L’Angleterre découvre Marcel Callo

 Du 3 au 5 octobre 2025, la Croix d’immortelles – devant laquelle prièrent Marcel Callo et ses compagnons dans la prison de Gotha – se trouvait, pour la première fois, sur le sol britannique. A cette occasion, des Londoniens ont pu découvrir avec émotion l’histoire du jeune martyr breton. Thomas Gueydier revient sur cet événement important.

Quel est la genèse de ce voyage de la Croix d’immortelles en Grande-Bretagne ?

Le vendredi 3 octobre avait lieu, à Londres, le vernissage d’une exposition de peinture consacrée aux saints persécutés sous le troisième Reich. Or Marcel Callo faisait partie des figures spirituelles représentées. A l’invitation de Ruben Ferreira, l’auteur des tableaux exposés, j’ai donc eu la joie de participer à cette rencontre et de raconter aux participants, pendant le temps des discours, l’histoire du bienheureux Rennais.

Au fil de nos échanges, quelques semaines avant l’événement, Ruben Ferreira et moi-même nous étions dits qu’il serait significatif que j’apporte avec moi la Croix puisque Marcel Callo est dépeint avec cette Croix dans le portrait hyperréaliste qui lui est consacré.

Les Anglais ont-ils été sensibles à l’histoire de Marcel Callo ?

Oui, très sensibles ! La Croix d’immortelles a vite été installée dans l’église de Farm Street, qui jouxte la salle d’exposition, plus précisément, dans la chapelle saint Thomas-More de cette église dédiée aux martyrs d’hier et d’aujourd’hui. Les personnes qui assistaient au vernissage ont pu ainsi venir se recueillir avec dévotion devant cet objet exceptionnel, juste après en avoir découvert l’histoire et la signification.

Le lendemain et le surlendemain, la Croix était offerte à la vénération des paroissiens de Farm Street Church, qui est l’église jésuite de Londres, lors de la messe anticipée du samedi soir et lors de la messe des familles du dimanche. Là encore, de nombreuses personnes sont venues prier avec beaucoup de piété devant ce puissant symbole de la résistance spirituelle en temps de guerre, avant son retour en France.

Qu’est-ce qui vous a le plus touché personnellement lors de ce voyage à Londres, en tant que postulateur de la cause de canonisation de Marcel Callo ?

J’ai été très ému de me trouver face au premier portrait anglais de Marcel Callo, un portrait lumineux qui témoigne du rayonnement du jeune Marcel et de l’actualité de son message, bien au-delà des frontières de notre diocèse. Il y a eu aussi des rencontres et des échanges très riches avec l’entourage de l’artiste et les paroissiens de Farm Street Church.

De plus, j’ai eu l’occasion de présenter la Croix d’immortelles aux Petites Sœurs des Pauvres de Londres, qui m’hébergeaient, ainsi qu’à leurs résidents et aux membres du personnel de la résidence St Peter. Ce fut encore un moment fort.

Découvrir les œuvres de Ruben Ferreira : rubenferreiraart.com