La Parole de Dieu du 13 décembre 2020 méditée par… saint Grégoire le Grand

Saint Grégoire le Grand (v. 540 – 604)

Pape (64e) de 590 à 604 – Docteur de l’Église

 

L’humilité de Jean Baptiste nous est enseignée dans l’Évangile. Certes, sa vertu et son mérite étaient assez grands pour qu’on le prenne pour le Christ. Mais Jean préféra rester aux yeux des gens ce qu’il était, plutôt que s’élever vainement dans l’opinion au-dessus de ce qu’il était. Sans doute, en disant : Je ne suis pas le Christ (Jean 1 20), en niant nettement ce qu’il n’était pas, il ne nia nullement ce qu’il était.

Ainsi, disant sincèrement la vérité, il est devenu membre de Celui dont il a refusé d’usurper le nom. Ainsi, parce qu’il n’a pas voulu prendre le nom du Christ, il est devenu l’un des membres de Jésus Christ.

En reconnaissant en toute humilité son humble condition, il a mérité de participer à la grandeur de son Maître. S’il nie même qu’il soit le prophète Élie en personne, il lui est donné non seulement d’annoncer la venue du Sauveur, mais de le montrer présent, lui qui déclare aujourd’hui ce qu’il est : Je suis la voix qui crie dans le désert (Jean 1 23). Vous le savez, le Fils unique de Dieu se nomme le Verbe, c’est-à-dire la Parole du Père. Or, vous le savez aussi d’expérience : quand on parle, la voix résonne avant que la parole soit entendue. Ainsi, Jean peut-il affirmer qu’il est la voix, lui qui précède le Verbe, la Parole.

Il vient avant le Seigneur, comme une voix car, par son ministère, le Verbe, la Parole de Dieu, se fait entendre aux hommes. Et c’est au désert qu’il crie, car il annonce au pays de Juda, abandonné au désert depuis si longtemps, que vient la consolation de son Rédempteur.

Comme, par sa naissance, il a prévenu celle du Seigneur, il prévient, en baptisant, le baptême que va donner le Christ après lui. Comme il a été son précurseur par sa prédication, il l’est aussi par son baptême, simple figure du sacrement. Et il annonce un mystère : le Christ, inconnu parmi les hommes !

L’humilité de Jean Baptiste nous est enseignée dans l’Évangile. Certes, sa vertu et son mérite étaient assez grands pour qu’on le prenne pour le Christ. Mais Jean préféra rester aux yeux des gens ce qu’il était, plutôt que s’élever vainement dans l’opinion au-dessus de ce qu’il était. Sans doute, en disant : Je ne suis pas le Christ (Jean 1 20), en niant nettement ce qu’il n’était pas, il ne nia nullement ce qu’il était.

Ainsi, disant sincèrement la vérité, il est devenu membre de Celui dont il a refusé d’usurper le nom. Ainsi, parce qu’il n’a pas voulu prendre le nom du Christ, il est devenu l’un des membres de Jésus Christ.

En reconnaissant en toute humilité son humble condition, il a mérité de participer à la grandeur de son Maître. S’il nie même qu’il soit le prophète Élie en personne, il lui est donné non seulement d’annoncer la venue du Sauveur, mais de le montrer présent, lui qui déclare aujourd’hui ce qu’il est : Je suis la voix qui crie dans le désert (Jean 1, 23). Vous le savez, le Fils unique de Dieu se nomme le Verbe, c’est-à-dire la Parole du Père. Or, vous le savez aussi d’expérience : quand on parle, la voix résonne avant que la parole soit entendue. Ainsi, Jean peut-il affirmer qu’il est la voix, lui qui précède le Verbe, la Parole.

Il vient avant le Seigneur, comme une voix car, par son ministère, le Verbe, la Parole de Dieu, se fait entendre aux hommes. Et c’est au désert qu’il crie, car il annonce au pays de Juda, abandonné au désert depuis si longtemps, que vient la consolation de son Rédempteur. Comme, par sa naissance, il a prévenu celle du Seigneur, il prévient, en baptisant, le baptême que va donner le Christ après lui. Comme il a été son précurseur par sa prédication, il l’est aussi par son baptême, simple figure du sacrement.

Et il annonce un mystère : le Christ, inconnu parmi les hommes !

 

galet