Edito

Armistice 11 novembre 1918 – 11 novembre 2018

A 11heures ce 11 novembre toutes les cloches de France sonneront les 100 ans l’Armistice. C’est un moment de mémoire et d’espérance.
Une commémoration de la « grande guerre ». Une guerre totale dans laquelle tous les efforts des pays étaient engagés. Elle mobilisa plus de 70 millions de soldats et fit plus de destructions humaines et matérielles que tout autre conflit antérieur de l’Humanité. Pendant cette guerre, approximativement 11 millions de personnes sont mortes, et environ 21 millions ont été blessées. Cette guerre appelée aussi le suicide de l’Europe, au-delà de l’horreur, a entraîné une résistance qui se poursuit…résistance des tranchées, résistance au nazime, puis au marxisme puis au libéralisme qui isole chacun dans la sphère de son portable, de sa consommation et peut-être de son désir. Maintenant, résistance au changement climatique ou mobilisation pour la défense de la « maison commune ». Commémorer ce n’est pas seulement se souvenir, fleurir et entretenir les tombes du passé… C’est célébrer en s’appuyant sur l’indicible de l’horreur et du courage, les relations de l’instant, les relations en devenir, toute forme de vie qui espère. C’est une fraternité du cœur.
La vie nous appelle à une espérance qui résiste. Saint Paul nous le rappelle : « Vous n’avez pas résisté jusqu’au bout. » (Hébreux 12,4). Résister dans la foi ce n’est pas un simple sursaut mais une espérance… C’est l’espérance qui traverse la vie. « Il y a devant toi le chemin de la vie et le chemin de la mort, tu choisiras la vie » (Dt 30, 19). Espérant contre toute espérance » Abraham partit (Romains 4,18).
Dieu lui-même nous est décrit en action de résistant dans création et dans la libération de son peuple. « Il fait le monde à main forte et à bras étendus ». C’est aussi une expression de la délivrance de son peuple.
C’est pourquoi tu diras aux enfants d’Israël : Je suis l’Eternel, je vous affranchirai des travaux dont vous chargent les Egyptiens, je vous délivrerai de leur servitude, et je vous sauverai à bras étendu.
Commémorer, remercier, résister, espérer font partie de notre prière pour ce centenaire de l’Armistice.
père Jean


L’Eglise que j’espère – Pape François

« Je vois avec clarté que la chose dont a le plus besoin l’Eglise aujourd’hui c’est la capacité de soigner les blessures et de réchauffer le cœur des fidèles, la proximité, la convivialité.
Je vois l’Eglise comme un hôpital de campagne après une bataille. Il est inutile de demander à un blessé grave s’il a du cholestérol ou si son taux de sucre est trop haut !…Nous devons soigner les blessures ! Ensuite nous pourrons aborder le reste. Soigner les blessures, soigner les blessures… Il faut commencer par le bas…(page 68 du livre du Pape : L’Eglise que j’espère).
 L’Eglise s’est parfois laissé enfermer dans les petites choses, les petits préceptes… Comment traitons nous le peuple de Dieu ? Je rêve d’une Eglise mère et pasteur…
Les évêques particulièrement, doivent être des hommes capables de soutenir avec patience les pas de Dieu parmi son peuple, de manière à ce que personne ne reste en arrière, mais aussi d’accompagner le troupeau qui a le flair pour trouver de nouvelles voies.
Au lieu d’être seulement une Eglise qui accueille et qui reçoit en tenant les portes ouvertes…. (C’est pourtant déjà le pas que nous voulons faire et faire  bien ! ), efforçons-nous d’être une Eglise qui trouve de nouvelles routes…Qui est capable de sortir d’elle-même et d’aller vers celui qui ne la fréquente pas, ou qui s’est en allé ou qui est indifférent. Parfois celui qui s’en est allé l’a fait pour des raisons qui, bien comprises et évaluées, peuvent le conduire à revenir. Mais il faut de l’audace et du courage .
L’Eglise que j’espère * cette confidence de notre Pape rejoint l’appel de notre Evêque dans sa Lettre pastorale « Afin que vous débordiez d’Espérance » (Rom 13,5). Pour mieux comprendre cette mission de devenir disciple missionnaire et comprendre notre Pape François, je vous invite au cinéma Le Vendelais : c’est trop génial et débordant d’espérance !    Père Jean

* L’Eglise que j’espère, Pape François, entretien avec le père Spadaro, Editions Flammarion Etudes décembre 2013 , en vente ou à commander chez Tibiblos.

 


Talitha Koum ! Petite fille lève-toi !

« Talitha koum » est une des rares paroles de Jésus rapportées en Araméen (langue de Jésus). « Jeune fille : lève-toi ! ». Dans cette expression il y a comme une douce affection : « Ma petite fille ou ma petite agnelle lève-toi ».  Cette jeune fille était la fille de Jaïre, chef de synagogue…Il a une position : chef de synagogue. Mais il est venu intercéder car sa fille était à une « toute dernière extrémité »…
Petite fille lève-toi. Cette histoire relatée par Marc dans la vie de Jésus est aussi un appel pour toute l’humanité. Toute l’humanité est appelée à grandir, à se tenir debout devant son Seigneur. L’âme pour Dieu est féminine… A chacun Jésus dit « dans ta part humaine créée par moi, lève-toi » « Une foule immense se tenait debout devant le trône de l’agneau. Jean (Ap 7,21).
Petite fille lève-toi. Je me permets une analogie de cet appel de Jésus avec la Lettre pastorale de notre Evêque. Avec sa Lettre notre Evêque dit à l’Eglise qui est à Rennes « Talitha koum». Petite Eglise lève-toi ! Relève-toi !
En effet, quelquefois nos communautés sont de belles jeunes filles endormies. Notre Evêque à mission de nous réveiller et de nous relever.
Sa lettre Pastorale est donc un envoi. Elle est comme les lettres pastorales (les épîtres) de Saint Paul, Saint Pierre ou Saint Jean. Ce sont des paroles ciblées et datées pour des Eglises. Nous faisons attention à lire ces épîtres. Désormais nous avons la Lettre Pastorale de Pierre notre Evêque à l’Eglise de Rennes. Ce n’est pas rien. Nous ne pouvons pas la laisser de côté.  Elle relève de dix années de visite dans les Paroisses de notre diocèse. Elle relève d’une année de démarche synodale pendant laquelle 500 fraternités volontaires se sont réunies pour écouter ce que l’Esprit Saint pouvait dire dans leur cœur. Elles ont envoyé 4.500 suggestions, qui ont donné cette belle Pastorale « Afin que vous débordiez d’espérance ». (Rm 15,13).
Il me revient donc fraternellement comme chrétien, et paternellement comme curé doyen de vous la donner, de vous demander de la lire, d’insister pour nous la faire travailler (peu à peu et en entier) et d’en tirer des conclusions pour notre vie pastorale. Le diocèse vous donnera des axes.  Je vous donnerai des résumés et des axes de ce document. Pour nos paroisses de la Visitation, de Saint Gilles et de Sainte Thérèse, nous avons choisi de mettre en œuvre un début de cette lettre : « L’accueil : une tâche essentielle à vivre », nous dit notre Evêque à la page 24 de sa Lettre.
Déjà au niveau des préparations mariages et baptêmes, lors des dimanches à Sainte Madeleine, ou encore au Café amitié, nous avons vu que l’attention mise sur l’accueil nous fait arriver de nouvelles personnes et une trentaine d’entre-elles se sont déjà engagées comme nouveaux acteurs des services, ces deux dernières années. Le Forum du 22 septembre est pour mieux nous faire connaître et attirer par ce qui se vit dans les différents groupes de la paroisse.
Que la lettre pastorale nous aide à renouveler nos formes d’accueil manifestant cette espérance.
C’est pour cela que nous avons voulu un Forum de rentrée paroissiale où tous les mouvements, services de la paroisse et ceux qui en sont proches, s’encouragent à mieux vivre ensemble l’accueil.
Merci à chacun par ce surcroit d’attention mutuelle active ce 22 septembre afin de « déborder d’espérance ». Avec toute ma prière, Père Jean.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


La gratuité sauvera le monde

Vivre un temps gratuit pour lutter contre l’indifférence ou l’incivilité.
Pour beaucoup d’entre nous vacances riment avec surcroit de travail…ou grandes vacances ! Il reste que tous – que ce soit hiver ou été – il nous faut entrer dans un temps gratuit, temps donné gratuitement. Nous avons à apprendre le don gratuit. Cela va nous changer, changer nos relations, et un par un changer la société.
Définition du dictionnaire : gratuit, ce qui est fait ou donné sans contre partie…
« Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement » (Mt 10,8). Nous sommes invités à nous laisser habiter d’une part de gratuit dans le don et dans le temps La Lettre pastorale de notre Evêque nous invite aussi au remerciement gratuit, à l’action de grâce. C’est un vrai « travail » sur soi. C’est l’enfantement à la vie nouvelle. A la vie pour laquelle nous sommes appelés.
« Parmi les maux de l’âme les plus fréquents et les plus grands, il n’y en a pas de plus répandue que l’ingratitude. »  (Sénèque, les bienfaits, 1er siècle). L’ingratitude est comme une maladie de l’âme nous dit ce philosophe. Maladie individuelle, elle en devient par contagion une maladie de société. La gratitude est à l’inverse une attitude spirituelle : elle permet de changer. « Si tu remerciais Dieu pour toutes les joies qu’il te donne, il ne te resterait plus de temps pour te plaindre. » (Maître Eckart, Dominicain, philosophe théologien, 13ème siècle).
La gratuité du don ou du temps donné entraîne en nous « un nouvel état intérieur » :  la gratitude. C’est comme une joie qui déborde. C’est peut-être la joie dont nous parle Jésus.  « Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous et que vous soyez comblés de joie. » (Jean 15,11)

Saint Paul qui a expérimenté « la rage meurtrière qui va jusqu’à tuer »  va insister sur cette joie profonde qu’il a expérimentée. « Que monte de vos cœurs remerciement, prière et louange, alors La paix de Dieu qui surpasse toute intelligence prendra sous sa garde vos pensées et vos cœurs. »  Philippiens 4, 6-7.

Profitez de vos vacances pour faire l’expérience du gratuit, du remerciement gratuit devant les petits riens, du remerciement gratuit devant vous et toute personne croisée…Alors vous aurez fait quelques pas dans l’éternité. Vous m’en direz des nouvelles. Un grand merci pour tout le gratuit échangé ensemble et à vivre demain.                                                                                                                              père Jean


Mais priez donc mes enfants. Mais avions nous oublié l’Évangile ?

« Se parler, se connaître, se reconnaître, se délivrer de l’agressivité tapie dans son cœur (Mgr Pierre) ». « Que tous puissent admirer comment vous prenez soin les uns des autres et vous vous encouragez et comment vous vous accompagnez ». Voilà la Bonne Nouvelle que nous avons à travailler !
Notre Evêque a écrit dans sa Lettre pastorale : « L’Église a la belle mission de favoriser la rencontre entre les personnes de telle sorte qu’elles se parlent, se connaissent, se reconnaissent et se délivrent ainsi de l’agressivité tapie dans le cœur. La convivialité est nécessaire, d’autant plus que l’individualisme imprègne notre société et que la solitude due à l’isolement ne cesse de gagner du terrain en semant dans les cœurs dureté et rancœur ».
Je fais mienne LA DEMANDE DU PAPE FRANÇOIS : « Je désire demander spécialement aux chrétiens de toutes les communautés du monde un témoignage de communion fraternelle qui devienne attrayant et lumineux. Que tous puissent admirer comment vous prenez soin les uns des autres, comment vous vous encouragez mutuellement et comment vous vous accompagnez. » (Joie de l’Evangile 99).

Orientation n. 14 : Organisons la rencontre fraternelle entre les chrétiens !
Je voudrais que les acteurs dans les services paroissiaux puissent se rencontrer au moins une fois par an afin d’échanger entre eux sur ce que chacun fait et croit. Il est bon de veiller à rassembler tout le monde et à donner la parole à tous. Ces rencontres seront décidées à l’avance. Elles seront habitées par la prière et la Parole de Dieu. Elles tisseront des liens fraternels. Elles favoriseront une attention commune au rayonnement évangélique de la paroisse envers toutes les personnes rencontrées.

Forts de cette Lettre pastorale, nous allons maintenant choisir tous ensemble les orientations missionnaires de nos paroisses lors de notre Assemblée paroissiale de La Visitation du 9 juin prochain à Ste Madeleine. Bien entendu les membres des paroisses St Gilles et Ste Thérèse sont les bienvenus, car beaucoup de services sont en commun.

Retenez bien la date et venez nombreux pour vous approprier notre Eglise !                        père Jean