Dimanche 14 juillet : l’histoire du bon Samaritain

L’histoire du Bon Samaritain racontée par Jésus n’est pas seulement une histoire de charité et d’altruisme. C’est aussi et surtout une catéchèse, un enseignement sur Jésus envoyé par Dieu pour guérir et sauver tous les hommes. Voyons comment.

L’homme qui descend de Jérusalem à Jéricho et qui est dépouillé de tout par des bandits, c’est l’image de l’homme dépouillé de la grâce et de l’amour de Dieu, après le péché originel.

Le Bon Samaritain qui se penche sur le blessé de la route et qui vient à son secours, c’est Jésus lui-même. Comme le Samaritain de l’évangile, Jésus est saisi de compassion pour notre humanité blessée par la haine et la violence de ce monde. Jésus est vraiment le Bon Samaritain d’une humanité qui souffre et qui meurt. « Venez à moi, dit Jésus, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. » (Matthieu 11, 28)

Le Bon Samaritain de l’Evangile soigne les plaies du blessé avec les remèdes de l’époque. « Il s’approcha, nous dit le texte, et pansa ses blessures en y versant de l’huile et du vin. » L’huile et le vin versés sont les symboles des sacrements utilisés par l’Eglise pour secourir les chrétiens en difficulté. L’huile versée évoque ici l’huile sainte utilisée pour le sacrement des malades. Le vin répandu sur les plaies évoque le vin de la messe qui devient Sang du Christ et qui nous rachète et nous purifie de tous nos péchés.

Après avoir soigné le blessé de la route, le Bon Samaritain le conduit dans une auberge pour qu’il puisse se reposer et prendre des forces. Cette auberge qui accueille l’homme blessé et dépouillé de tout, c’est l’Eglise. L’Eglise fondée par Jésus est l’auberge où chacun de nous peut se reposer. L’Eglise n’est pas seulement une institution hiérarchique avec ses lois et ses décrets, mais elle est avant tout un oasis de paix et de réconfort. « L’Eglise, dit le pape François, doit être un lieu de miséricorde gratuite, où tout le monde peut se sentir accueilli, aimé, pardonné et encouragé à vivre selon la bonne vie de l’Evangile. » (La Joie de l’Evangile, n° 114)

Père Gilles Pajot