Diocèse de Rennes

Le Bienheureux Marcel Callo veille sur les jeunes

Les lycéens de Fougères devant leur fresque représentant le Bx Marcel Callo

Il y a 75 ans, le bienheureux Marcel Callo décédait dans le camps de Mauthausen. Les célébrations de commémoration de cette date anniversaire ne pouvant se tenir, nous sommes invités à prier à sa mémoire là où nous sommes. Figure toujours bien présente dans notre Diocèse, Marcel Callo continue à accompagner les jeunes, comme en témoigne cette création au lycée Jean-Baptiste Le Taillandier à Fougères.

(Article de Coralie Charron, animatrice pastorale, paru dans Eglise en Ille-et-Vilaine n° 316, février 2020)

A l’occasion de la rénovation d’une salle du lycée, un graff de la figure du Bienheureux Marcel Callo a été réalisé pour accompagner les élèves. Début janvier, l’équipe du Lycée Jean-Baptiste le Taillandier, site Saint-Joseph à Fougères, a remercié les élèves de Premières Melec (Métiers de l’Électricité et de ses Environnements Connectés) et leur professeur d’Histoire Géographie, Chloé Le Foulgoc, pour la réalisation d’un graff particulier : la figure de Marcel Callo.

La Providence a bien fait les choses ! En début d’année scolaire, une salle du site était en attente d’être réaménagée en foyer bis. Un projet artistique était possible avec l’artiste peintre Kasam originaire de Ploubalay. La professeure et l’animatrice pastorale Coralie Charron ont proposé aux lycéens de découvrir un témoin chrétien, local, contemporain de la Seconde Guerre Mondiale inscrit à leur programme.

Les élèves ont découvert les origines, l’engagement, les conditions de vie de Marcel Callo au travers d’une BD couleur et des visuels de la fresque réalisée en 2015 sur les palissades entourant la basilique Notre-Dame de Bonne Nouvelle durant les travaux du métro, quartier Sainte-Anne à Rennes. Ils ont retenu que cet homme a choisi de témoigner de sa foi, d’être « missionnaire » auprès de ses camarades en Service de Travail Obligatoire puis en camp de concentration de Mauthausen où il est décédé en mars 1945.

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De la théorie, les élèves sont passés à la pratique en octobre avec l’artiste Kasam. Les Premières se sont relayés toute une journée pour réaliser eux-mêmes le portrait original en noir et blanc, grâce à la technique du pochoir. Cette figure continuera de veiller à l’avenir sur les jeunes et de les interroger dans ce lieu !

Marcel Callo, à gauche, et sa fiancée, à droite. Entre eux, la croix de fleurs d’immortelles réalisée en camp de prisonnier afin de prier avec ses camarades