Diocèse de Rennes

Au Camp Ad’eau, plage et foi pour 400 jeunes

Le Camp Ad’eau, un grand classique de l’été, a pu reprendre à Keriadenn, du 2 au 17 juillet. 400 jeunes, de 8 à 18 ans, ont plongé dans le bain concocté par Silo : vacances au bord de la mer et découverte de la vie spirituelle. Nous avons rencontré la coordinatrice du camp, le prêtre accompagnateur et un jeune participant.

Yann Béguin

Hélène Jardin, coordinatrice du Camp Ad’eau pour l’association Silo

Comment cela va-t-il après les arrêts des camps pour cause de pandémie ?

Ça a redémarré beaucoup plus vite que ce que l’on imaginait : on n’a pas eu besoin de faire de la communication sur les réseaux sociaux ! Lors des rassemblements diocésains de Cap et Tim, en mai, on a juste diffusé l’annonce du Camp Ad’eau et une centaine d’enfants ont voulu venir au séjour. On voit qu’ils attendaient ça avec impatience !

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Hélène, coordinatrice du Camp, avec le père Louis-Emmanuel de Lafoye, qui accompagne souvent les camps de Silo

La nouveauté cette année, ce sont les primaires ?

Pour la 1re fois, cette année on accueille des CM1 et CM2. L’association Silo fait toute l’année des séjours scolaires (classe de neige…) et on avait de plus en plus de demande des primaires pour découvrir mes séjours Silo. Et ça marche plutôt bien !

C’est un peu un mix entre colo et camp MEJ ?

Tous les matins on commence par un temps de prière, animé par les jeunes. On se lance ensuite dans les activités, les animations, les grands jeux, le catamaran et le char à voile… Le soir on se retrouve tous pour un autre temps de prière. Pour certains c’est une découverte de la foi, pour d’autre c’est plus habituel et ça leur permet d’approfondir leur chemin.

Quel lien avec ce que vivent les jeunes dans l’année ?

En paroisse, ils ont parfois du mal à s’y retrouver, vu l’âge des pratiquants. Ici, ils retrouvent d’autres jeunes avec qui ils peuvent parler de ce qu’ils vivent, ce qu’ils ressentent. Certains animateurs ont une vie de foi engagée et aiment participer à des échanges et répondre aux questions. A la fin du temps de prière du soir, les jeunes ont la possibilité de voir un prêtre ou un écoutant.

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Beaucoup de jeunes reviennent d’une année sur l’autre. La semaine dernière, j’ai eu plusieurs jeunes qui sont venus me voir en me disant « L’année dernière j’ai vécu des choses difficiles dans ma vie, vous m’avez appris à prier et je vais mieux ». Concrètement, on voit des belles choses !

VIDÉO : reportage sur la Camp Ad’eau 2022 par KTO

Matthieu, 15 ans, de Fougères

Tu es un habitué de ce camp ?

C’est la 2e fois que je viens à ce camp Ad’eau, mais j’ai déjà participé à Cap et Tim. Je viens retrouver des amis et la bonne humeur de ce camp ! Ce que j’ai préféré la semaine dernière c’était le grand jeu final avec les 4 villages. On a des activités incroyables comme le ventriglisse.

Ce camp est-il une aide pour ta vie spirituelle ?

Chez moi, je ne prie pas trop mais on arrive à avoir ça ici. C’est bien présenté pour ceux qui n’y arrivent pas à prier et comprendre la religion. Le matin et le soir, on lit des textes d’Evangile pour mieux comprendre. La semaine dernière, j’ai appris de nouvelles choses sur Dieu et Jésus. Pour ceux qui le veulent, on a une messe en fin d’après-midi et je suis très content de ça.

Père Louis-Emmanuel de la Foye, curé des paroisses de Fougères et prêtre accompagnateur du Camp Ad’eau

Quel est votre rôle dans ce camp ?

Cela fait presque 15 que j’accompagne des séjours Silo et je suis toujours émerveillé de voir ces jeunes qui découvrent la vie spirituelle, qui soulève chez eux des questions existentielles. Etre témoin de cela, c’est une grande joie ! Les camps Silo permettent ça parce que les jeunes sont dans un cadre porteur, où la foi chrétienne est vécu de façon décomplexée, mais sans être exclusive : c’est comme à l’école, il y’a des jeunes qui sont chrétiens et d’autres non. Il y a une sorte de bienveillance à la vie spirituelle qui déploie dans le cœur des jeunes des choses très belles.

VIDÉO : Camp Ad’eau de 2020

Au camp, il y a des prêtres et des séminaristes ?

L’idéal est qu’il y ai un prêtre à vivre dans chacun des 4 villages et des séminaristes qui accompagne les jeunes et les animateurs. Les jeunes se familiarisent ainsi avec la figure du prêtre et peuvent vivre alors des temps d’échange sincères et décomplexés. Prêtres et séminaristes, nous sommes témoins, dans les questions qu’ils nous posent, du travail de la Grâce dans les cœurs.

J’ai des jeunes de ma paroisse qui sont présents. En tant que curé, je vois le camp Silo comme un tremplin pour la vie locale. Ce sont des lieux d’appel, de rencontre et de motivation pour les jeunes. Cela structure l’année et les paroisses peuvent accompagner ensuite au long cours leurs jeunes.