La Parole de Dieu du 20 décembre 2020 méditée par… Sainte Catherine de Sienne

Catherine de Sienne. Par le cercle du Maître de Perea. Fin du XVe siècle. Musée de la cathédrale de Segorbe (Espagne)

Sainte Catherine de Sienne (1347- 1380)

Religieuse dominicaine, Docteur de l’Église

 

Marie, tu es la tige nouvelle qui a produit la Fleur (cf. Isaïe 11, 1) dont le monde a été embaumé, le Verbe, engendré de Dieu. C’est en toi, terre féconde, que ce Verbe a été semé.

Marie, vase d’humilité, en qui a brûlé la lumière de la science véritable, lumière qui t’a élevée toi-même au-dessus de toi, au point de charmer le regard du Père éternel. C’est par cette lumière, par le feu de ton amour, par la douceur même de ton humilité, que tu as attiré à toi et vers nous, que tu as fait descendre en toi Dieu en personne, lui qui déjà était poussé à venir à nous, par le feu très ardent de son amour.

Grâce à cette lumière, ô Marie, tu n’as pas péché par indiscrétion ; mais tu t’es avérée prudente. Par ta prudence, tu as voulu savoir de l’ange comment pourrait s’accomplir ce qu’il t’annonçait.

Ne savais-tu pas, en effet, que tout était possible à Dieu ? Si, parfaitement. Mais pourquoi dire alors : Je ne connais point d’homme (Luc 1, 34) ?

Ce n’était pas la foi qui te manquait, c’était ton humilité qui te faisait te regarder comme indigne d’un si grand prodige. Tu ne doutais pas que la puissance de Dieu puisse le réaliser. Marie, tu étais troublée par la parole de l’ange venu vers toi. D’où venait ce trouble ? De la peur ? Il ne semble pas : à la lumière même de Dieu, il me semble que c’était plutôt l’admiration que la peur qui te rendait si émue.

Qu’admirais-tu donc, ô Marie, sinon l’immense bonté de Dieu qui éclatait en toi ? Te regardant toi-même, tu te jugeais indigne de cette grâce, et tu en demeurais stupéfaite. Mais tu restais sans crainte, dans l’unique admiration de l’immense amour de Dieu, au regard même de ton humble condition.

 

 

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