Église St-Pierre de Retiers

La connaissance change le regard. Cette église de Retiers est devenue une des plus attractives du secteur, déjà si riche en patrimoine religieux, depuis que son tableau axial est attribué à l’un des maîtres du XVIIe siècle et que ses vitraux sont lus comme des documents uniques sur la paroisse et sur un atelier majeur du XIXe siècle.

L’église de Retiers se trouve au cœur d’un secteur où les églises sont toute plus belles les unes que les autres. Parente pauvre jusqu’alors, elle a repris beaucoup de vigueur avec la restauration de ses parties hautes et les découvertes récentes.

Fiche patrimoine du Père Roger Blot, responsable du patrimoine religieux pour le diocèse de Rennes.

> Voir aussi l’article paru dans Église en Ille-et-Vilaine n°291 – novembre 2017.

Une histoire royale mouvementée

Le cartulaire de Redon est le seul à citer le palais de Salomon, roi des Bretons, à Retiers (Reester et Rester). On est en 868 et 871, juste après le traité de Compiègne qui a donné à la Bretagne son extension maximale, des portes d’Angers à la pointe du Cotentin. Le centre du pouvoir de ce roi conquérant s’est déplacé vers l’est pour mieux contrôler ces nouvelles acquisitions.

Sûrement que Salomon, qui se posait en bienfaiteur de l’Eglise, avait une chapelle dans l’enceinte de son palais. Mais de tout cela il ne reste rien aux Restériens que leur nom : le développement de Lactalis (l’usine locale de traitement du lait) a nécessité la suppression du site archéologique, à quelques centaines de mètres à l’est du centre-ville, bien repérable sur le vieux cadastre.

La seule statue chez nous  dédiée à saint Salomon se trouve à Maxent où il demanda à être enterré auprès de sa femme Wembrit. Il est représenté à la cathédrale avec les saints du diocèse de Rennes, un clou à la main et un œil ensanglanté. Ayant pris le pouvoir en tuant son cousin Erispoë, il fut en effet lui-même assassiné après qu’on lui eût crevé les yeux. C’était, dit-on, à la Martyre, en 874.

Le ruisseau qui amenait l’eau autour du camp fortifié de Salomon porte le nom de ruisseau de Sainte-Croix. Or l’acte de 868  est signé le jour de l’Exaltation de la Sainte Croix. Ne serait-ce pas un indice du nom de l’oratoire de Salomon ?

> Ci-contre deux extraits du cadastre de 1830 et l’évocation de Salomon par le peintre Le Hénaff (vers 1870).

Une église castrale, dilatée aux XVIIe et au XIXe siècle

L’église actuelle est dédiée à saint Pierre, comme quantité d’autres des premiers temps. Malgré les apparences, elle est d’origine romane. Toutefois, elle ne fut pas édifiée dans l’enceinte de Salomon, mais près de la motte féodale des seigneurs de Coësmes, au temps où Coësmes et Retiers ne faisaient qu’un.

Les plans ci-contre, à la même échelle, donnent les principaux jalons de son développement depuis l’époque romane, en passant par le XVIIe siècle où elle trouva une nouvelle unité. Les derniers siècles l’ont bien transformée, mais de façon très intelligible. Quant à la motte et sa basse-cour, c’est devenu le centre-ville.

Le plan de l’église au XVIIe siècle nous a été conservé par l’architecte  Léonce Couétoux. Il situe les deux porches disparus et la première sacristie. Par ailleurs un dessin assez fantaisiste de l’architecte de Lagarde donne une idée de la tour de 1645 (date donnée par Guillotin de Corson). Celle-ci était à l’intérieur de la nef, qui était restée en partie romane, ainsi que la façade. Le XVIIe siècle est le grand point fort de cette église, à cause des retables et du lambris peint, récemment redécouvert.

Sur le plan de l’église actuelle, on repère facilement les diverses dilatations. Au XIXe siècle, elles se firent en deux grandes périodes.

  • En 1838, une nouvelle sacristie masqua le chevet, préparant la construction de bas-côtés dans la nef, entre 1840 et 1843. Ce fut une œuvre assez pure d’Alphonse Couétoux, tant pour les pignons dans la tradition des églises locales que pour les arcades.
  • 20 ans plus tard, en 1859-1860, la tour de 1645 disparut et le porche ouest fit place à un massif occidental ambitieux d’Aristide Tourneux. Et en 1865, l’abbé Brune s’occupa d’enduire de plâtre le lambris du XVIIe siècle, jugé dégradé.

A ces deux périodes, on peut ajouter la restauration de 1895, par l’entreprise italienne Novello. On lui doit le pavement de ciment (elle mit aussi un crépi blanc sur les murs). C’est aussi dans ces années qu’arrivent les vitraux de Georges Lavergne (1888-1898).

Le XXe siècle a surtout laissé sa trace par une tribune assez encombrante (1928), une restauration au rabais du clocher de Tourneux (1935) et une valorisation plus ou moins heureuse de l’entrée sud en 1991. Très dilatée, celle-ci est précédée d’une vaste esplanade et d’un abri qui remplace les porches disparus (et les halles). Les murs ont perdu leurs enduits sauf dans sauf pour le clocher et la partie XVIIe siècle où ils ont été refaits.

La récente restauration, achevée en 2017, a repris toutes les parties hautes.  Le lambris du XVIIe siècle est réapparu, depuis le chœur jusqu’à l’ancienne tour. Faute de moyens, seule la portion du chœur a été restaurée. Cette découverte d’un décor de ce temps recouvrant toute l’église reste unique pour l’Ille-et-Vilaine. Ce sont des bandes décoratives entre les couvre-joints, en connivence avec le décor des retables. Remarquer sur les côtés comme un chapelet de vignettes avec les abréviations typiques IHS et MAR.

Les retables et les tableaux de Retiers

Les retables de bois de Retiers forment chez nous un des ensembles les plus majestueux du temps de Louis XIV. Ils ont la particularité d’être centrés uniquement sur de grands tableaux, sans statues. Ils furent évidemment faits  après la reconstruction du chœur et du transept, que Guillotin de Corson situe entre 1660 et 1673. Ces dates sont invérifiables aujourd’hui mais une pierre sur le mur sud du transept (probablement déplacée)  porte bien la date de 1673, ainsi que les initiales J.P. Ce sont celles de Jacques Potier qui fut recteur de Retiers de 1648 à 1707. C’est de son temps que furent faits tous ces embellissements du XVIIe siècle.

Le retable majeur

Le retable de bois qui porte ces trois tableaux doit avoir été construit dans les années 1670, ainsi que le tabernacle. Il est dominé par une couronne monumentale à la gloire du Christ, qui n’a de comparable en Ille-et-Vilaine que celle de l’ancienne abbatiale de Paimpont (vers 1670). A Retiers, les Anges qui la portent tiennent aussi dans leurs mains deux instruments de la Passion, la lance et le roseau avec l’éponge. On remarque aussi dans le décor des Aigles, caractéristiques de la gloire sous Louis XIV. A la base des colonnes sont figurés Jésus et Marie, dont on retrouve l’abréviation IHS et MAR sur le décor du lambris, tandis qu’à la base des pilastres ce sont d’imposants récipients pour la réserve d’hosties et de vin. A l’origine ce retable était beaucoup plus coloré. Il prit cette tonalité chocolat sous le Second Empire, en 1865.

Libourne, Musée des Beaux-Arts, H. 228 cm
(photo : catalogue « Contemplations ») 

Eglise de Retiers, H. 380 cm

La Pentecôte de Nicolas de Plattemontagne (vers 1676)

C’est seulement depuis 2007 que le tableau axial a retrouvé son auteur, disciple de Philippe de Champaigne  et ami de son fils Jean-Baptiste. Il fut associé, aux côtés de son maître, aux grands chantiers royaux du Val-de-Grâce ou des Tuileries et il est en pleine redécouvertes ces années-ci.

Le tableau de Retiers a un jumeau daté de 1676 au musée de Libourne, provenant d’une chapelle de l’église Saint-Sulpice de Paris (même dessin, mêmes couleurs, mais plus petit). On peut donc considérer ces deux œuvres travaillées en même temps dans le même atelier, soit autour de 1676. Pour la commande, un intermédiaire séduisant aurait pu être le romanesque chevalier Renaud de Sévigné, né aux Rochers et oncle de Madame de Sévigné, qui offrit à Port-Royal un tableau du Bon Berger de Philippe de Champaigne en 1664. Il mourut justement en 1676…

Quoiqu’il en soit, les 26 visages et les mains qui vont avec n’ont pas fini d’être scrutés désormais, surtout depuis que ce chef d’oeuvre a été sélectionné parmi les 26 plus beaux tableaux des églises de Bretagne, présentés en 2017 à la chapelle Saint-Sauveur de Saint-Malo et en 2018 à Vannes. L’éclairage zénithal et la sobriété du  décor leur donnent une grande intensité.

Marie, mère de l’Eglise, rassemble autour d’elle les Saintes femmes au centre. L’attitude des Apôtres du bas renvoie à une Transfiguration et situe l’irruption de l’Esprit comme une théophanie (et un feu d’artifice !). Cet évènement surnaturel qui fonde l’Eglise est toutefois traité avec une certaine retenue : les personnages n’ont pas d’auréole et on ne s’est pas risqué à faire voler une colombe dans le Cénacle, comme il arrive ailleurs.

La Remise des clés à Pierre, par Jean-Bernard Chalette (1678)

Le tableau de droite, avec la Remise des clés à Pierre, a la chance d’être signé : J. Chalette invenit, 1678. Ce Rennais, fils du peintre officiel de Toulouse, travailla aux décors du Parlement de Bretagne et nous a laissé plus de curiosités que de chefs d’œuvre, mais la date de 1678 est précieuse, car elle  confirme la datation du tableau du centre. On peut supposer en effet que Chalette, pour composer son tableau, a tenu compte de celui du centre, déjà en place, car les personnages sont de mêmes proportions. Le décor est aussi très sobre et la source lumineuse paraît venir du tableau voisin.

La Communion de Pierre et des Apôtres, par Jules-Elie Delaunay (1877)

Chalette avait très probablement reçu également la commande du tableau de gauche, mettant en scène Pierre patron de l’église, mais au bout de 200 ans celui-ci fut jugé non restaurable. Il fut remplacé en 1878 par la copie d’une œuvre conçue à Rome, à la Villa Médicis, par le peintre nantais Jules-Elie Delaunay et terminée en 1861. Pierre est mis en avant avec une certaine rudesse, mais il communie sur la bouche selon l’usage du XIXe siècle. Ce tableau fut jugé trop réaliste pour entrer à la cathédrale de Nantes et le peintre dut en faire une version édulcorée en 1862. La copie de Retiers, probablement du peintre lui-même, tranche avec les deux autres tableaux par son style et les proportions des personnages, mais elle introduit bien les vitraux arrivés dix ans plus tard.

Les retables latéraux (1698 ?)

Ceux-ci, en bois également,  ont probablement été faits une vingtaine d’années plus tard, en 1698 selon les informations de Guillotin de Corson.  Ils ont perdu leur partie haute, au moins les pots à feu au-dessus des colonnes torses, et les autels ont été refaits au XIXe siècle. Les tableaux sont dominés par des dais originaux (qui ont inspiré le décor peint au début du XIXe siècle derrière le retable central).

Le retable du Rosaire au nord abonde en roses : on les trouve sur les colonnes, sur l’encadrement du tableau et dans le tableau lui-même, autour des vignettes des quinze mystères. Le sujet central, très répandu à cette époque sur les autels de la Vierge, est la donation par Marie et l’Enfant Jésus du Rosaire à saint Dominique et sainte Catherine de Sienne. Comme dans toutes les paroisses voisines, Retiers avait une confrérie du Rosaire qui se réunissait devant cet autel pour prier, surtout à la mort d’un de ses membres.

Le  retable sud ne diffère de son voisin que par quelques détails ornementaux, mais son tableau est moins homogène. En haut il rappelle que l’autel était dédié dans les premiers temps à saint Etienne, comme souvent dans les églises anciennes. Mais en bas il rassemble saint Sébastien et saint Roch, protecteurs contre la peste et autres maladies contagieuses contre lesquelles on était alors impuissant. On a remarqué que Saint Roch est inspiré d’une gravure de Claude Vignon, à partie de laquelle le peintre a construit son tableau.

On peut supposer que c’est le même peintre qui a fait les deux tableaux, mais jusqu’à présent son identité  reste inconnue. Ce ne peut être Chalette car il mourut en 1684. Certainement qu’une restauration permettrait des découvertes.

Les 12 vitraux de Georges-Claudius Lavergne

De 1888 à 1898, l’église reçut 12 vitraux, tous réalisés par Georges-Claudius Lavergne (1847-1923). Ils racontent des histoires extraordinaires tant sur les grands ateliers parisiens des Lavergne que sur cette paroisse à la fin du XIXe siècle.

Quand il reçoit la commande  des quatre premiers vitraux, à l’été 1887,  Georges-Claudius Lavergne est dans une situation douloureuse. Son père Claudius (1815-1887), disciple talentueux d’Ingres, a créé à Paris un des plus importants ateliers de vitraux en France, et à partir de 1881 y a associé ses trois fils. Mais, démoralisé par la mort de sa femme Julie en 1885, il ne se sent plus en mesure de diriger la maison (il mourra le 31 décembre 1887).  Georges, en tant qu’ainé, s’attendait à lui succéder, mais il est mis en minorité par ses deux frères cadets, Noël et Joseph. En mai 1886, il claque la porte et crée son propre atelier, mais ne peut réutiliser les cartons de son père qui ont fait jusque-là le succès de la maison Lavergne. A Retiers il va se battre pour montrer qu’il est  le meilleur.

Ce soucis de perfection, tant pour le contenu que pour l’exécution, est particulièrement visible dans les deux vitraux du chœur (1888-1889), tenus localement pour du XVIe siècle, dans le vitrail de la Sainte Famille  (1895) et dans les vitraux de Saint Louis de Gonzague et de Sainte Ursule (1898). Georges Lavergne se flattait d’exécuter lui-même les vitraux. Comme son père, il n’avait nul intérêt pour les vitraux archéologiques, mais préférait les grandes compositions portant à la dévotion. Ici, elles sont encadrées d’un décor Renaissance, avec sur les cabochons ou le faux-marbre des extraits de la Bible.

Un des 21 vitraux sur la vie du Père de Montfort, par Claudius Lavergne, le père de Georges, à la chapelle des Filles de la Sagesse à Saint-Laurent-sur-Sèvre en 1868-1870 : le jeune Louis Grignion apprend ses prière à sa petite sœur à Iffendic.

En 1889, Marguerite, une des dix enfants de Georges, a posé pour incarner la Sagesse dans le vitrail de Jésus et les enfants. Elle deviendra religieuse.

Les deux vitraux du chœur : la Cène (1888) et Jésus et les enfants (1889)

Plus qu’une simple évocation du dernier repas de Jésus, le vitrail de la Cène est en fait tout un enseignement sur l’Eucharistie : Jean-Baptiste affiche sur son fanion les paroles du prêtre avant la communion, Moïse tient dans une jarre une réserve de manne, l’aliment du désert qui préfigure le pain du ciel.

En arrière-plan, un salut du Saint-Sacrement. Il se trouve qu’en 1869, une pieuse personne offrit un ostensoir qui est la plus belle pièce d’orfèvrerie de l’église (d’une valeur de 2000 F, le prix d’un des vitraux) de façon à exposer dignement une hostie consacrée à l’adoration des fidèles.

La place d’honneur dans le chœur pour le vitrail de Jésus et les enfants est due à la volonté de promouvoir la communion des enfants et l’œuvre missionnaire  de la Sainte Enfance, fondée ici en 1881, avec dès le premier jour 290 enfants…

Le vitrail illustre un passage d’évangile connu  où Jésus reprend ses disciples qui lors d’un enseignement croyaient bon d’écarter les enfants. La scène comporte ici un minimum de personnages : Pierre pour les disciples, une maman pour les parents ; la foule, c’est nous face à Jésus.

Sur la montagne, une jeune fille est désignée par son rayonnement comme quelqu’un d’à part. Plutôt que Marie, il faut y voir l’Incarnation de la Sagesse, à cause de la parole  « La Sagesse a été reconnue… par les enfants ». Sur son petit col, on a la surprise de déchiffrer un nom : Marguerite Lavergne…

En fait le peintre a fait poser ses six plus jeunes enfants, son ainée portant le bébé et sa femme Adèle. Le couple aura en fait quinze enfants : plusieurs religieuses et deux prêtres dont un Dominicain qui signera la fameuse synopse Lavergne. Le garçon  écarté par saint Pierre, André, succèdera à son père. On imagine la catéchèse familiale…

Jamais on n’avait prêté attention  au fait que ce tableau était aussi un portrait de famille. Du coup, des descendants on put être retrouvés, qui ne manqueront pas de venir à Retiers.

L’Annonciation et la Nativité (1888)

Ces deux vitraux illustrent deux fêtes complémentaires et deux mystères du Rosaire, dont le pape Léon XIII a relancé la dévotion en 1883.

Celui de l’Annonciation, premier mystère du Rosaire, se trouve précisément près de l’autel du Rosaire. Marie est d’ailleurs en prière vers cet autel, dans le recueillement qui suit son oui.

Si on le compare aux vitraux du même thème réalisés sur le carton de Claudius Lavergne dans maintes églises, on voit que ceux du père sont plus gracieux, plus fidèles à la grande tradition picturale, mais que celui du fils est plus grave (voyez la palette de couleurs), plus concentré, plus recueilli.

La Nativité est inspirée des crèches dont les paroisses font l’achat à cette époque et qui réjouissaient la famille Lavergne au temps de Noël, avec les bergers au premier plan et les trois mages se préparant à les remplacer pour l’Epiphanie. Saint Joseph, en position axiale, semble le pilier du tableau. Depuis 1866, l’autel voisin était d’ailleurs dédié à saint Joseph. L’Enfant Jésus qui irradie la scène bénit les bergers, ce qui est peu plausible le jour de Noël, mais il est vrai que la scène se mélange avec l’arrivée des mages, comme des statues au-dessus du papier-rocher de la crèche. La Vierge, très belle, se recueille comme dans l’Annonciation.

A noter que la même année 1888, Georges Lavergne signe une autre Nativité, très différente, à Notre-Dame de Vitré. Il améliorera encore cette seconde version à Meillac, ce qui montre qu’il n’était pas en peine de créativité.

La Présentation au Temple (1891) et la Sainte Famille (1895)

Quatre années séparent ces deux vitraux, qui occupent la même travée en haut des bas-côtés. On y retrouve les mêmes personnages qu’à Noël, Marie, Joseph et l’Enfant Jésus, la même inscription mariale sur le cabochon du haut.

Le vitrail de la Présentation au Temple prolonge les thèmes du transept, puisqu’il fait partie lui aussi des mystères joyeux du Rosaire. Dans le cycle liturgique du temps il termine te temps de Noël. Il fut commandé  peu de temps après les quatre premiers, par le recteur Jean Busnel  et fut posé en 1891    quelques mois avant sa mort. C’est un peu le « Nunc dimittis » de ce prêtre bâtisseur qui fit les écoles, la maison de retraite et le nouveau presbytère (cette expression est justement empruntée à la prière de Syméon, qui a un grand rôle dans ce vitrail).

La scène semble homogène, toutefois la barlotière médiane la sépare en deux : d’un côté Marie les mains vides et Joseph avec les tourterelles de substitution, de l’autre la prophétesse Anne et le vieillard Syméon avec l’Enfant Jésus. En arrière-plan, le grand-prêtre. Un jour l’Enfant sera condamné par le grand-prêtre.

Le thème de la Sainte Famille a sans doute été choisi par Pierre Maréchal, le successeur (et ami) de Jean Busnel.

Texte à venir…

Texte à venir…

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Texte, photos et plans de Roger Blot.

Sources : ADIV, séries habituelles ; livre de Georges Lavergne (1910) ; catalogue « Contemplations » (2017)… Merci particulier à Jean-Claude Meuret, Guillaume Kazerouni, Dominique Egu, Joseph Boué.