Diocèse de Rennes

Synode 2023 : la synthèse du diocèse de Rennes

La synthèse diocésaine est un document de 10 pages

1. Comment s’est déroulé le processus de consultation?

Pour mobiliser le maximum de personnes, les communautés (en particulier les paroisses) ont été invitées à appeler des « ambassadeurs » du Synode, qui seraient des promoteurs de la consultation pré-synodale dans le diocèse. Près de 300 « ambassadeurs » laïcs, mais aussi de nombreux prêtres et diacres se sont retrouvés autour de l’Archevêque pour la célébration d’ouverture de la consultation pré-synodale le dimanche 17 octobre à Saint-Malo. Un Comité de pilotage a préparé et animé cette ouverture. Il a reçu mission d’animer la démarche dans tout le diocèse.

Suite à ce lancement diocésain, les chrétiens d’Ille-et-Vilaine ont été invités sous l’impulsion des « ambassadeurs » et des prêtres à se retrouver en équipe de 8 à 10 personnes dans les paroisses, mouvements, services, aumôneries, établissement scolaires… Certaines paroisses ont opté pour un questionnaire distribué aux paroissiens et au-delà. D’autres ont suscité des assemblées paroissiales, ou des fraternités. Des mouvements, des aumôneries ou des groupes ont aussi créé des fraternités.

Certaines fraternités ont été créées pour l’occasion et d’autres déjà existantes se sont emparées de la démarche. Il semble que ce sont principalement des chrétiens engagés et pratiquants qui ont participé, mais pas uniquement.

Deux rencontres ont été proposées à ces fraternités par le Comité de pilotage. Celui-ci a rédigé le déroulement d’une rencontre type avec la proposition d’un temps de prière, d’un partage biblique et d’un échange autour de questions élaborées à partir du Document préparatoire.

Le Comité de pilotage a proposé deux thématiques : « Les compagnons de voyage », « Discerner et décider ». Dès que nous avons appris que la durée pour la consultation diocésaine était prolongée par le Secrétariat du Synode, le Comité de pilotage a proposé aux participants de s’emparer des autres thématiques indiquées dans le Document préparatoire.

Une adaptation de la proposition a été faite pour les enfants et les jeunes, ainsi que pour les malades.

Nous avons reçu plus de 500 comptes-rendus de rencontres représentant environ 2500 participants. La sortie toute récente de la crise sanitaire a sûrement freiné un certain nombre de chrétiens à participer à ces rencontres.

À noter que le diocèse de Rennes a déjà vécu une démarche synodale en 2017-2018 dont le fruit a été recueilli dans une Lettre pastorale de notre évêque : Afin que vous débordiez d’Espérance. Cette lettre donne 32 Orientations pastorales à mettre en œuvre pour les 10 années à venir.

2. Quelle expérience de la synodalité a été vécue au cours dans cette phase préparatoire ? Joies, questions, tensions, fruits…

Au cours d’une assemblée diocésaine le samedi 19 mars 2022, au Sanctuaire diocésain Notre-Dame de La Peinière, les « ambassadeurs » ont été invités à partager sur la manière dont ils avaient vécu cette première phase de la consultation pré-synodale.

Il ressort de leur expression la joie d’être appelés comme « ambassadeurs » et la perception d’une véritable expérience fraternelle liée au fait de prendre le temps de s’écouter et de se réjouir de nos différences sans juger : se sentir invité, se retrouver, être écouté, partager la Parole et la richesse de chacun. « Les temps d’échanges pour le synode ont été une joie pour les personnes de se retrouver en petites fraternités. »

Il a été exprimé la joie d’accueillir des gens qui ne viennent pas souvent à la messe, de s’exprimer sur des sujets parfois difficiles, de rencontrer des nouvelles personnes.

Lors de l’ouverture de la Démarche synodale et de l’assemblée diocésaine, les « ambassadeurs » ont exprimé leur joie de vivre ces rassemblements diocésains, de se retrouver entre communautés différentes, de faire l’expérience de la « communion ».

La publication du rapport de la CIASE, le 5 octobre 2021, a impacté les discussions. Il a sans doute accentué l’urgence de se retrouver pour échanger sur « l’avenir de l’Église » et la nécessité de mieux « marcher ensemble ». Il a conduit plusieurs participants à exprimer leur « déception », leur « révolte » et leurs attentes.

On perçoit à travers les comptes-rendus, des échanges parfois rudes, une certaine difficulté à s’écouter en vérité sur des sujets clivants (mariage des prêtres, fonctionnement hiérarchique, Motu Proprio « Traditionalis custodes », la place et responsabilité des femmes dans l’Église…). Des « rancœurs » ont pu s’exprimer.

S’est aussi exprimée une certaine difficulté à rejoindre les chrétiens en zone rurale et les personnes ne faisant pas partie de la « communauté chrétienne pratiquante régulière ».

Il ressort de cette consultation le désir de se retrouver après la consultation pré-synodale. Certains fruits sont déjà perceptibles : beaucoup de paroisses voudraient utiliser les comptes-rendus de la consultation pré-synodale pour s’engager sur des nouveaux chemins d’évangélisation et de vie communautaire.

Question : Une certaine perplexité sur la méthode et un manque de confiance en la capacité de l’Église à prendre en compte les suggestions qui se sont manifestées. Beaucoup d’attentes. Espoir que cela ne restera pas lettre morte.

3.  Ce qui ressort de manière significative et diverse des comptes-rendus (expériences, témoignages, points de vue…), sans oublier les « petites voix » (aux périphéries, minoritaires…)

Le Conseil Diocésain Pastoral pour la Nouvelle Évangélisation s’est réuni du 25 février soir au 26 février 16h30 et la journée du 30 avril 2022 pour relire l’ensemble des comptes-rendus venant des fraternités, et pour discerner ensemble les points qui apparaissent de manière significative.

En respectant autant que possible la littéralité des expressions contenues dans les remontées des fraternités, ces expressions sont regroupées en 11 points significatifs qui ont été relevés sans que soient omises des expressions venant de « petites voix ».

  • Confiance en Dieu qui conduit son Église.
  • Une Église où le Christ est mis en valeur à la place centrale, dans les rencontres, les célébrations.
  • Que l’Église convoque à plus d’intériorité et de cheminement avec les Évangiles.
  • Mettre en premier, d’abord l’enseignement du Christ : l’Amour. Une conversion est nécessaire, nous devons revenir au Christ. Primauté de la prière et de la Parole de Joie et importance de prier ensemble.
  • Poser la prière au quotidien comme partie intégrante de la vie du chrétien. Louange et adoration régulières. Prière de consolation pour le Monde, et d’intercession. Intensifier la prière à l’Esprit Saint.
  • Invoquer l’Esprit Saint.
  • Besoin d’une conscience approfondie de notre Baptême, mettre en honneur notre Baptême, le baptisé est un membre à part entière de l’Église.
  • Il faut entretenir la foi intérieure. La foi est un trésor qui se partage, nous avons besoin les uns des autres pour comprendre l’appel de Dieu.
  • Ne pas rester seul : affermir sa foi en petits groupes, partage avec d’autres; vie en communauté, en frères et sœurs.
  • Être capable de parler de sa foi. Vivre sa foi dans la joie ; vivre une espérance visible pour les autres.
  • Tenir ensemble la foi et la charité fraternelle.
  • Relire son histoire personnelle pour découvrir l’action de Dieu dans nos vies et en témoigner autour de nous. Conversion personnelle : où en sommes-nous dans notre chemin sur les pas de Jésus ? À prolonger d’une conversion communautaire pour évangéliser les périphéries.
  • Le témoignage donne envie de se mettre en route.
  • Gagner en cohérence entre les paroles et les actes.
  • Croire en la présence de l’Esprit en tout homme.
  • Rejoindre la soif de spiritualité de la société.
  • Répondre aux besoins des paroissiens.
  • Aider l’autre à chercher Dieu, sans chercher à le convertir.
  • Permettre que certains se mettent en route autrement, il n’y a pas de chemin à l’envers pour Dieu. Besoin des autres pour avancer.
  • Nous sommes dans un monde qui évolue très vite ; la forme doit changer, s’adapter, mais le fond (la Vérité de la foi, le Christ est ressuscité) doit rester inchangé.
  • L’Église devrait porter son intérêt en priorité sur tous ceux qui sont en dehors et qui ne connaissent pas Dieu, plutôt que d’être trop fixée sur des messages conservateurs.
  • Réduire l’aspect culpabilité, jugement des sermons ; recentrer sur ce qui est positif, encourageant.

Souffrance : La foi est perçue comme un sujet privé qui n’aurait pas sa place dans un cadre professionnel. La spiritualité chrétienne n’est pas visible contrairement aux autres spiritualités qui s’affichent (méditation pleine conscience, islam, judaïsme…).

  • Favoriser la fraternité en interne pour accueillir les autres, pour une Église ouverte à ceux qui ne sont pas dans le « moule » (personnes seules, handicapées, divorcées, homosexuelles).
  • Rencontrer ceux qui ne sont pas chrétiens, ceux qui se sentent exclus et qu’on ne voit plus, cela est déterminant pour l’Église de demain.
  • Une Église ouverte se mettant au pas du plus petit.
  • Une Église qui ne juge pas.
  • Une Église plus simple, plus fraternelle et plus joyeuse.
  • Joie de relire sa vie avec d’autres à la lumière de l’Évangile.
  • La paroisse doit être un laboratoire de fraternité. Vie religieuse = laboratoire en petit de tout ce qui peut se faire partout.
  • L’importance des mouvements, des équipes, pour vivre une vraie fraternité : lieux d’écoute. Importance des petites cellules fraternelles.
  • Développer en innovant pour plus de fraternité : partage de la Parole, « dimanches autrement », groupes de partage, d’échange, ainsi que des moments festifs et conviviaux (repas partagés) à inventer pour un « esprit de famille » afin de s’entraider à porter les joies et les peines des uns et des autres. Il s’agit d’offrir des lieux de fraternité et de partage, d’avoir des opportunités de nous retrouver et d’échanger en dehors de la messe.
  • Faire communauté en dehors des messes. Mais il faut moins d’entre soi pour plus de fraternité. Attention à l’entre soi !
  • De grandes attentes s’expriment : fraternité, accueil, accompagnement, écoute, place de chacun.
  • Favoriser la convivialité et la vie en communauté, créer des liens, décloisonner. Que les lieux de partage, d’expérience, de convivialité soient largement ouverts aux périphéries, où chacun puisse se sentir à sa place.
  • Il s’agit de se connaître et de se reconnaître. Ce sont les occasions de rencontre qui créent du lien. Besoin d’aménager des espaces de rencontres.
  • Créer une vie fraternelle régulière.
  • Grande expérience de la fraternité dans les rassemblements ou dans les groupes auxquels on appartient.

Souffrances : Le développement de l’individualisme. Manque de temps, de vie fraternelle, de pardon. Souffrance de ne pas se sentir appartenir à un groupe. La fraternité n’est pas suffisamment vécue : les personnes seules ne sont pas assez accueillies. Manque d’accueil des personnes seules, divorcées, homosexuelles… Les personnes qui sont différentes ou qui ont des opinions divergentes, sensibilités différentes, ne se sentent pas intégrées, écoutées, accueillies car « on a toujours fait comme ça ». Une Église qui se replie sur elle-même. Jugements fréquents sur les personnes d’après leur apparence ou leur façon de prier.

  • Ce synode représente un espoir d’écoute des avis de Importance de l’écoute vraie, de la qualité de l’écoute, de la proximité, et de la reconnaissance.
  • Se laisser convertir à l’écoute de l’autre. Besoin d’apprendre à écouter l’autre.
  • Écouter avant de vouloir aider : j’écoute d’abord leur vie. Il y a une véritable écoute lorsqu’il y a proximité physique et du cœur. S’écouter et s’accompagner les uns les autres, importance de l’accompagnement.
  • Les Églises locales devraient être à l’écoute en permanence.
  • Église : mission d’écoute et de dialogue, de compassion et de service dans les quartiers.
  • Église plus proche du vécu, des gens et « non au-dessus des gens ».
  • On est responsable de la bonne marche de la communauté en ayant un bon esprit, en parlant avec délicatesse dans les discussions, en s’écoutant les uns les autres.
  • Capacité à savoir écouter est une aide à la prise de décision.
  • Être plus en dialogue avec la société d’aujourd’hui sur les grandes questions éthiques.

Souffrances : le sentiment de ne pas être écouté, reconnu dans sa spécificité. Besoin de se sentir écouté, consulté, reconnu, entendu et attendu. Il faut davantage de lieux d’écoute. Absence de dialogue et écoute : sectarisme, préjugés.

  • Un enjeu majeur aujourd’hui.
  • L’Esprit saint nous invite à soutenir l’Église dans ce qu’elle vit et à ne pas être des instruments de division.
  • Apaiser les tensions entre les différentes sensibilités (traditionalistes, charismatiques, les deux formes de Communion, etc). Renouer le dialogue avec les traditionalistes. Bienveillance vis-à-vis des catholiques «tradis » attachés à la « forme extraordinaire ».
  • Besoin de se rencontrer sur le Christ. Joie de la Messe = moment de communion car nous prions à l’unisson.
  • Commencer par s’ouvrir à l’Amour de Dieu et à la force de l’Esprit.
  • Nous devons commencer par nous transformer d’abord.
  • Redécouvrir l’humilité. Rester humble et accueillir les points de vue différents. Attitude positive : regarder toujours le meilleur de l’autre et apprendre des autres.
  • Entendre aussi bien ce qui nous réunit et ce sur quoi nous sommes d’accord, que les voix discordantes et même minoritaires.

Souffrances : Conflit entre générations : jeunes plus « tradis » et anciens qui disent : « On revient en arrière. » Les critiques portent atteinte à l’unité des membres : avancer sur le chemin de l’unité avec bienveillance. Dialogue difficile entre les différentes sensibilités dans l’Église. Manque de bienveillance entre chrétiens. Parfois sentiment de manque d’accueil aux sensibilités différentes.

 

  • La paroisse est le lieu ecclésial par excellence pour vivre la fraternité et éprouver la rencontre des différentes sensibilités en Église, pour vivre la communion fraternelle entre prêtres et laïcs.
  • Une paroisse ouverte aux préoccupations des familles, des couples, des École de prière en paroisse et mini retraite.
  • Invoquer l’Esprit Saint pour qu’il conduise la paroisse. S’enraciner dans la prière personnelle et communautaire: guide de la prière mandaté par le curé.
  • Donner une mission à chaque paroissien qui le désire.
  • Instauration d’une journée paroissiale où chaque service/mission est mis en lumière.
  • Les lieux d’engagements sont des espaces où se vit l’Amour du prochain.
  • L’engagement au service des autres, c’est une façon de prier.
  • Le Seigneur entend la prière du monde ; commence par prier avant d’agir ! Que toute la vie paroissiale ne soit pas axée sur la messe (même le dimanche).
  • Formuler un projet pastoral paroissial qui serait animé par des « référents » par clocher.
  • Aller vers un « Pôle eucharistique rayonnant » avec fusion des équipes de chaque clocher (chorales, accueil, servants d’autel, …).
  • Importance du Pôle eucharistique dans le monde rural.
  • Davantage se préoccuper des personnes malades ou isolées en allant les visiter, prendre soin d’elles.
  • Porter la communion aux personnes malades et âgées le dimanche.
  • Aller à la rencontre des personnes isolées, âgées, handicapées, pauvres.
  • Tables ouvertes paroissiales.
  • Vivre des rencontres œcuméniques et avec les autres religions.
  • Rencontrer ceux qui ne sont pas chrétiens = ouverture du regard.
  • La célébration des obsèques est l’occasion de passer un message pour annoncer l’Évangile.
  • Avoir des églises ouvertes et accessibles à tous.
  • Remettre en route les Pardons.
  • Proposer des films suivis d’échanges pour créer des liens en dehors de nos églises. Développer des patronages.
  • Petits pèlerinages paroissiaux.
  • Mieux utiliser le patrimoine de l’Église en direction des jeunes (co-working, logement partagé).
  • Création de maisons d’étudiants, Jeunes pro, comme « Béthanie » au Blosne, ou « Maison des Sacrés-Cœurs » (Vie fraternelle, formation, mission).
  • Développer des logiciels de jeux pour les jeunes avec des découvertes spirituelles.
  • Utiliser les réseaux sociaux, les nouvelles technologies. Proposer des nouveaux supports de découverte de la foi, de la Parole (vidéos, séries, …).
  • Tendre vers une plus grande harmonisation (cohérence) de l’exigence d’accès aux sacrements entre les paroisses.

Accueil :

  • Soigner, améliorer et structurer l’accueil dans les communautés, et au moment des célébrations.
  • Développer l’accueil et la bienveillance. On a besoin de se sentir accueilli et écouté.
  • Développer l’accueil des pauvres, des nouveaux à chaque messe, des jeunes, des familles avec enfants.
  • Accueillir les personnes divorcées et leurs souffrances avec leurs demandes. Accueillir les divorcés-remariés.
  • S’accueillir par-delà nos différences et nos groupes d’appartenance.
  • Accueil des différents courants de spiritualité.
  • Accueillir sans juger, aux moments forts de la vie.
  • Accueillir ceux qui sont de passage, en recherche.
  • Place et accueil des migrants. Apprendre à accueillir.
  • Soigner l’accueil à la messe, avec le sourire. Équipe d’accueil à l’entrée de l’église. Être accueilli, c’est aussi à moi de faire les premiers pas vers les autres.
  • Exercer la miséricorde, le respect, le pardon.
  • De fortes attentes : relations bienveillantes entre générations, accueil et fraternité au sein de la Communauté locale. Donner plus de place aux enfants. Importance de l’accueil notamment au début et à la fin de la messe par les prêtres.

CPP :

  • Rôle important du Conseil Pastoral Paroissial (CPP) : faire connaître les comptes-rendus.
  • Plus de transparence de la part du CPP. Le CPP et le CPAE n’ont pas assez de visibilité ; mieux faire connaitre leur rôle et les personnes qui y participent, ainsi que le Projet pastoral paroissial.
  • Mieux faire connaitre les groupes paroissiaux, leurs missions, leurs membres.
  • Évaluation de chaque groupe en fin d’année pour améliorer le fonctionnement.
  • Partage d’expériences entre Conseils Pastoraux Paroissiaux. Trombinoscope.

Services :

  • Être appelés pour des services : se sentir missionnaires. Être missionnaire : joyeux, ouvert, curieux, partageur, entraînant.
  • Être au service de la mission et non du prêtre (ex : lors d’un changement de curé, pas de continuité).
  • Systématiser les Lettres de mission pour les laïcs engagés dans les paroisses.
  • Les services dans la communauté devraient être confiés avec un mandat limité et une Lettre de mission. Des mandats courts (3/4 ans, renouvelable 1 fois). Non cumul des mandats.
  • Savoir s’engager et savoir laisser sa place. Que chacun prenne sa place ; que pouvons-nous réaliser nous-mêmes ?
  • Être plus humbles dans nos missions. Savoir rester humbles dans nos engagements, et se détacher des notions de pouvoir, d’appropriation des services. Nous sommes trop possessifs de notre mission qui ne nous appartient pas.
  • Parfois, des services d’Église sont des chasses-gardées de certains.
  • Vivre en serviteurs et dans des éléments très concrets.
  • Créer des passerelles entre les services d’une paroisse.
  • Oser appeler aux différents services pour vaincre les peurs ou le manque d’entrain.
  • Que les prêtres et les laïcs n’hésitent pas à appeler individuellement au service, même occasionnellement.
  • Recruter des jeunes dans les services paroissiaux.
  • Utiliser les compétences « professionnelles » de chrétiens engagés au service de l’organisation (média, communication). Il faut aller chercher les compétences.
  • Besoin d’être informé pour participer.
  • Décloisonnement des différents services au sein des communautés paroissiales.
  • Communiquer autour des différents services paroissiaux (liste, panneaux dans les églises…).
  • Donner une mission à chaque paroissien qui le désire.
  • Respecter les dons de chacun dans l’appel au service.
  • Instauration d’une journée paroissiale où chaque service/mission est mis en lumière.
  • Savoir remercier les bénévoles de l’ombre : importance que chacun soit reconnu. Solliciter les copains / dignité cimetière.
  • Catéchistes comme ministres institués.
  • Passer le témoin aux jeunes / Accent sur la catéchèse : jeunes comme avenir de l’humanité.
  • Valoriser les catéchistes. (Des enfants) : Je suis vraiment heureuse quand je prie. Jésus me guide, j’aimerais faire ma première communion. J’adore aller à l’ACE car je m’amuse et je réfléchis mieux à plein de choses, je me rends compte que ma vie est magnifique.
  • Le rôle des écoles catholiques pour la transmission de la foi. Plus de place à l’enseignement religieux à l’école privée. Le caté à l’école.

Souffrance :

  • Souci pour les jeunes baptisés qui ne poursuivent pas à l’adolescence.
  • Les personnes isolées ne viennent pas rencontrer les autres.
  • Des mamans heureuses de demander le Baptême pour leur enfant mais le père ne partage pas cette joie.
  • « Des clans » après la messe.
  • Manque d’accueil.
  • Manque de foi.
  • Communautés rurales isolées.
  • Merci au pape François de nous permettre de nous exprimer librement sur l’avenir de l’Église.
  • Grande attente sur le synode : un souffle de nouveauté, pour aimer et servir le monde avec plus de justice et de liberté.
  • Être ensemble avec l’amour de l’Esprit Saint.
  • Apprendre le « vivre ensemble » au sein de l’Église. Vivre ensemble pour témoigner de notre foi et la vivre avec les autres (Hospitalité diocésaine).
  • Humilité nécessaire pour marcher ensemble.
  • Conversion à l’humilité à l’image de Jésus.
  • Conversion «quotidienne » pour être dans la bienveillance.
  • Synode : lieu d’attention aux pauvres, aux périphéries, aux blessés, aux personnes qui passent inaperçues, à qui on ne propose rien ; on se pose pour réfléchir, se connaître.
  • Synodal, ça prend du temps…. Il faut du temps pour échanger.
  • Chacun est responsable : la foi est toujours en mouvement.
  • Se remettre en cause dans la manière de faire.
  • Apprendre la tolérance, ne pas croire qu’on a toujours raison.
  • Aujourd’hui, ce sont les laïcs qui ont envie de proclamer : « N’ayez pas peur. »
  • Dans la démarche synodale, prêtres et laïcs sont appelés à plus cheminer ensemble.
  • Importance du pasteur pour avancer ensemble.
  • Collaboration prêtres/fidèles est au cœur du « marcher ensemble ».
  • Vivre des temps plus fraternels avec les prêtres afin de mieux se connaître et d’avoir des temps privilégiés qui ne soient pas d’ordre organisationnel.
  • Fraternité entre prêtres et fidèles.
  • Proximité et amitié avec les pasteurs. Pasteurs proches des brebis.
  • Apprendre à se faire confiance.
  • Respecter les règles de la délégation : chacun à sa place et dans son rôle.
  • Nos deux prêtres laissent une grande place aux laïcs (≠ autoritarisme).
  • Temps de prière entre laïcs et prêtres.
  • Avoir des relations simples.
  • Souci d’une plus grande sobriété, avec moins d’apparat et plus de simplicité.
  • Priorité des priorités : repenser la gouvernance. L’Église semble s’organiser à partir de sa hiérarchie.
  • La place des prêtres dans les décisions est trop grande.
  • Donner plus de place aux laïcs : ils ne sont pas encore assez associés aux décisions. On se sent responsables mais non décisionnaires. Notre avis ne va pas être décisionnaire, mais on doit entendre ce que l’on a à dire.
  • Plus de transparence dans l’Église pour les décisions, les finances…
  • Vivre une communauté qui n’est pas pyramidale mais où on marche ensemble hommes et femmes avec des prêtres perçus comme des frères.
  • Rendre les conseils de fidèles des instances décisionnelles.
  • Séparer les pouvoirs sacerdotaux et de gouvernance.
  • Prêtre et laïcs : pas sur le même pied d’égalité.
  • Difficultés parfois de savoir comment les décisions sont prises dans l’Église.
  • Il faut sortir du cléricalisme avec les décisions venant d’en haut : pour cela, il y a besoin de contrepouvoirs.
  • Le pouvoir en Église ne peut être que service. Service vécu comme don de soi.
  • Davantage de partage et de concertation dans les décisions prises en paroisses.
  • Que le message de Jésus soit à la base de chaque décision (en paroisse…).

Souffrance :

  • Le curé gère tout, on ne peut pas le contourner.
  • Dommage qu’il faille que ce soit le prêtre qui fasse tout !
  • Gouvernance en surplomb : pas de participation réelle aux décisions ; aux chrétiens ordinaires les tâches matérielles, aux clercs ordonnés les décisions.
  • Passer d’une Église pyramidale et cléricale à une Église de communauté de base.
  • Le prêtre n’est plus assez près des gens (peur des prêtres).
  • Liberté de parole dans l’Église à améliorer.
  • Une Église où le dialogue est difficile, trop hiérarchique.
  • Peu ou pas de dialogue dans l’Église (collégiens).
  • Mouvements et clergé : deux systèmes à part.
  • Inaction et manque de propositions des paroissiens, d’où le problème de participation.
  • Perception de l’Église comme imposant normes rigides/lois/morale de contrainte/culpabilisation/pas de place pour la différence.
  • Mauvaise image de l’Église (dont son sectarisme).

 Les prêtres :

  • les aider, les soutenir, les encourager, ne pas les épuiser.
  • Parmi les prêtres, normal d’avoir aussi des hommes mariés comme en Orient.
  • Tout ne doit pas reposer sur le prêtre.
  • Danger : solitude de certains prêtres.
  • Mettre en place une gestion des ressources humaines professionnelle dans chaque diocèse ; permettre une écoute extérieure des prêtres en difficultés.
  • Retrouver le « rôle » du prêtre comme pasteur, moteur, « locomotive ».
  • Dégager un peu les prêtres des tâches matérielles.
  • Vivre en frères et sœurs pour faire Église.
  • L’Église, c’est le lieu où l’on peut vivre avec les autres, où un dialogue est possible dans la confiance, la liberté, sans crainte, ce qui est déjà là et qui est encore à travailler.
  • Mon compagnon de route est celui qui est mis par le Seigneur sur ma route.
  • Savoir respecter l’autre, s’accepter malgré nos différences, réfléchir ensemble.
  • Nécessité de parler en vérité et dépasser la peur de dire les choses moins belles.
  • Participation consultative, enquête sur les besoins et désirs des paroissiens.
  • Consulter les paroissiens pour la nomination du curé.
  • Faire de la place, inviter chacun à trouver sa place.
  • Être créatifs et audacieux pour que chacun sente qu’il fait partie de la communauté (personnes en EHPAD, hospitalisées, …).
  • Un EHPAD : ici on ne marche pas vite, mais on a des choses à donner.
  • En fonction du charisme de chacun, le reconnaitre et permettre de mettre ses compétences professionnelles au service de la paroisse.
  • Installer une boîte à idées permanente dans chaque église.
  • Avoir un lieu de discussion continuelle dans l’Église.

Souffrance :

  • Le catholique n’explose pas de joie. Avons-nous des visages de ressuscités ?
  • On ne m’a jamais sollicitée. On ne me prend pas au sérieux (un jeune).
  • Manque de reconnaissance de la part de certains prêtres par rapport aux laïcs qui s’engagent, d’où le découragement voire l’épuisement spirituel par manque d’accompagnement.
  • Difficulté d’accepter les autres et de savoir écouter.
  • Pas assez d’ouverture (les chrétiens restent entre eux).

 

  • L’ampleur des révélations du rapport Sauvé.
  • Confiance ébranlée en l’Église.
  • Choc avec les abus Des « piliers » de paroisse ont exprimé une certaine révolte à la suite des abus.
  • L’Église a déçu, Dieu jamais.
  • Immense perte de confiance dans l’épiscopat et la hiérarchie après le rapport de la CIASE.
  • Aveuglement face à la gangrène des abus : crédit de confiance entamé.
  • Que l’Église reconnaisse ses torts et «violences ».
  • Méconnaissance de la sexualité en tant que réalité humaine fondamentale. P
  • as de confiance dans l’institution Église : trop de situations contraires à l’Évangile.
  • Quel discernement avec les séminaristes ? Importance de la formation des séminaristes.
  • Des lieux de parole et d’échange pour s’approprier le rapport de la CIASE ; aborder le sujet avec bienveillance.
  • Les abus dans l’Église nous aident à avoir une réponse institutionnelle et à donner une place aux laïcs dans la gouvernance de l’Église locale.
  • Faire naître de la blessure profonde du rapport Sauvé une ère nouvelle pour l’Église à laquelle nous tenons.
  • Se nourrir de la Parole de Dieu. Importance de s’enraciner en elle.
  • Besoin de formation pour mieux entrer dans la lecture de la Bible et mieux comprendre les textes bibliques.
  • Besoin d’enseignement biblique et de partages pour découvrir la fécondité de la Parole.
  • Beaucoup de demandes de formation biblique, théologique et spirituelle (retraite, prière), pour les jeunes et pour les Faire découvrir en paroisse les textes du Magistère et réfléchir à leur mise en œuvre.
  • Besoin de mieux comprendre les rites de la liturgie.
  • Formations sur des thématiques actuelles (science et foi, sexualité, bioéthique, …).
  • Le culte ne suffit pas, nous avons besoin de temps d’enseignement, de prière… si possible en dehors des temps de travail.
  • Être formés au combat spirituel. Être formés pour apprendre à se dire les choses en vérité et sans violence.
  • Accroître la compétence et la motivation des bénévoles par des formations.
  • Nécessité d’être mieux formé pour être missionnaire.

Souffrance : Les formations proposées sont peu suivies.

  • Soigner particulièrement les jeunes ménages avec fiançailles, Mariage, Baptême, Parcours alpha, accueil le dimanche…
  • L’éveil à la foi : aller vers les familles avec les enfants de 3-6 ans, une manière de les accueillir.
  • Parler de Dieu avec des mots adaptés aux enfants.
  • Réamorcer la prière en famille.
  • Les familles ont une grande part de responsabilité dans la mission de l’Église.
  • Des familles témoignent du renouveau de la foi de leurs enfants quand ils deviennent étudiants.
  • Une Église ouverte aux préoccupations des familles, des couples et des pauvres.
  • Au moment de devenir parents, les jeunes découvrent une dimension qui les dépasse; c’est un moment propice pour les accompagner.
  • Aider les jeunes parents à évangéliser en leur en donnant les moyens. Proposition de catéchèses pour les parents.
  • Mieux communiquer auprès des familles d’ados avec des propositions pour eux.
  • Mieux valoriser le rôle des grands-parents dans celui de la transmission de la foi ; les accompagner dans ce rôle.

Souffrance : La messe n’est pas attractive pour les jeunes enfants et les parents ont peur que leurs enfants dérangent la prière de la communauté : problème daccueil.

  • Adaptation de l’Église aux réalités de son temps : place des jeunes, place de la femme.
  • Réflexion sur le rôle des femmes et des filles dans l’Église.
  • La place des femmes dans les instances de gouvernance, mais aussi dans l’enseignement théologique, voire la prédication ou le ministère ordonné.
  • La place des femmes de diacres : leur donner un rôle ou les ordonner.
  • Appeler des femmes pour être diaconesses.
  • Souhait de donner plus de place aux femmes dans la gouvernance.
  • La place des femmes est une critique récurrente : parité Homme/Femme dans les responsabilités de laïcs, pour les servants de messe, pour donner la communion, pour le diaconat.
  • Nommer des diacres femmes et hommes.
  • Le rôle des femmes minimisé dans l’Église.
  • Besoin que chacun trouve sa Créer un collège de femmes à côté de la CEF pour participer au dialogue avec la société.

Souffrance : Difficultés face à un modèle très patriarcal.

  • Langage ecclésial perçu comme compliqué voire « élitiste ».
  • Langage Homélie quelquefois difficilement compréhensible. «Jargon » de l’Église difficile à comprendre, « hors sol ».
  • Simplifier le langage, le rendre accessible à tous.
  • Une demande pour un langage plus accessible, des homélies plus simples, faisant le lien avec la vie courante.
  • Église trop compliquée : simplifier le langage biblique, adapter la liturgie à aujourd’hui par un langage plus adapté, plus compréhensible, plus accessible, plus simple.
  • Le langage de la messe est compliqué.
  • Des messes plus accessibles, plus vivantes, plus joyeuses.
  • Un message exprimé de manière plus facile à comprendre pour les nouvelles générations.
  • Rendre plus intelligible le « langage » de l’Église.

4. Que montrent-ils de la réalité actuelle de la vie synodale ? Ombres et lumières, conversions à faire…

Les réponses aux questions 4 et 5 sont tirées des expressions des « ambassadeurs » réunis le samedi 19 mars 2022.

  •  Apprentissage de la synodalité : du dialogue, de l’écoute → joie de la communion. Progresser dans la gratuité des échanges, prendre du temps. Grande richesse des partages en fraternités, même quand la discussion a été houleuse.
  • Comment faire vivre ce style synodal après le Synode ? Comment en faire une dynamique dans nos communautés ? Ce n’est que le début. Apprécier ce qui existe déjà, ne pas baisser les bras. Mettre l’Esprit Saint au centre et grandir dans l’écoute de l’Esprit Saint et des autres.
  • Intéressant de fonctionner en « pyramide inversée ».
  • Vertu de la démarche comme un lieu pour parler. Mise en lumière de la grande diversité des engagements de chacun. Pas évident de s’écouter ; positions un peu extrêmes ; choses refoulées.
  • Il y a eu une joie de l’échange et de la rencontre. La parole était vraiment libre, chacun ayant le sentiment d’être pleinement investi dans sa vocation de baptisé.
  • Joie de partager. Expérience fraternelle de s’écouter, de laisser parler l’autre, de se réjouir de nos différences, sans juger. Invitation à progresser dans l’écoute, à faire silence et à s’ouvrir aux autres.
  • Les « bons pratiquants » n’avaient pas envie de se réunir. On s’est tourné vers les « périphéries ». On les a contactés un à un. Ce qu’ils retiennent : davantage le message du Christ que le message de l’Église.
  • Très difficile de mobiliser les chrétiens en zone rurale ainsi que les jeunes familles, et plus largement de rejoindre les périphéries, en particulier les non-pratiquants.

 Brève reprise générale : Pour cette question 4, il semble important de lire le point 6 sur la « synodalité », dans la question 3, pour percevoir les « ombres et lumières » de la vie synodale. De même, il convient de lire les remontées des points 1 et 3, dans la question 3, pour percevoir des « conversions » explicitement invoquées. Mais d’autres « conversions » sont implicitement mentionnées dans les différents points signalés. Les « souffrances » sont des appels à la conversion pour vivre comme des frères et sœurs dans l’Église de Jésus pour l’évangélisation.

5. Quels ont-été les « rêves, les envies et les désirs » exprimés ? Quels sont les « petits pas » déjà faits ou à faire ?

  • Fraternité : changer notre façon d’être ensemble en Église.
  • Premier pas : recueillir toutes les différences, et attitude de service dans nos Services ou Responsabilités.
  • Travailler à une plus grande fraternité dans l’Église, par-delà les différences et les sensibilités diverses.
  • Développer les fraternités.
  • Créer des équipes d’accueil.
  • Permettre la rencontre des différents Services en Église et permettre la transversalité.
  • Approfondir la démarche de chacun : comment es-tu et pourquoi es-tu chrétien ? Différentes façons de vivre sa foi.
  • Rencontrer les familles : chez « elles ».
  • Droit à la Parole. Écoute. Échange. C’est possible ! L’envie de continuer. Envie d’inviter. Faire participer à tous les niveaux, sans restrictions. Accepter les différences. Ajuster.
  • Mettre en pratique localement les concertations.
  • Continuer à intégrer de nouvelles personnes.
  • Réunion à la maison de personnes hétéroclites. Nombreux échanges. Envie de se revoir. Confiance et profondeur.
  • Diversifier les missions dans l’Église et que chacun trouve sa place. Attention au déséquilibre homme/femme.
  • On ne peut pas marcher ensemble si on ne se connaît pas. Retrouver un esprit de famille dans l’Église, comme les premiers chrétiens : bienveillance, entraide, empathie, partage.
  • Tôt ou tard, il n’y aura plus de curés. Beaucoup d’églises fermées. Ce qui nous semble important : permettre aux gens de se réunir entre eux, même sans prêtre.
  • Associer davantage les laïcs, hommes et femmes, au gouvernement de l’Église, afin que celle-ci se nourrisse de leur expérience au monde.
  • Ouvrir à la communauté le discernement qui conduit aux décisions.
  • Bonne volonté des personnes mais crainte (manque de formation, aller à la périphérie, besoin d’être accompagné).
  • Se retrouver en paroisse à nouveau, séance de formation.
  • Continuer de dialoguer, objectifs concrets dans les projets pastoraux.
  • Souhait d’un synode diocésain.
  • Développement d’un chemin vers l’Eucharistie.
  • Interroger vraiment les paroissiens avec réponses anonymes pour favoriser la liberté d’expression.

Brève reprise générale : Il existe de multiples « petits pas » ici ou là pour vivre une vie synodale dans le diocèse de Rennes, en vue de la mission. La synodalité est explicitement mentionnée dans les règles régissant la composition et la vie des CPP. Dans les remontées, on entend de grands désirs que l’Évangile soit annoncé, l’importance donnée à la prière à l’Esprit Saint pour se mettre à son écoute. Cependant, nul ne sait s’il est docile à l’Esprit. Par contre, le désir de vivre des fruits de l’Esprit selon Ga 5,22-23 peut être un signe de cette docilité. Or, le désir de la foi, de la fraternité, de l’accueil, de l’écoute dans la bienveillance s’est exprimé fortement, comme des signes de cette docilité. Par ailleurs, le livre des Actes des Apôtres précise que l’obéissance théologale assure le don de l’Esprit (Ac 5,32). Ainsi, la vie synodale n’existe qu’à l’intérieur d’une réception libre et filiale de la Révélation de Dieu transmise par la liturgie, la Parole de Dieu et l’enseignement de l’Église. Or, on constate une grande demande de formation sur ces trois points. Ceci encore manifeste un élan de vie synodale, même s’il n’est pas explicité comme tel.