haut de page - Imprimer - Mis à jour : Avril 2012

Parole de l'évêque