Diocèse de Rennes

Chapitre 5 : Du menhir de la Grée à Saint-Senoux

Depuis Messac, il est facile d’atteindre le menhir des Grées, qui vous surprendra par sa puissance et son environnement, puis le sommet du Rocher d’Uzel en Pléchâtel, d’où la vue est grandiose. Mais ce chapitre 5 nous fait surtout découvrir les meilleurs architectes de la reconstruction d’églises au XIXe siècle : Henri Mellet à Saint-Malo-de-Phily (avec ses fresques d’Emile Bernard) et à Pléchâtel, et avant lui Arthur Regnault avec la chapelle de Montserrat, l’église de Saint-Senoux et les édicules de la Levée de Pléchâtel.

Le menhir des Grées en Messac

Le Rocher d’Uzel

Après un salut au menhir des Grées, nous avons gagné le sommet du rocher d’Uzel, sur le GR après le village de la Friche. La vue est une des plus attachantes sur la Vilaine.

Le rocher d’Uzel et l’église de St-Malo-de-Phily depuis le rocher d’Uzel.

Vue panoramique depuis le rocher d’Uzel.

L’église néoromane de Saint-Malo-de-Phily

L’église néo-romane de Saint-Malo-de-Phily, du début du XXe, est une des belles réussites de l’architecte Henri Mellet. À l’été 1933, Émile Bernard vint y peindre « pro Deo », à la façon de Giotto, trois fresques sur le retour des reliques de saint Malo de Saintes vers Alet.

Extérieur de l’église de Saint-Malo-de-Phily

Afin de vous permettre de l’admirer au mieux, voici quatre vue avançant progressivement vers le fond de l’église de Saint-Malo de Phily.

Nef de l’église Saint-Malo de Phily

Autel avec mosaïque Odorico Saint-Malo de Phily

Croisée des transept de l’église Saint-Malo de Phily

Fresque Emile Bernard dans l’église Saint-Malo de Phily

La chapelle de Montserrat

Tout près la chapelle néo-gothique de Montserrat avait été élevée précédemment par Arthur Regnault, autre grande figure de l’architecture religieuse.

Extérieur de l’église de Montserrat

Intérieur de l’église de Montserrat

L'église de Saint-Senoux

À Saint-Malo-de-Phily, nous avons abordé la reconstruction totale des églises. Nous retrouvons ces architectes à Saint-Senoux (A. Regnault, 1897, néo-cistercien) et à Pléchâtel (Henry Mellet, néo-roman, 1891). À Saint-Senoux, la façade hybride est dominée par un clocher à bulbe de pierre, d’abord dessiné pour Corps-Nuds. Deux curiosités : une copie de l’Érection de la croix de Crayer par André Briand (à 23 ans) et un Saint Dominique foulant l’hérésie (vers 1500).

L’église de Saint-Senoux, avec son clocher à bulbe et son ciborium

L'église de Pléchâtel

A l’extérieur Henri Mellet s’inspire des églises auvergnates. A l’intérieur, vous remarquerez que tous les chapiteaux ont été sculptés (ce qui n’est pas le cas à Saint-Malo-de-Phily. Les vitraux de Meuret de Nantes sont aussi de belle qualité.

L’église de Pléchâtel

La Levée de Pléchatel

La Levée, derrière le cimetière de Pléchâtel, mérite d’être arpentée. Taillée dans la roche en 1812, elle reçut plus tard des édicules de Regnault (photo de couverture).

La Levée et le château de la Molière

La croix de Pléchatel

La croix de Pléchâtel (vers 1450 pour le prieur Henri de Pontbriant) est bien « la plus belle croix du monde », au moins pour le programme : sur les doubles panneaux, l’Incarnation, la Rédemption, la Trinité et la Parousie ; sur le champ, venant du sud, Saint Martin prêchant et, venant du nord, Saint Armel ou Saint Méen chassant un démon, tous deux assistés de la Colombe ; le tout porté par les 12 Apôtres dans l’ordre de la prière eucharistique (Saint Paul, à droite de Pierre, a remplacé Saint Jean déjà à la croix). Quoi de mieux ?

Croix de Pléchatel