Semaine 5 : Un appel à agir concrètement et résolument, en se soutenant les uns les autres

Depuis le début de ce parcours de carême « Soyons des artisans de la conversion écologique », nous avons cherché à fonder et fortifier les motivations d’entrer dans cette démarche, mais bien sûr la conversion écologique ne se conçoit pas sans mise en œuvre concrète. On veut aller vers une vie plus écologiquement soutenable. Mais comment s’y prendre concrètement ? Par où commencer ?

Pour cela, il faut se mettre en projet, se donner des objectifs sérieux, clairs et substantiels. Il faut aussi savoir s’appuyer sur des propositions qui existent, venant de mouvements chrétiens ou d’autres organisations œuvrant pour le bien de tous. Pas besoin de réinventer la roue ! Et surtout, il ne faut pas rester seul.

« On répond aux problèmes sociaux par des réseaux communautaires, non par la simple somme de biens individuels » (Laudato Si’ 219)

La dimension collective de l’action est indispensable, en effet ; d’une part, car elle concerne le bien commun et vise justement à créer des liens ; et, d’autre part, car l’entraide et le soutien d’un groupe permet de s’enrichir mutuellement et de rester motivés dans la durée grâce aux relations fraternelles tissées. Par exemple, si je fais le choix d’aller au travail à vélo, je ne tiendrai peut-être pas très longtemps sans l’entraînement d’un petit groupe.

Pour ces raisons, une forme privilégiée consiste à créer des groupes locaux d’« artisans de la conversion écologique ». C’est à cette échelle humaine, au travers de relations de confiance, d’une écoute et de conseils bienveillants, de moments de convivialité qu’une dynamique peut germer et donner de beaux fruits.

« Étant donné l’importance de ce qui est en jeu, de même que des institutions dotées de pouvoir […], nous avons aussi besoin de nous contrôler et de nous éduquer les uns les autres. » (Laudato Si’ 214)

Incroyables comestibles près de l’église Saint Hélier à Rennes

Les domaines d’action sont variés. Ils concernent tout à la fois nos modes de vie (alimentation, transport, habitation, pratiques de consommation, …), notre rapport direct à la terre et à la nature (jardinage, balades en nature, …), nos activités associatives ou paroissiales, nos choix professionnels, nos engagements associatifs ou politiques, l’éducation des enfants, la vie spirituelle etc.

« Il y a tant de choses que l’on peut faire ! » (Laudato Si’ 180)

Les initiatives auxquelles on peut se rattacher ou qui peuvent inspirer notre action sont nombreuses. Citons, par exemple : les Conversations Carbone, le Mouvement Colibris, les Familles à énergie positive, le mouvement de la Transition, les Incroyables comestibles, l’association Slow Food ou encore Alternatiba.

Dans le monde chrétien, on peut nouer des contacts grâce à l’Annuaire chrétien de l’écologie. Et, dans nos communautés, on peut s’impliquer dans la mise en place du label Eglise verte.

Alors, dans nos quartiers, dans nos communes, nos paroisses, nos communautés, nos écoles … retrouvons-nous à 5 ou 10 personnes et mettons-nous en route !

Et pour terminer ce parcours, admirons les mines réjouies du pédibus de Malonne !

Retrouvez ici l’article de la 4ème semaine : Une démarche pleinement porteuse de sens.