Bienvenue à la Paroisse Saint Tugdual du Linon

Nous avons le plaisir de vous accueillir sur le site de notre paroisse.

Cette paroisse est composée de 6 communautés chrétiennes locales situées au sein de la « Bretagne Romantique » :

  • Plesder : église Saint-Martin de Tours
  • Pleugueneuc : église Martyr Saint-Etienne
  • St Domineuc : église Saint-Docmaël
  • St Thual : église Saint-Tugdual
  • Tréverien : église Saint-Pierre Apôtre
  • Trimer : église Saint-Amand

Au service de la paroisse Saint Tugdual du Linon :

Curé : P. Gérard Prioul

Trésorier : M. Paul Landais

Laïcs en Conseil pastoral paroissial : M. Christophe Baot, Mme Maud Beaussier, Mme Marie-Hélène Careil, M. Jean-Pierre Guérin, Mme Arlette Journé, M. Jérôme Masson, Mme Jacqueline Pelotte, M. Louis Regeard, Mme Sabine Verachotkrerkrai, Mme Marie-Annick Villalon

 Saint Tugdual du Linon

Contact :
Presbytère de la paroisse
11 chemin des dames
35190 Saint Domineuc
Tél : 02 99 45 21 21
Mail : paroisse.st-tugdual-du-linon@wanadoo.fr

Qui est St Tugdual? 

La jeunesse et l’émigration

On pense que Tugdual est né vers 490. Tout jeune, il est confié au monastère de Llantwitt, fondé par Iltud, disciple de Germain d’Auxerre. Là, il se prépare à la vie religieuse.

Agé d’environ 25 ans, il franchit la mer en compagnie de sa famille et d’un grand nombre de laïcs. Sans aucun doute, ce voyage s’insère dans l’exode qui jusqu’à la fin du VIe siècle entraîne des Bretons d’outre-Manche vers notre continent. Ces émigrés débarquent dans le petit havre de Ploumoguer, près du Conquet, où ils y fondèrent un premier établissement, qu’on appela : Lann-Pabu.

Le monastère devient très vite florissant, les disciples viennent nombreux se ranger sous les ordres du saint abbé.

Le missionnaire

Mais l’heure est venue pour Tugdual d’élargir sa mission, d’étendre son apostolat. Peut-il négliger ses compatriotes établis en si grand nombre sur le territoire de la Domnonée ? Il ne le croit pas. Il veut connaître leurs besoins, se rendre compte de leur situation religieuse, propager parmi eux l’institut monastique et répandre là où il en est encore besoin, la vérité chrétienne.

Tugdual prend avec lui les plus zélés de ses disciples et quitte Lann-Pabu. Il sème partout la parole de Dieu, prodiguant les miracles et multipliant les conversions. Les princes qu’il convertit lui manifestent leur reconnaissance en lui donnant des domaines et des revenus qui lui servent à fonder et à doter des monastères.

Peu à peu Lann-Pabu essaime ainsi sur tous les points de la Domnonée.

Fort de la protection de son cousin, le roi Déroch, Tugdual parcourt tour-à-tour le Pou Castel (archidiaconné de Pougastel), le Pou Ker, le Trégor, le Goëlo et le Penthièvre qui devaient former l’évêché de Saint-Brieuc, le Poudouvre ou pays de Saint-Malo, le Racter, au sud de Dol, traversant ainsi toute la Domnonée jusqu’au Couesnon. Le souvenir de son passage en ces deux derniers cantons nous est conservé par la paroisse de Saint-Lunaire, appelée jadis Pontual, et par celle de Saint-Thual, près d’Evran.

Le fondateur de l’abbaye de Val-Trégor

Il est pourtant un point de cette région qui fut l’objet des prédilections du grand missionnaire : c’est le pays de Trégor. Là il fonde son grand monastère du Val-Trégor, en breton Traoun-Trécor, aujourd’hui Tréguier. La situation agréable de la ville qui s’élève en amphithéâtre au fond d’un golfe où deux rivières viennent confondre leurs eaux, contribue peut-être à fixer le Saint en ces parages. Bientôt, les chrétiens accourent en foule au couvent, heureux de recevoir les leçons de Tugdual, de suivre ses exemples et de l’aider dans l’accomplissement de sa mission.

L’évêque

Toutes ses fondations s’étant relativement vite développées, Tugdual juge prudent d’aller jusqu’à la cour du roi de Neustrie, Childebert, pour prendre des garanties sur leur avenir. C’est un ami, Aubin, Vannetais devenu évêque d’Angers, qui l’introduit. L’accueil est des plus favorables. Il obtient tout ce qu’il désire comme assurances ; et il s’apprête à repartir quand surviennent des délégués du Trégor informant Childebert que le peuple réclame Tugdual comme évêque. Ce territoire était auparavant régi par un évêque qui résidait à Coz-Yaudet et qui venait de mourir. Sans doute, la chrétienté qui se développe éprouve-t-elle simplement le désir d’une hiérarchie ecclésiastique, en ayant comme d’autres clans bretons un moine-évêque. En dépit de ses protestations, Tugdual doit se plier à la volonté des fidèles et devient évêque en 532.

La dignité nouvelle qu’il vient de recevoir ne fait qu’enflammer le zèle de l’apôtre. Aussi travaille-t-il à multiplier les monastères, qui sont aux points de vue matériel, intellectuel et religieux, les centres naturels de la vie régionale, qui projettent sur toute la région la lumière de la science et de la vérité chrétienne.

Les derniers jours de Tugdual

Tugdual gouverne encore son monde pendant quelques années. Il consacre les derniers instants de son existence à fortifier les bonnes dispositions des fidèles et à former ses disciples bien-aimés.

Pressentant la fin, il propose Ruellin comme successeur. Il meurt le 30 novembre, probablement de l’an 553.

Une partie de ses reliques sont à Tréguier où elles sont réunies à celles de Saint Yves dans une châsse de bronze doré, offerte par Monseigneur de Quélen, archevêque de Paris. Union touchante et éloquente ! Saint Yves et Saint Tugdual sont bien les deux frères apôtres du Trégor, les deux grands Saints qui ont fécondé ce sol de leurs sueurs, qui ont représenté en ce pays les deux grandes vertus apostoliques : la foi et la charité…

Représentations

Saint Tugdual est souvent représenté avec une colombe. C’est ici qu’intervient la belle légende du seul pape breton qu’il y eut jamais. Tugdual arrive en la ville éternelle, juste comme on est en train d’enterrer le pape. Il assiste aux obsèques et, au moment où tout le clergé et le peuple romain s’assemblent pour l’élection du successeur, une colombe blanche, symbole de la blancheur de l’âme, descend sur la tête de Tugdual.

Le peuple y voit un signe divin et l’élit unanimement : « Leo V Papa Britigenus »…

Au bout de deux ans de suprême pontificat, un cheval blanc se présente à Tugdual et le ramène d’une traite à travers les airs jusqu’à son siège de Tréguier.

Le culte de saint Tugdual à travers la Bretagne

Saint Tugdual n’est qu’une des formes du nom : il y en a bien d’autres : Tudal (Landudal), Saint-Thual (I. & V.), Tual, chapelle St Oual à Loctudy. Et les « Pabu » : Saint Pabu, Trébabu, Pabu, Lanbabu.

Quantité de paroisses bretonnes lui sont vouées : Tréguier, Combrit, Grandchamp, Lababan, Langoat, Plouray… ; et des chapelles à Bégard, Brélidy, Erquy, Gurunhuel, Loguivy-Plougras, Plestin, Plouaret, Plougasnou, Plougonver, Plouhinec, Plonévez-du-Faou, Prat, Plounévez-Moëdec, Pommerit-Jaudy, Quimper-Guézennec, Saint-Guen, Trébrivan, Senven-Léhart…

Source : ancien site de l’évêché de saint Brieuc