Diocèse de Rennes

Dynamiser sa paroisse par un processus missionnaire

Une des réussites de ce Congrès Mission restera le nombre de participants venus découvrir l’appel à la mission, parfois peu habitués de cette culture évangélisatrice, avec un objectif : rentrer dans sa paroisse avec des nouvelles idées !

En sortant de la table-ronde « La paroisse au 99 brebis retrouvées : utopie ou réalité ? », André a trouvé un début de réponse : « Nous sommes venus à cinq, missionnés par notre curé. Dans notre milieu rurbain, en périphérie de Vannes, c’est très mélangé entre anciens, parfois épuisés, et jeunes familles : comment faire pour les interpeller ? On a trouvé ici des pistes et j’ai compris qu’il fallait qu’on trouve une cohérence dans la mission au départ. Il faut qu’on fasse attention à rester bien en lien avec notre prêtre et qu’on travaille la connaissance des uns et des autres. »

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Les intervenants de cette table-ronde ont effectivement détaillé leurs bonnes pratiques : choisir sa cible (par exemple les familles des enfants scolarisés), prendre le temps de réfléchir ensemble et d’évaluer la progression du projet pastoral, trouver comment intégrer les sacrements à cette nouvelle dynamique… sans nier les difficultés par lesquelles ils sont passé ! Un curé, arrivant dans une paroisse rurale un peu à l’abandon décide de créer des petits groupes. Un paroissien invite des voisins, autour d’une vidéo puis propose un partage. Au bout d’un an, le curé organise la fête des petits groupes. Il pourra ensuite recréer un Conseil pastoral !

Un autre prêtre recommande de « se jeter à l’eau ! Commencez par un projet et le reste suivra. On s’est rendu compte qu’il ne fallait pas tout attendre du diocèse, du curé… mai s’appuyer sur les paroissiens qui ont envie de partager leur foi. »

Un peu partout on souligne l’importance de prendre soin des personnes. Catherine, de Rennes, le confirme : « Quand nous avions des jeunes enfants, on a essayé plusieurs paroisses et on est resté dans celle où on s’est senti accueillis avec nos enfants, à l’époque un peu remuants ! Puis un prêtre nous a invité à faire partie d’un groupe en nous disant « venez et voyez ». Le fait de ne pas sentir de pression au départ a joué. » Vianney, de Montfort-sur-Meu complète : « J’ai entendu qu’il fallait d’abord commencer par prendre soin de nous, des bénévoles. Cette table-ronde me donne envie de trouver des axes de changement pour la paroisse afin de mieux évangéliser. Je me dis que ça va être compliqué mais que tout est possible ! »

« On est venu à 3 de notre paroisse rurale de 13 clochers, annonce André. J’ai fait 2 ateliers sur comment faire grandir notre paroisse. On voudrait dynamiser notre communauté. Déjà nos services ne se connaissent pas assez, il faut qu’on travaille plus ensemble, qu’on améliore aussi l’accueil des gens. Il faut lutter contre le ‘on a toujours fait comme ça !’ et faire que les différentes générations se rencontrent plus : on a besoin de tout le monde ! Je vais proposer au Conseil pastoral de travailler sur ce sujet à partir des éléments récoltés aujourd’hui. »

Parmi ces éléments, la méthode des 5 essentiels : prière, fraternité, formation, service, évangélisation. Cinq piliers bibliques qui doivent se trouver dans tout projet pastoral et qui peuvent se décliner selon les différentes personnes touchées par la paroisse, de la périphérie au plus engagés, les disciples-missionnaires. C’est une des grilles de lecture, trouvée au Congrès Mission, qui peut aider à lancer un chemin de transformation dans une paroisse. D’autres expériences sont partagées, y compris en milieu rural, avec l’apport de jeunes missionnaires. Une démarche patiente, basée sur l’amitié avec les habitants, le service de la paroisse locale et progressivement l’évangélisation en partant de propositions toutes simples mêlant culturel et spirituel.

Des outils existent, facilement partagés sur Internet. Le Congrès Mission a permis en outre de rencontrer ses acteurs et d’être touchés par leur flamme. Après, « nous collaborons à son œuvre… mais c’est Dieu qui donne la croissance ! » témoigne Anne, engagée dans la pastorale des jeunes.

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