Léontine Dolivet : Jour béni de la Première Communion

170609 Chapelet de la Première Communion de Léontine Dolivet

Chapelet de la Première Communion de Léontine Dolivet

1910, toute jeune catéchiste encore, Léontine Dolivet écrit : « Jour béni de la Première Communion, jour de bonheur pour les enfants, jour de bonheur aussi pour les catéchistes dont ces chers petits ont été en quelque sorte le but de leur vie pendant cette année. »

Marie-Anne Boever, Postulatrice
170609 Image de la Première communion de Lontine Dolivet - 27 avril 1899

Image de la Première communion de Lontine Dolivet – 27 avril 1899

Pourquoi était-ce une si grande joie pour Léontine ? Parce qu’elle avait fait de l’éducation de l’âme des enfants le but unique de sa vie, comme elle le disait : « Dieu m’est témoin avec quelle tendresse je vous aime tous, mes enfants, dans les entrailles du Christ. Vous donner à Lui dans la connaissance et dans l’amour de son amour, voilà mon unique désir, le but de mon apostolat. »

On peut dire que c’était la vocation de Léontine à laquelle elle s’est livrée toute sa vie. Et elle s’est donnée vraiment de manière héroïque dans la durée et la fidélité, alors qu’elle a toujours trouvé que c’était une tâche difficile, source de souffrance malgré sa foi et son grand amour des enfants.

Cette joie, elle la puisait d’abord dans la relation intime qu’elle avait avec Jésus-Eucharistie, brûlée du désir de Lui ressembler par amour pour Lui, d’où il ne pouvait y avoir d’autre mission à ses yeux que de transmettre ce même amour et conduire les enfants à cette même intimité divine. Elle n’était pas « grande » à ses yeux, mais elle avait, comme la Petite Thérèse, de grands désirs. Toujours en 1910, elle écrit : « Nous ne communions pas parce que nous sommes saints mais pour devenir des saints… Jésus : l’amour Vous a fait ‘hostie’, que l’amour me fasse ‘hostie’ ». En cette même année 1910, elle a pu former ses « petits » très tôt puisque le Pape Pie X autorisa l’accès « au banquet sacré », comme elle disait, aux petits enfants. Donc elle les prenait dès l’âge de 6 ans.

« Vierge Marie, je les mets sous votre sauvegarde »

170530 Statue Vierge de Léontine

Statue de la Vierge appartenant à Léontine

En ce mois de mai, rappelons aussi que sa principale auxiliaire fut la Vierge Marie.

Elle avait recours à elle dans tous ses combats et lui présentait sans cesse son œuvre pour que « Jésus la féconde ». « Si le jour de la communion fut un jour de bonheur pour les enfants, il le fut aussi pour moi. Revivant les émotions de ma Première communion j’ai surtout adressé au ciel d’ardentes prières en faveur de mes enfants qui, en ce jour, se donnaient à Jésus et se confiaient à Marie. Pauvres enfants, ils ne savent pas les pièges perfides qu’ils rencontreront dans le monde et je tremble pour eux.

De nouveau, Vierge Marie, je les mets sous votre sauvegarde, je compte sur Vous pour les garder dans le droit chemin ou les ramener s’ils avaient le malheur de s’en écarter… Mais, mon Dieu, au merci j’ajoute une demande : mes enfants ne Vous connaissent pas encore assez, éclairez leur intelligence ; ils ne Vous aiment pas assez, embrasez leur cœur ; ils ne désirent pas assez s’unir à Vous, faites-Vous désirer davantage. Fécondez l’ardent désir que j’ai de mettre dans leurs cœurs l’amour de l’Eucharistie et l’amour de la Ste Vierge, convaincue qu’avec ces 2 amours, ils ne peuvent périr. »

A son action apostolique, elle ajoutait volontiers le soutien des anges : « Anges gardiens de nos chers enfants, veillez sur eux pendant les vacances, préservez-les, amenez à Jésus Eucharistie tous ceux à qui l’âge le permet et conduisez-les vers nous à la rentrée tout remplis du désir de connaître et d’aimer le bon Dieu. » (1913)

Que Léontine Dolivet nous aide à vivre notre engagement envers les enfants, soutenus comme elle par une prière ardente et une confiance infinie en Celui qui féconde même nos plus petites semailles. « Je semble oublier que nous ne sommes pas seules à travailler… ? Non. Le Maître veille sur les semailles, et à l’action nous pouvons toujours ajouter deux puissants moyens d’apostolat : la prière et le sacrifice. » (1914)

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