Ses prières

Dans ses carnets, Léontine Dolivet partage ses prières, qu’elle adresse à Jésus, à Dieu ou à la Vierge Marie. En voici quelques-unes qui peuvent nous inspirer.

« O Jésus, Vous, Sauveur des petits enfants, abaissez vos regards sur le troupeau que Vous nous donnez à instruire. Montrez-Vous si souriant aux tout petits qu’ils aient un vif désir d’apprendre votre langue afin de pouvoir chaque jour causer quelques instants avec Vous. » (C6-1911)

« Abaissez maintenant, ô bon Maître, vos regards sur les Catéchistes de Betton qui s’offrent à Vous pour être auprès des enfants vos instruments, ces instruments toujours dociles dont Vous disposiez à votre gré. Embrasez tellement leurs cœurs du feu de votre amour qu’à leur contact les cœurs de leurs élèves s’embrasent aussi et faites qu’elles aient toujours pour mot d’ordre : ‘Jésus et les âmes, Jésus dans les âmes, les âmes pour Jésus’. » (C6-1911)

« O bonne et tendre Mère achevez ce que vous avez commencé, que ces espoirs se réalisent, cultivez vous-même ces germes de vocation. Dans d’autres âmes de ces chers petits auxquels j’ai donné tout mon cœur, faites éclore de nouvelles aspirations vers le sacerdoce. Parmi eux, formez, oui formez des cœurs de prêtres qui deviendront les créateurs de l’amour de Jésus dans les âmes. » (C6-1922)

« Aux heures de tristesse, m’épancher dans le cœur de ma Mère : la Sainte Vierge. Je l’appelle chaque jour : ‘Causa nostra laetitia’, j’irai près d’elle chercher un peu de joie… » (C4-1912)

« Pour remplir mon rôle d’âme réparatrice, je ne Vous demande pas, Seigneur, la souffrance, (cette demande est pour les grandes âmes et la mienne est si petite), mais j’accepte par avance et dans ce but toutes les épreuves, toutes les croix que Vous me réservez. Je les reçois de votre main, je les baise avec amour, je les aime, je les veux, je les unis à la croix de mon Jésus. » (C2-1933)

« Mon Dieu, je ne veux rien en ce monde que Vous et votre très sainte volonté. Je désire d’un immense désir et veux d’un ardent vouloir, croître dans l’amour et dans la pratique de toutes les vertus. Je veux pour cela accomplir uniquement et parfaitement votre volonté signifiée. Mais, pour toutes les choses qui dépendent de Vous et non pas de moi, je m’en remets à vous avec une confiance toute filiale. Disposez de moi comme il vous plaira. Pour mon corps je ne désire ni la santé, ni la maladie, ni la vie ni la mort, ni la fortune ni la pauvreté – pour mon cœur ni la joie ni la douleur – pour mon esprit ni la lumière ni les ténèbres – pour mon âme ni les douceurs ni les amertumes, ni la sécheresse ni la consolation. Je ne désire ni une vie remplie de loisirs ni une vie surchargée de travaux : tout me semble également bon. Je ne veux rien parce que je veux tout… je veux tout parce que je ne veux rien.

Je me tiendrai prête à tout ce que Vous voudrez dans une simple et générale attente, et quand votre divin vouloir me sera manifesté, je l’embrasserai avec une sainte ardeur, quelque crucifiant qu’il soit. Je veux tout ce que Vous voulez, ô mon Dieu, et j’aime tout ce que Vous me donnez.

Portant mon abandon au-delà même de ce monde, je ne veux, Seigneur, dans l’éternité que le degré de gloire et de bonheur qu’il Vous plaira de me donner. Puissé-je, en ne faisant jamais ici-bas ma volonté mais uniquement et parfaitement la vôtre, mériter de vous posséder, de vous louer, de vous connaître, de vous aimer infiniment dans le Ciel. » (C1-1920 – résolution de retraite)

« Seigneur, Vous l’avez dit : sans vous, nous ne pouvons rien. C’est bien ici dans ma petite mission d’apôtre que je sens ma totale impuissance. Il y a si loin de la vie toute matérielle dans laquelle se développe l’âme de l’enfant à la vie supérieure vers laquelle je voudrais l’acheminer, que la distance en est infranchissable à mes faibles moyens. Toute ma confiance est en vous, ô mon Dieu : je ferai ce qui dépend de moi pour étendre votre règne. » (C6-1919)