Fête de Saint Joseph

En ce dimanche 15 mars, nous avons célébré la fête de Saint Joseph, patron de notre paroisse. Ce jour coïncidait également avec le 4ᵉ dimanche de Carême, appelé dimanche de Laetare, dimanche de la joie.
La journée a débuté par la Messe, au cours de laquelle Saint Joseph a été particulièrement honoré à travers plusieurs chants. Nous avons eu la joie d’accueillir quelques Petites Sœurs des Pauvres venues soutenir notre prière et notre chant.

L’homélie s’appuyait sur l’Évangile de la guérison de l’aveugle-né. Le Père Didier nous a invités à entrer dans un chemin de discernement : « scruter », c’est apprendre à reconnaître ce qui est bon, vrai et lumineux dans nos vies.
Après l’épisode de la Samaritaine — où il était question de l’eau vive qui vient étancher notre soif — l’Évangile nous conduit aujourd’hui vers le thème de la lumière. La question n’est plus : « Qu’est-ce qui comble ma soif ? », mais plutôt : Quelles pensées m’habitent ? Suis-je dans la lumière ou dans l’aveuglement ?
Le récit met en lumière différentes attitudes :
- Les voisins et les disciples : une curiosité teintée de suspicion (« Qui a péché ? »).
- Les parents : la crainte et l’évitement.
- Les pharisiens : l’enfermement dans un savoir sûr de lui, qui refuse de se laisser déplacer.
Le véritable péché n’est pas l’erreur ni le doute, mais le refus de la lumière, cette prétention à « savoir » qui ferme le cœur à la nouveauté de Dieu. Le contraire de la foi n’est pas le doute, mais la certitude orgueilleuse.
À l’inverse, l’aveugle-né accomplit un véritable chemin de foi. Jésus ne vient ni accuser ni expliquer le mal, mais libérer et recréer. Cette guérison est une création nouvelle : Dieu ne rafistole pas, il donne un cœur nouveau. L’aveugle est invité à poser un acte concret en allant à la piscine de Siloé (« l’Envoyé »), comme un signe d’abandon confiant en Jésus.
Peu à peu, il devient témoin : « J’étais aveugle et maintenant je vois. » Rejeté par les autorités religieuses, il naît à une vie nouvelle. Le véritable Temple n’est plus un édifice figé, mais le cœur du croyant habité par Dieu.
L’homélie nous invitait ainsi à :
- reconnaître les merveilles déjà accomplies par Dieu dans nos vies ;
- laisser sa lumière éclairer nos zones d’ombre ;
- comprendre que la confession commence par l’action de grâce pour la lumière reçue ;
- sortir de nos « tombeaux » intérieurs, à l’image de Lazare.
Jésus n’accuse pas : il restaure la dignité et fait du neuf. Éclairé par le Christ, chaque chrétien est appelé à devenir lumière pour le monde.
Enfin, le psaume 22 (« Le Seigneur est mon berger ») a été relu à la lumière des sacrements de l’initiation chrétienne — Baptême, Eucharistie et Onction — rappelant que les baptisés sont appelés à vivre chaque jour dans la grâce et la lumière de Dieu.
Baptême : « Tu m’emmènes vers la source des eau vives »
Eucharistie : « Tu prépares la table devant mes ennemis »
Onction : « Tu répands le parfum sur ma tête »
« Grâce et bonheur m’accompagnent tous les jours de ma vie ; j’habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours. »
À l’issue de la Messe, tous les paroissiens qui le souhaitaient ont partagé un apéritif, durant lequel un diaporama des événements vécus par notre paroisse en 2025 a été projeté. Puis ceux qui s’étaient inscrits, ont prolongé ce temps fraternel autour d’un repas convivial. Ce fut un très beau moment de partage et de joie.
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