Diocèse de Rennes

Qu’est-ce que la diaconie ?

Père Hervé Perrot, aumônier national Secours Catho
Père Hervé Perrot, aumônier national Secours Catholique

Le père Hervé Perrot, aumônier national du Secours Catholique, sera l’invité des 2e Rencontres diocésaines des diaconies paroissiales qui se dérouleront au sanctuaire de Notre-Dame de La Peinière le 19 novembre 2022. À partir des Évangiles et de la vie du Christ, il reviendra sur l’essentiel de ce qui constitue la diaconie. Extraits de l’interview accordée à Maurice Thuriau pour RCF Alpha.

Extrait de l’interview diffusé sur RCF Alpha et publié dans EIV n°345, novembre 2022

Qu’est-ce qu’une diaconie ? Est-ce quelque chose qui compte dans les paroisses ?

Depuis Diaconia 2013 (un rassemblement de l’Église de France – NDLR), beaucoup de choses ont émergé dans les diocèses et des lieux de fraternité se sont mis en route. On a pris conscience que la diaconie était constitutive de notre vie de chrétien, aussi bien personnelle que communautaire. C’est l’ADN de tout baptisé. Tout ne peut pas être délégué à un organisme spécialisé dans « la charité » comme le Secours Catholique, ou Saint-Vincent-de-Paul.

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Vous serez présent lors de la journée diocésaine du 19 novembre. Quels seront les grands axes de votre intervention ?

Mon souhait est de mettre chacun des participants en face de l’Évangile. Si on suit le Christ pas à pas dans les Évangiles, on y voit des gens cabossés, en galère, des gens des périphéries. Donc, si on veut mettre ses pas dans ceux de Jésus, on est obligé, aujourd’hui, de vivre à la manière de Jésus. Il faut donc aller
à la rencontre de ces personnes et, comme dit le Pape au n°198 de La joie de l’Évangile, se laisser enseigner et évangéliser par eux. C’est peut-être se redire ensemble que suivre le Christ c’est mettre au centre les Bartimée d’aujourd’hui pour qu’ils intègrent la communauté et marchent vers Jérusalem.

L’attention aux pauvres est essentielle pour une paroisse ?

Ce doit être au cœur de cette communauté-là parce que si on ne part pas d’eux, on les oublie automatiquement. Cela doit donc faire partie de son identité avec la liturgie, la Parole de Dieu et le sacrement du frère.