Eglise Saint Paterne de Louvigné de Bais

Eglise Saint Paterne Louvigné de Bais

Visiteurs

Nous sommes heureux de vous accueillir et nous allons vous aider dans la visite de notre église de Louvigné de Bais.

L’édifice que vous allez visiter est de style gothique flamboyant et date en majeure partie du XVIe siècle. Seul vestige de l’église romane primitive du XIIe siècle, une petite chapelle, au nord du chœur est agrémentée d’une fenêtre trilobée.

Dédiée à Saint Paterne évêque de Vannes, dont la statue de bois est adossée à un pilier de la nef.

L’église fut commencée en 1 536 et sa bénédiction eut lieu en 1 548.

Les travaux ne concernent alors que le chœur, la nef et les 2 chapelles de N.D. du Rosaire et N.D. de Pitié.

Les collatéraux furent érigés plus tard :
1 562 pour celui du nord
1 760 pour celui du sud.
Le clocher, quand à lui, il date de 1 760.

En entrant à votre gauche, vous trouverez les fonts baptismaux.

Œuvre du marbrier Etienne DUVAL et posés en 1 782, ils sont surmontés d’un baldaquin à 4 volutes et entourés d’une grille et fer forgé.

Ils sont classés Monuments Historiques.

Le sol de l’église est pavé de tommettes en terre cuite et l’allée centrale pour monter au choeur dessine une croix de schiste noir.

Aux deux bras de cette croix se trouvent deux pierres tombales de granit sculpté où les inscriptions sont pratiquement effacées.

Les voûtes sont couvertes de lambris de bois.

Le maître – autel fut érigé à la fin du XVIIe siècle.

C’est un tombeau de marbre noir décoré d’un agnus dei et surmonté d’un retable en bois doré à trois miroirs.

C’est probablement le plus ancien autel à miroirs du département (classé M.H.)

Le dosseret de l’ancienne chaire — christ en majesté de bois doré — a été remplacé au-dessus de la chaire actuelle.

Quatre anges adorateurs se trouvent à la croisée du transept.

Dans les collatéraux, vous remarquerez, à droite, l’autel N.D. de Pitié.

Il est surmonté d’une piéta en terre cuite de style baroque, datée de 1 785 ; elle est l’oeuvre de Pierre Taveau, artiste rennais (classé M.H.)

L’autel du Rosaire, à gauche, est adossée à une voûte en berceau partiellement et agrémentée d’une arcature évidée à l’intrados où s’enroule une vigne avec feuilles et grappes, et un lierre.

Cet autel (classé M.H.) est en pierre et marbre et date de 1 563.

Les écussons des Parthenay d’argent à la croix pattée de sable) et des Le Vayer (losangé d’or et de gueules) somment cet autel jouxté de la statue de bois d’un évêque de Rennes (classé M.H.)

L’autel N.D. de Pitié est orné de plusieurs belles statues de bois et d’une très ancienne statue de Saint Sébastien (XIIe et XIIIe siècle) lequel était invoqué pendant les épidémies de la peste.

Passons maintenant aux vitraux de notre église.

Etudiés de très nombreuses fois, ils retiendront particulièrement votre attention par la qualité de leur travail dû en majeure partie à Gilles De La Croixvallée et son successeur Guyon Collin.

Côté Nord
Le premier vitrail près de l’autel du Rosaire, présente un thème remarquablement bien développé.

La vie de la Vierge en 9 tableaux. Dû à Pierre Symon de Fougères et exécuté en 1 554, ce vitrail est d’une facture très soignée.

Nous y retrouvons les armes des Le Vayer à droite et à gauche ainsi qu’au centre dans l’écusson mi-parti des Le Vayer et des Parthenay.

La splendeur de ce vitrail (en particulier les bleus et les verts) vous apparaîtra parfaitement le soir, lorsque le soleil est à son couchant et que ses rayons illuminent la verrière (Classé M.H.)

Le second vitrail, daté de 1 567 représente la descente aux enfers ou Rédemption.

Adam et Eve, accompagnés de quelques personnages, les justes, sont appelés par le Christ alors que les démons les regardent partir.

Il porte les armes des D’Epinay(d’argent, au lion coupé de sinople et de gueules, armé, couronné et lampassé d’or.)

Ce vitrail est classé M.H.

Le troisième vitrail, daté de 1 568, retrace la vie de Saint Jean-Baptiste, depuis l’annonce de sa naissance à Zacharie dans le temple, jusqu’à sa mort .

Il porte les armes des De Poix(écartelé, aux 1 et 3 d’or à un vol élevé de gueules, aux 2 et 4 de gueules à la bande d’argent accostée de six croix tréflées posées 3 et 3) , les armes des Le Senechal (d’azur à neuf macles d’or), et les armes des D’Epinay ( classé M.H. )

Côté Sud
Le vitrail Saint Joseph date du XXe siècle.

Le second vitrail représente la Transfiguration du Christ, il est de 1 544.

Placé à l’origine au chevet, à la place de l’actuelle crucifixion, les donateurs, Guy D’Epinay et sa femme Louise De Goulaine, y figurent.

Ces portraits ont été vraisemblablement très modifiés par leurs restaurations successives. (classé M. H.)

Le troisième vitrail est celui de la Résurrection.

Il fut posé en 1 542 et c’est le plus ancien de l’église. Issu, avec la transfiguration de l’atelier de Gilles De La Croixvalée, le style y est sobre et sans artifice, caractéristiques identiques que nous retrouvons dans la Rédemption, oeuvre de Guyon Colin, successeur du maître verrier vitréen. (classé M.H.) .

A l’extérieur, vous remarquerez que l’architecture présente une grande diversité de motifs surtout la façade nord terminée en 1 563.

La porte nord est une porte renaissance surmontée d’un fronton triangulaire et d’un oeil de boeuf.

L’architecture de la façade sud, terminée en 1 761, est plus simple. On y voit un cadran solaire de 1 770.

Le clocher se compose d’une tour carrée à 3 étages et fut construit par Forestier le jeune en 1 760.

Il est peu élevé et sommé d’un dôme surmonté d’une flèche.

La troisième cloche actuelle fut fondue sur place en 1 539 ou 1 540.

En sortant de l’église que vous venez de visiter, n’omettez pas de vous diriger vers l’ancien cimetière du Bourg Joly.

Vous pourrez y admirer la chapelle Saint JOB qui renferme un magnifique retable de 1671.

La rue que vous venez de prendre possède au fond de l’impasse de la Cour Dorée, une jolie maison dont la porte est surmontée d’une archivolte et d’un personnage sculpté tenant un monogramme ; selon la tradition, cette maison aurait été la demeure des architectes de l’église, les Babin, comme tend à le faire croire les L et B. du monogramme.

A gauche de la même rue, vous remarquerez une assez importante maison du XVIII ème siècle qui possède, au-dessus de la porte d’entrée, une pierre sculptée avec les initiales de son propriétaire et de sa femme : 1776.

Nous espérons que vous avez apprécié les monuments de notre petite ville et nous vous remercions de les avoir visités.

Saint-Goulven près La Peinière

Presbytère: 2, rue du Souvenir
35220 Châteaubourg
Maison paroissiale: 4, rue du Souvenir
35220 Châteaubourg
Tél. : 02.99.00.30.81
Mél. : doyennedechateaubourg@orange.fr