Edito

Inventer d’autres chemins

C’est l’appel de notre pape François. Il nous avait intrigué par sa « Sortie », aller à la périphérie, monter un hôpital de campagne. Voilà que cet appel revient dans la voie de nos évêques « Inventer d’autres chemins » et par la voix du « petit machin » le coronavirus. Nous sommes aculés à prendre « un autre chemin » en vie sociale : voisinage, quartier, entreprise, vie associative….
La mafia et internet seraient-ils les seuls à tirer leur épingle du jeu de cette crise sanitaire ?

La foi fait prendre d’autres  chemin pour rencontrer Jésus. Regardez ce que saint luc nous décrit. Des amis avec un paralysés. Ils ne peuvent approcher Jésus. Ils vont monter sur un toit, descendre leur ami en civière au pied de Jésus. Avons nous pris le temps de réfléchir et prier pour « inventer ». Comme les amis de l’évangile (Luc 5, 17-25)
La sainte Vierge Marie est venue nous revoir à Pontmain le 9  aout derrière un cheval. Tapez M de Marie sur internet, de nombreuses vidéos sont en ligne.
Elle nous a visité  et étendu cette sa visite à des centaines de paroisses. Des jeunes parents Alix et Benoit sont venus en vélo de Blois nous visiter avec leurs trois enfants (3 mois à 5 ans). Rencontre de foi émerveillée. Invitation à visiter à notre tour dans l’inattendu, à prier sans cesse Marie : « les 3 Ave Maria ».

Des scouts avec Yolande ont été hébergés à Saint Sulpice.  Partage de foi, comment cela va-t-il se faire ?  Comment inventer d’autres chemins pour la catéchèse ? Trop d’anciens se désolent, c’est comme ça : cela ne les intéresse pas !

Inventer d’autres chemins en catéchèse. La catéchèse « obligatoire », un peu livresque comme un cours, pour faire la communion ou la profession de foi, dans un monde incroyant donne t’elle l’enthousiasme ?  On a fait le truc et on s’en va.. Les dynamismes profonds ont-ils été sollicités ? Faire, agir, construire, participer… « Mets- toi là petit et écoute les anciens chanter »…. ! Quel est le dynamisme de l’enfant ? Faire. « Oh moi je fais ! »dit le tout petit.

Comment inventer d’autres chemins en liturgie alors que la « messe ne semble plus un chemin d’entrée » pour de « nouveaux venus ». Que nos communautés ne « sonnent plus » le dimanche…Que l’amitié ne résonne plus dans l’après messe…. Quel chemin d’accueil et de consolation dans nos quartiers et communautés locales ?

Inventer d’autres chemins en musique ? Il y a un répertoire de « merveilleuses polyphonies », il y a aussi un répertoire qui «baigne l’âme », l’ensemence d’une présence divine… Ne faut-il pas un équilibre ?  Pourquoi les mêmes ados qui pleurent de joie et se confessent à Taizé ou Paray, fuient-ils nos communautés… ? Pourquoi les pauvres, les étrangers n’ont-ils pas le droit aussi à leur musique en paroisse ?

Inventer d’autres chemins dans les sacrements ? Un accueil pour le baptême dans la communauté où l’enfant sera baptisé…et pas seulement 5 mn en fin de messe ?
Inventer d’autres chemins pour le mariage ? Pour l’au-revoir des obsèques ? Pour nos visites des malades… pour l’hôpital….Avons-nous pris un brancard pour porter  la foi là ou ne pouvions pas passer ? Sommes-nous montés sur le toit ?
Prions, supplions, interrogeons, allons explorer… Comme  Dieu dit à Moïse dans l’exode .
« Envoie des hommes explorer le pays de Canaan que je donne aux Israélites…. Ils leur firent un rapport, ainsi qu’à toute l’assemblée, et ils leur montrèrent les fruits du pays » Livre des Nombres, 13. Il a de nouveaux fruits à chercher, bon chemin pour les trouver.      Père Jean

 


Marie nous dit, « Mais priez donc, le temps de la ‘mission’ est revenu ! »

Que demande la « Mission » ?  Un peu d’amour vrai pour l’Église, comme reflet de l’amour pour le Christ. Prenez votre responsabilité de disciple-missionnaire « comme si tout dépendait de vous, sachant qu’en réalité tout dépend de Dieu » (Saint Ignace de Loyola). Ayez la promptitude et la disponibilité de Marie. Lorsqu’elle est allée voir Elisabeth, Marie n’a pas agi à titre personnel : elle est allée en tant que servante du Seigneur Jésus qu’elle portait dans ses entrailles. Elle n’a rien dit d’elle-même, elle n’a fait que porter le Fils et louer Dieu.
Mais elle n’a pas perdu de temps, elle est allée en toute hâte pour assister sa parente. Elle nous enseigne cette disponibilité, cette promptitude, cette hâte de la fidélité et de l’adoration. « Lettre de notre Pape François du jour de l’Ascension 2020 ».
La Mission à laquelle nous sommes appelés, prolonge « l’incessante sortie » à notre rencontre de notre Dieu (il crée, s’incarne, se répand par l’Esprit-Saint, nous attend-parousie-). Notre mission si elle veut être fidèle se doit « d’essayer de nouveaux chemins ». La pandémie a obligé le monde à se mettre à genoux dans l’expérience du vide et à prendre un autre chemin : distanciation, confinement, soin, déconfinement, renouvellement de vie. Cette pandémie est aussi une tempête qui s’abat sur la barque Eglise. Elle l’invite à prendre de nouveaux chemins comme Marie : promptitude pour porter le Fils et louer Dieu, en toute hâte assister frères et sœurs en humanité, prendre soin du monde avec tendresse, vivre la gratitude mutuelle (Magnificat). Un beau programme de vacances, un projet de rentrée. Un programme à la mesure de la vie divine qui nous est proposée. C’est le seul but du voyage : vivre Dieu en Lui, en nous et autour de nous !

Bel été dans l’espérance.  Père Jean

 


Comment faire du confinement – expérience du vide – une expérience de « Paix » … ?

« La paix soit avec vous » (Luc 25,45)
C’est la première parole de Jésus Ressuscité à ses disciples enfermés portes closes, confinés dans la peur : « La paix soit avec vous ».

L’expérience du vide traversée, comprise, offerte à Dieu peut devenir en nous un chemin de Paix dans nos profondeurs du cœur. Jésus a vécu cette expérience du vide absolu :  il est devenu passeur de paix. Ce n’est pas une phrase banale, c’est le don de la Paix du Christ à toute l’humanité. La paix de Dieu nous est donnée… Lorsque Jésus dit à ses disciples « La paix soit avec vous », il passe à toute l’humanité une expérience de paix unique et conquise.
« Pendant les jours de sa vie dans la chair, il offrit, avec un grand cri et dans les larmes, des prières et des supplications à Dieu qui pouvait le sauver de la mort, et il fut exaucé en raison de son grand amour. Bien qu’il soit le Fils, il apprit par ses souffrances l’obéissance et, conduit à sa perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel (Hébreux 5,9) ».
Oui c’est parce qu’il a traversé l’expérience du vide et du néant que Jésus vient nous donner la paix. Il traversé les enfers. « Il est descendu aux enfers » : angoisse (jeudi saint) « mon âme est triste à en mourir », souffrance indigne et néant de la mort. Tout cela il l’a vécu pour l’autre, pour nous tous, pour toi, pour moi. C’est un don de vie pour nous apprendre à donner vie. C’est comme un enfantement à une maternité de paix. Une femme qui accouche est triste parce que son heure est venue… vous aussi vous êtes tristes maintenant mais votre cœur se réjouira (Jean 16, 21). Aux enfers, Jésus est même venu chercher le vieil Adam « Que fais-tu ici, sors de là, tu es l’un de NOUS » (Homélie ancienne du Samedi saint).
Nombreux sont ceux qui donnent leur vie pour l’autre. A la Toussaint nous chantons : « Ils sont nombreux les bienheureux ». Comment se donnent-ils ? Dans le goutte à goutte d’un service discret, dans l’héroïsme (capitaine Beltrame), dans l’appel à un devoir de nécessité (ces soignants retraités qui vont soutenir le feu d’une équipe). C’est une traversée « comme à travers le feu » : il n’y pas de plus grand amour que de donner sa vie.
Demandons à l’Esprit Saint de nous aider dans cette traversée de l’expérience du vide. Dans Ouest France de mercredi 22/04 une femme témoignait de cette « sensation absurde d’être inutile ». Comment faire de cet inutile une offrande pour Dieu qui nous transformera en service de l’autre ? C’est l’expérience de la Croix de Jésus.
Ce don de la vie de Jésus pour nous est un enfantement à la divinité. Comme si Dieu nous enfantait à devenir Lui. Le chemin proposé : abandonner notre moi pour devenir « semblable à Dieu » (I jn 3,3) Comment apprendre à vivre cet intime de Dieu en nous-même ? Jésus le dit à Nicodème « Il te faut re-naître d’en haut ». Les grandes expériences nous font re-naître à un autre nous-même. Pensons aux expériences du don devant les crises humanitaires – comme aujourd’hui – aux kidnappés, aux rescapés, aux miraculés, aux convertis, à ceux qui font une à ceux qui font « une expérience de vie imminente » (E.M.I).
Comment faire de notre expérience du confinement – et du vide qu’il engendre – partagé avec tant de peuples – une « expérience » pour un renouveau ? Voilà l’exode qui nous est proposé. Faire d’un confinement destructeur dans la peur, une expérience de paix. Comme le Christ nous sommes invités à une supplication confiante.
Père Jean


Noé a vécu le premier confinement

Jamais notre humanité n’avait subi une telle épreuve : la moitié est touchée par le confinement et le combat contre le Coranovirus. Aussi ce Dimanche 5 Avril 2020 à 11H00 Notre Curé, le Père Jean de la Villarmois pour la fête des Rameaux a béni la ville de Fougères et ses environs depuis le clocher de l’église Saint-Léonard. Des paroissiens de leur fenêtre ou de leur jardin ont reçu cette bénédiction. Au sens traditionnel des Rameaux, signe de l’acclamation du Christ, s’ajoutait cette année une demande de protection pour tout le pays et  l’espérance de la fin du « fléau » (malheur public qui fait souffrir).

Dans la Bible, Noé est le premier à entrer en confinement de l’Arche face au déluge. Avant de sortir, il envoie une colombe qui lui rapporte un rameau d’olivier vert, signe que la vie revient. Il attend encore quelques jours pour sortir. La terre est redevenue hospitalière. Nos rameaux de nos jardins bénis sont un signe – comme pour Noé – que la vie revient ! (Genèse 8, 10).

Cette bénédiction donnée au loin rappelle que l’Eglise vit d’abord dans les cœurs, dans chaque maison qui s’y réfère (église familiale). Elle vit aussi aujourd’hui par internet et les réseaux sociaux. Que cette vie dans « l’Arche du confinement » qui nous sauve du déluge du virus ne nous empêche pas de grandir dans notre vie humaine en famille et dans notre travail. Dans « l’Arche du confinement », Dieu nous invite aussi à prier, et à envoyer des sms du cœur illimités.

Jésus nous l’a affirmé : « Je suis toujours avec vous jusqu’à la fin du monde… » (Matthieu 28, 16-20) L’amour de Dieu à été « répandu » dans nos cœurs par l’Esprit Saint (Romains 5,5)

Là où elles étaient ouvertes, les églises demeurent ouvertes à la prière personnelle. Bonne fête de Pâques à chacun.
Je célébrerai la messe du Jeudi Saint, du Vendredi Saint et du Samedi Saint à 18h30 et Pâques à 11h, en communion avec tous les paroissiens.

Pour vivre cette semaine sainte et Pâques, vous pouvez également regarder ce que propose notre diocèse en cliquant sur le lien ci-dessus, puis en cliquant sur « Paroisses » :

https://rennes.catholique.fr/communication/#1526476353078-064377ae-b1db

Vous pouvez aussi regarder sur le site internet de la paroisse, les différentes idées pour continuer à faire vivre notre communauté paroissiale :

https://rennes.catholique.fr/annuaire/paroisses/saint-martin/paroisses-pays-de-fougeres/


En route vers Pâques

Pour vivre la fin du Carême et Pâques, vous pouvez regarder ce que propose le diocèse en cliquant sur le lien
ci-dessous, puis en cliquant sur « Paroisses » :
https://rennes.catholique.fr/communication/#1526476353078-064377ae-b1db

Vous pouvez aussi regarder sur le site internet de la paroisse, les différentes idées pour continuer à faire
vivre notre communauté paroissiale :
https://rennes.catholique.fr/annuaire/paroisses/saint-martin/paroisses-pays-de-fougeres/ 2


Que cette vie dans « l’Arche du confinement » qui nous sauve du déluge du virus ne nous empêche pas de
vivre votre vie humaine en famille et dans votre travail. Dans « l’Arche du confinement », Dieu nous invite
aussi à prier.
Créez-vous un coin prière… Choisissez d’y mettre des éléments qui vous inspirent. Plusieurs exemples : une
Bible, une bougie, une fleur, une croix, une icône, une statue, de l’eau, l’image de vos défunts, une
mappemonde ou autre carte, un chapelet, votre missel, le « Prions en Eglise » (si vous l’avez), etc…
« Je suis toujours avec vous jusqu’à la fin du monde… » (Matthieu 28, 16-20)
Bon chemin jusque Pâques !

Père Jean