Diocèse de Rennes

Le choix des lectures de la Parole de Dieu du carnet Fêtes et saisons

Nous vous proposons quelques textes bibliques et d’auteurs sur le mariage. Ces textes peuvent vous aider pour votre réflexion personnelle et aussi venir éclairer ce que vous voulez dire le jour de votre mariage à vos amis. Attention toutefois, votre mariage à l’Église est un mariage à la suite du Christ, il doit donc être essentiellement éclairé par un texte d’Évangile et un autre texte biblique. Un texte poétique ou d’auteur ne vient qu’en illustration. Certains couples choisissent de lire ou faire lire un texte profane (non biblique) généralement à la fin de la cérémonie, ils ne peuvent en aucun cas remplacer la parole de Dieu.

La 1ère lecture

Livre de la Genèse (1, 26-28.31a)

Au commencement, Dieu dit : « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance. Qu’il soit le maître des poissons de la mer, des oiseaux du ciel, des bestiaux, de toutes les bêtes sauvages, et de toutes les bestioles qui vont et viennent sur la terre. »
Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, il les créa homme et femme.
Dieu les bénit et leur dit : « Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la. Soyez les maîtres des poissons de la mer, des oiseaux du ciel, et de tous les animaux qui vont et viennent sur la terre. »
Et Dieu vit tout ce qu’il avait fait ; et voici : cela était très bon.

 Livre de la Genèse (2, 18-24)

Le Seigneur Dieu dit : « II n’est pas bon que l’homme soit seul. Je vais lui faire une aide qui lui correspondra. »
Avec de la terre, le Seigneur Dieu façonna toutes les bêtes des champs et tous les oiseaux du ciel, et il les amena vers l’homme pour voir quels noms il leur donnerait.
C’étaient des êtres vivants, et l’homme donna un nom à chacun. L’homme donna donc leurs noms à tous les animaux, aux oiseaux du ciel et à toutes les bêtes des champs. Mais il ne trouva aucune aide qui lui corresponde.
Alors le Seigneur Dieu fît tomber sur lui un sommeil mystérieux, et l’homme s’endormit.
Le Seigneur Dieu prit une de ses côtes, puis il referma la chair à sa place. Avec la côte qu’il avait prise à l’homme, il façonna une femme et il l’amena vers l’homme.
L’homme dit alors : « Cette fois-ci, voilà l’os de mes os et la chair de ma chair ! On l’appellera : femme – Ishsha- celle qui fut tirée de l’homme -Ish- »
A cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu’un.

Livre de Tobie (7, 6-14)

En ces jours-là, Ragouël se précipita pour embrasser Tobie, se mit à pleurer et lui dit :
« Béni sois-tu, mon enfant : tu es le fils d’un homme de bien ! Quel grand malheur que soit devenu aveugle cet homme juste et généreux ! »

Il se jeta au cou de Tobie, son frère, et se remit à pleurer. Et sa femme Edna pleura sur Tobith, et Sarra, leur fille, pleura elle aussi. Ragouël tua un bélier de son troupeau pour recevoir ses hôtes chaleureusement. Tobie et Raphaël prirent un bain, ils se lavèrent, avant de prendre place pour le repas. Puis, Tobie dit à Raphaël :
« Azarias, mon frère, demande à Ragouël de me donner en mariage Sarra ma parente. »

Ragouël entendit ces mots et dit au jeune Tobie :
« Cette nuit, mange, bois, prends du bon temps : toi seul as le droit d’épouser ma fille Sarra, et moi-même je n’ai pas le pouvoir de la donner à un autre homme, puisque tu es mon plus proche parent. Pourtant, je dois te dire la vérité, mon enfant : je l’ai donnée en mariage à sept de nos frères, et ils sont morts la nuit même, au moment où ils allaient s’approcher d’elle. Mais à présent, mon enfant, mange et bois : le Seigneur interviendra en votre faveur. »

Tobie répliqua :
« Je ne mangerai ni ne boirai rien, tant que tu n’auras pas pris de décision à mon sujet. »

Ragouël lui dit :
« Soit ! elle t’est donnée en mariage selon le décret du Livre de Moïse ; c’est un jugement du ciel qui te l’a accordée. Emmène donc ta sœur. Car, dès à présent, tu es son frère et elle est ta sœur. À partir d’aujourd’hui elle t’est donnée pour toujours. Que le Seigneur du ciel veille sur vous cette nuit, mon enfant, et vous comble de sa miséricorde et de sa paix ! »

Ragouël appela Sarra, qui vint vers lui. Il prit la main de sa fille et la confia à Tobie, en disant :
« Emmène-la : conformément à la Loi et au décret consigné dans le Livre de Moïse, elle t’est donnée pour femme. Prends-la et conduis-la en bonne santé chez ton père. Et que le Dieu du ciel vous guide dans la paix ! »

Puis il appela sa femme et lui dit d’apporter une feuille sur laquelle il écrivit l’acte de mariage, selon lequel il donnait Sarra à Tobie conformément au décret de la loi de Moïse. Après quoi, on commença à manger et à boire.

Livre de Tobie (8, 4b-8)

Le soir des noces, Tobie dit à Sarra :
« Lève-toi ma soeur, prions et  demandons à notre Seigneur de nous  combler de sa miséricorde et de son salut. »
Elle se lava et ils se mirent à prier et à demander que leur soit accordé le salut.
Tobie commença ainsi :
« Béni sois-tu, Dieu de nos pères, béni soit ton nom dans toutes les générations à jamais. Que te bénissent les cieux, et toutes ta création, dans tous les siècles. C’est toi qui as fait Adam, tu lui as fait une aide et un appui : Eve, sa femme. Et de tous deux est né le genre humain.

C’est toi qui as dit :
« Il n’est pas bon que l’homme soit seul. Je vais lui faire une aide qui lui soit semblable ».

Ce n’est donc pas  pour une union illégitime que je prends ma soeur que voici, mais dans la vérité e la Loi. Daigne me faire miséricorde, ainsi qu’à elle, et nous mener ensemble à un âge avancé. »
Puis ils dirent d’une seule voix: « Amen ! Amen »

Cantique des cantiques (2, 8-10.14-16a ; 8, 6-7a)

Voici mon bien-aimé qui vient ! il escalade les montagnes, il franchit les collines, il accourt comme la gazelle, comme le petit d’une biche. Le voici qui se tient derrière notre mur ; il regarde par la fenêtre, il guette à travers le treillage. Mon bien-aimé a parlé ; il m’a dit :
« Lève-toi, mon amie, viens, ma toute belle. Ma colombe, blottie dans le rocher, cachée dans la falaise, montre-moi ton visage, fais-moi entendre ta voix ; car ta voix est douée, et ton visage est beau. »

Mon bien-aimé est à moi, et moi je suis à lui. II m’a dit :
« Que mon nom soit gravé dans ton cœur, qu’il soit marqué sur ton bras. »

Car l’amour est fort comme la mort, la passion est implacable comme l’abîme. Ses flammes sont des flammes brûlantes, c’est un feu divin ! Les torrents ne peuvent éteindre l’amour, les fleuves ne l’emporteront pas.

Livre de Jérémie (31, 31-32a.33)

Voici venir des jours, déclare le Seigneur, où je conclurai avec la maison d’Israël et avec la maison de Juda une Alliance nouvelle. Ce ne sera pas comme l’Alliance que j’ai conclue avec leurs pères le jour où je les ai pris par la main pour les faire sortir d’Égypte : Mais voici quelle sera l’Alliance que je conclurai avec la maison d’Israël quand ces jours-là seront passés, déclare le Seigneur. Je mettrai ma Loi au plus profond d’eux-mêmes : je l’inscrirai dans leur cœur. Je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple.
Ils n’auront plus à instruire chacun son compagnon, ni chacun son frère en disant :
« Apprends à connaître le Seigneur ! »
Car tous me connaîtront, des plus petits jusqu’aux plus grands.
Parole du Seigneur

Lettre de Saint Paul Apôtre aux Romains (8, 31b-35.37-39)

Frères, si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Il n’a pas épargné son propre Fils, mais il l’a livré pour nous tous : comment pourrait-il avec lui ne pas nous donner tout ? Qui accusera ceux que Dieu a choisis ? Dieu est celui qui rend juste : alors qui pourra condamner ? Le Christ Jésus est mort ; plus encore : il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous : alors qui pourra nous séparer de l’amour du Christ ? la détresse ? l’angoisse ? la persécution ? la faim ? le dénuement ? le danger ? le glaive ?Mais en tout cela nous sommes les grands vainqueurs grâce à celui qui nous a aimés. J’en ai la certitude : ni la mort ni la vie, ni les anges, ni les Principautés célestes, ni le présent ni l’avenir, ni les Puissances, ni les hauteurs, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est dans le   Christ Jésus notre Seigneur.

Lettre de St Paul Apôtre aux Romains (12, 1-2.9-18)

Je vous exhorte donc, frères, par la tendresse de Dieu, à lui présenter votre corps – votre personne tout entière –, en sacrifice vivant, saint, capable de plaire à Dieu : c’est là, pour vous, la juste manière de lui rendre un culte.
Ne prenez pas pour modèle le monde présent, mais transformez-vous en renouvelant votre façon de penser pour discerner quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bon, ce qui est capable de lui plaire, ce qui est parfait.

Que votre amour soit sans hypocrisie. Fuyez le mal avec horreur, attachez-vous au bien.
Soyez unis les uns aux autres par l’affection fraternelle, rivalisez de respect les uns pour les autres.
Ne ralentissez pas votre élan, restez dans la ferveur de l’Esprit, servez le Seigneur, ayez la joie de l’espérance, tenez bon dans l’épreuve, soyez assidus à la prière.
Partagez avec les fidèles qui sont dans le besoin, pratiquez l’hospitalité avec empressement.

(On peut ne pas lire cette partie entre crochet)
[Bénissez ceux qui vous persécutent ; souhaitez leur du bien, et non pas du mal. Soyez joyeux avec ceux qui sont dans la joie, pleurez avec ceux qui pleurent. Soyez bien d’accord entre vous ; n’ayez pas le goût des grandeurs, mais laissez-vous attirer par ce qui est humble. Ne vous fiez pas à votre propre jugement. Ne rendez à personne le mal pour le mal, appliquez-vous à bien agir aux yeux de tous les hommes. Autant que possible, pour ce qui dépend de vous, vivez en paix avec tous les hommes.]

Lettre de Saint Paul Apôtre aux Romains (15, 1b-3a.5-7b.13)

Nous les forts, nous devons porter la fragilité des faibles, et non pas faire ce qui nous plaît.
Que chacun de nous fasse ce qui plaît à son prochain, en vue du bien, dans un but constructif.
Car le Christ n’a pas fait ce qui lui plaisait.

Que le Dieu de la persévérance et du réconfort vous donne d’être d’accord les uns avec les autres selon le Christ Jésus.
Ainsi, d’un même cœur, d’une seule voix, vous rendrez gloire à Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ.
Accueillez-vous donc les uns les autres, comme le Christ vous a accueillis pour la gloire de Dieu.
Que le Dieu de l’espérance vous remplisse de toute joie et de paix dans la foi, afin que vous débordiez d’espérance par la puissance de l’Esprit Saint.

1ère lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens (12, 31-13, 8a)

Frères, recherchez donc avec ardeur les dons les plus grands. Et maintenant, je vais vous indiquer le chemin par excellence.
J’aurais beau parler toutes les langues de la terre et du ciel, si je n’ai pas la charité, s’il me manque l’amour, je ne suis qu’un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante
J’aurais beau être prophète, avoir toute la science des mystères et toute la connaissance de Dieu, et toute la foi jusqu’à transporter les montagnes, s’il me manque l’amour, je ne suis rien.
J’aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés, j’aurais beau me faire brûler vif, s’il me manque l’amour, cela ne me sert à rien.
L’amour prend patience ; l’amour rend service, l’amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil ; il ne fait rien de malhonnête ; il ne cherche pas son intérêt ; il ne s’emporte pas ; il n’entretient pas de rancune ; il ne se réjouit pas de ce qui est mal, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ; il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout. L’amour ne passera jamais.

Lettre de saint Paul, Apôtre, aux Ephésiens (4, 1-6)

Frères,

Moi qui suis en prison à cause du Seigneur, je vous exhorte donc à vous conduire d’une manière digne de votre vocation : ayez beaucoup d’humilité, de douceur et de patience, supportez-vous les uns les autres avec amour ; ayez soin de garder l’unité dans l’Esprit par le lien de la paix.
Comme votre vocation vous a tous appelés à une seule espérance, de même il y a un seul Corps et un seul Esprit.
Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, au-dessus de tous, par tous, et en tous.

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens (5, 2a.21-33)

Frères, vivez dans l’amour, comme le Christ nous a aimés et s’est livré lui-même pour nous.

(On peut ne pas lire cette partie entre crochet)
[Par respect pour le Christ, soyez soumis les uns aux autres ; les femmes, à leur mari, comme au Seigneur Jésus ; car, pour la femme, le mari est la tête, tout comme, pour l’Église, le Christ est la tête, lui qui est le Sauveur de son corps. Eh bien ! puisque l’Église se soumet au Christ, qu’il en soit toujours de même pour les femmes à l’égard de leur mari.]

Vous les hommes, aimez votre femme à l’exemple du Christ : il a aimé l’Église, il s’est livré lui-même pour elle, afin de la rendre sainte en la purifiant par le bain de l’eau baptismale, accompagné d’une parole ; il voulait se la présenter à lui-même, cette Église, resplendissante, sans tache, ni ride, ni rien de tel ; il la voulait sainte et immaculée.
C’est de la même façon que les maris doivent aimer leur femme : comme leur propre corps. Celui qui aime sa femme s’aime soi-même.
Jamais personne n’a méprisé son propre corps : au contraire, on le nourrit, on en prend soin. C’est ce que fait le Christ pour l’Église, parce que nous sommes les membres de son corps. Comme dit l’Écriture :
À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu’un.

Ce mystère est grand : je le dis en référence au Christ et à l’Église.

(On peut ne pas lire cette partie entre crochet)
[Pour en revenir à vous, chacun doit aimer sa propre femme comme 1ui-même, et la femme doit avoir du respect pour son mari.]

Lettre de saint Paul, Apôtre, aux Philippiens (4, 4-9)

Frères, Soyez toujours dans la joie du Seigneur ; je le redis : soyez dans la joie. Que votre bienveillance soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche.
Ne soyez inquiets de rien, mais, en toute circonstance, priez et suppliez, tout en rendant grâce, pour faire connaître à Dieu vos demandes.
Et la paix de Dieu, qui dépasse tout ce qu’on peut concevoir, gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus.
Enfin, mes frères, tout ce qui est vrai et noble, tout ce qui est juste et pur, tout ce qui est digne d’être aimé et honoré, tout ce qui s’appelle vertu et qui mérite des éloges, tout cela, prenez-le en compte.
Ce que vous avez appris et reçu, ce que vous avez vu et entendu de moi, mettez-le en pratique. Et le Dieu de la paix sera avec vous.

Lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens (3, 12-17)

Frères, Puisque vous avez été choisis par Dieu, que vous êtes sanctifiés, aimés par lui, revêtez-vous de tendresse et de compassion, de bonté, d’humilité, de douceur et de patience.
Supportez-vous les uns les autres, et pardonnez-vous mutuellement si vous avez des reproches à vous faire. Le Seigneur vous a pardonnés : faites de même.
Par-dessus tout cela, ayez l’amour, qui est le lien le plus parfait.
Et que, dans vos cœurs, règne la paix du Christ à laquelle vous avez été appelés, vous qui formez un seul corps. Vivez dans l’action de grâce.
Que la parole du Christ habite en vous dans toute sa richesse ; instruisez-vous et reprenez-vous les uns les autres en toute sagesse ; par des psaumes, des hymnes et des chants inspirés, chantez à Dieu, dans vos cœurs, votre reconnaissance.
Et tout ce que vous dites, tout ce que vous faites, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus, en offrant par lui votre action de grâce à Dieu le Père.

Lettre aux Hébreux (13, 1-6)

Frères, Que demeure l’amour fraternel !
N’oubliez pas l’hospitalité : elle a permis à certains, sans le savoir, de recevoir chez eux des anges.
Souvenez-vous de ceux qui sont en prison, comme si vous étiez prisonniers avec eux. Souvenez-vous de ceux qui sont maltraités, car vous aussi, vous avez un corps.
Que le mariage soit honoré de tous, que l’union conjugale ne soit pas profanée, car les débauchés et les adultères seront jugés par Dieu.
Que votre conduite ne soit pas inspirée par l’amour de l’argent : contentez-vous de ce que vous avez, car Dieu lui-même a dit : Jamais je ne te lâcherai, jamais je ne t’abandonnerai.
C’est pourquoi nous pouvons dire en toute assurance : Le Seigneur est mon secours, je n’ai rien à craindre ! Que pourrait me faire un homme ?

1ère lettre de saint Jean (3, 18-24)

Mes enfants, n’aimons pas en paroles ni par des discours, mais par des actes et en vérité.
Voilà comment nous reconnaîtrons que nous appartenons à la vérité, et devant Dieu nous apaiserons notre cœur ; car si notre cœur nous accuse, Dieu est plus grand que notre cœur, et il connaît toutes choses.
Mes bien-aimés, si notre cœur ne nous accuse pas, nous avons de l’assurance devant Dieu.
Quoi que nous demandions à Dieu, nous le recevons de lui, parce que nous gardons ses commandements, et que nous faisons ce qui est agréable à ses yeux.
Or, voici son commandement : mettre notre foi dans le nom de son Fils Jésus Christ, et nous aimer les uns les autres comme il nous l’a commandé.
Celui qui garde ses commandements demeure en Dieu, et Dieu en lui ; et voilà comment nous reconnaissons qu’il demeure en nous, puisqu’il nous a donné part à son Esprit.

1ère lettre de saint Jean (4, 7-12)

Mes bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, puisque l’amour vient de Dieu. Celui qui aime est né de Dieu et connaît Dieu.
Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour.
Voici comment l’amour de Dieu s’est manifesté parmi nous : Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde pour que nous vivions par lui.
Voici en quoi consiste l’amour : ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés, et il a envoyé son Fils en sacrifice de pardon pour nos péchés.
Mes bien-aimés, puisque Dieu nous a tellement aimés, nous devons, nous aussi, nous aimer les uns les autres.
Dieu, personne ne l’a jamais vu. Mais si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et, en nous, son amour atteint la perfection.

L’Évangile

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (5, 1-12)

En ces temps-là, voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui.
Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait :
« Heureux les pauvres de cœur : le Royaume des cieux est à eux !
Heureux les doux : car ils recevront la terre en héritage.
Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés !
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés !
Heureux les miséricordieux : ils obtiendront miséricorde !
Heureux les cœurs purs : ils verront Dieu !
Heureux les artisans de paix : ils seront appelés fils de Dieu !
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des cieux est à eux !
Heureux serez-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi.
Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux !

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (5, 13-16)

En ces temps-là, Jésus disait à ses disciples :
« Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel devient fade, comment lui rendre de la saveur ? Il ne vaut plus rien : on le jette dehors et il est piétiné par les gens.
Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée.
Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison.
De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (7, 21.24-29)

En ces temps-là, Jésus disait à ses disciples :
Ce n’est pas en me disant : “Seigneur, Seigneur !” qu’on entrera dans le royaume des Cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est aux cieux.
Ainsi, celui qui entend les paroles que je dis là et les met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a construit sa maison sur le roc.
La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé et se sont abattus sur cette maison ; la maison ne s’est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc.

Et celui qui entend de moi ces paroles sans les mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a construit sa maison sur le sable.
La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé, ils sont venus battre cette maison ; la maison s’est écroulée, et son écroulement a été complet. »
Lorsque Jésus eut terminé ce discours, les foules restèrent frappées de son enseignement, car il les enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme leurs scribes.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (19, 3-6)

En ces temps-là, des pharisiens s’approchèrent de lui pour le mettre à l’épreuve ; ils lui demandèrent :
« Est-il permis à un homme de renvoyer sa femme pour n’importe quel motif ? »
Il répondit : « N’avez-vous pas lu ceci ? Dès le commencement, le Créateur les fit homme et femme, et dit : À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair.
Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (22, 35-40)

En ces temps-là, un docteur de la loi posa une question à Jésus pour le mettre à l’épreuve :
« Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? »

Jésus lui répondit :
« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Tout ce qu’il y a dans l’Écriture, – dans la Loi et les Prophètes – dépend de ces deux commandements. »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc (10, 6-9)

Jésus disait à ses disciples :
Au commencement de la création, Dieu les fit homme et femme. À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tout deux deviendront une seule chair. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean (2, 1-11)

En ces temps-là, il y eut un mariage à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là. Jésus aussi avait été invité au repas de noces avec ses disciples. Or, on manqua de vin; la mère de Jésus lui dit :
« Ils n’ont pas de vin ».
Jésus lui répond : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue ».
Sa mère dit aux serviteurs : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le ».

Or, il y avait là six jarres de pierre pour les ablutions rituelles des Juifs ; chacune contenait deux à trois mesures,  environ cent litres. Jésus dit aux serviteurs :
« Remplissez d’eau les jarres».
Et ils les remplirent jusqu’au bord. Il leur dit :
« Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas ».
Ils lui en portèrent et celui-ci goûta l’eau changée en vin. Il ne savait pas d’où venait ce vin, mais les serviteurs le savaient bien, eux qui avaient puisé l’eau. Alors le maître du repas appelle le marié et lui dit :
« Tout le monde sert le bon vin en premier, et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon. Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant ».
Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit.
C’était à Cana en Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean (15, 9-12)

En ces temps-là, Jésus disait à ses disciples :
« Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés.
Demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour.
Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite.
Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. »

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (15, 12-16)

En ces temps-là,  Jésus disait à ses disciples :
« Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.
Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.
Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande.
Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître.
Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure.
Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera. »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean (17, 20-26)

En ces temps-là, les yeux levés au ciel,  Jésus priait ainsi :
« Père, Je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi.
Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé.
Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’a donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes moi en eux, et toi en moi.
Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un, afin que le monde sache que tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé.

(On peut ne pas lire la partie entre crochets).
[Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, ils soient eux aussi avec moi, et qu’ils contemplent ma gloire, celle que tu m’as donnée parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde. Père juste, le monde ne t’a pas connu, mais moi je t’ai connu, et ceux-ci ont reconnu que tu m’as envoyé. Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître, pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que moi aussi, je sois en eux. »]

Le psaume

Psaume 32
La joie de notre cœur vient de Dieu

Seigneur, ton amour soit sur nous,
comme notre espoir est en toi.
ou
Toute la terre, Seigneur,
est remplie de ton amour.

Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu,
heureuse la nation qu’il s’est choisie pour domaine!
Du haut des cieux, le Seigneur regarde:
il voit la race des hommes.

Dieu veille sur ceux qui le craignent,
qui mettent leur espoir en son amour,
Nous attendons notre vie du Seigneur:
il est pour nous un appui, un bouclier.

La joie de notre coeur vient de lui,
notre confiance est dans son nom très saint.
Que ton amour, Seigneur, soit sur nous
comme notre espoir est en toi!

Psaume 33 
Goûtez et voyez comme est bon le Seigneur

Je bénirai le Seigneur toujours et partout
ou
Goutez et voyez comme est bon le Seigneur
ou
Qui cherche Dieu ne manque d’aucun bien

Je bénirai le Seigneur en tout temps,
sa louange sans cesse à mes lèvres.
Je me glorifierai dans le Seigneur:
que les pauvres m’entendent et soient en fête!

Magnifiez avec moi le Seigneur,
exaltons tous ensemble son nom.
Je cherche le Seigneur, il me répond :
de toutes mes frayeurs, il me délivre.

Qui regarde vers lui resplendira,
sans ombre ni trouble au visage.
Un pauvre crie; le Seigneur entend :
il le sauve de toutes ses angoisses.

L’ange du Seigneur campe à l’entour
pour libérer ceux qui le craignent.
Goûtez et voyez: le Seigneur est bon !
Heureux qui trouve en lui son refuge !

Psaume 111 (112)
Heureux qui aime entièrement la volonté de Dieu

Heureux qui craint le Seigneur qui aime entièrement sa volonté !
ou
Heureux l’homme qui marche suivant la loi de Dieu !
ou
Alléluia !

Heureux qui craint le Seigneur,
qui aime entièrement sa volonté!
Sa lignée sera puissante sur la terre;
la race des justes est bénie.

Les richesses affluent dans sa maison:
à jamais se maintiendra sa justice.
Lumière des coeurs droits, il s’est levé dans les ténèbres,
homme de justice, de tendresse et de pitié.

L’homme de bien a pitié, il partage;
il mène ses affaires avec droiture.
Cet homme jamais ne tombera;
toujours on fera mémoire du juste.

Il ne craint pas l’annonce d’un malheur:
le coeur ferme, il s’appuie sur le Seigneur.
Son coeur est confiant, il ne craint pas:
il verra ce que valaient ses oppresseurs.

A pleines mains, il donne au pauvre;
à jamais se maintiendra sa justice,
sa puissance grandira, et sa gloire!

Psaume 102
L’amour du Seigneur est pour toujours

Béni sois-tu, Seigneur,
Dieu de tendresse et d’amour !
ou
Mon âme, bénis le Seigneur,
proclame les louanges de son nom très saint.

Bénis le Seigneur, ô mon âme,
bénis son nom très saint, tout mon être !
Bénis le Seigneur, ô mon âme,
n’oublie aucun de ses bienfaits !

Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d’amour ;
comme la tendresse du père pour ses fils,
la tendresse du Seigneur pour qui le craint !

Mais l’amour du Seigneur, sur ceux qui le craignent,
est de toujours à toujours,
et sa justice pour les enfants de leurs enfants,
pour ceux qui gardent son alliance.

Psaume 127
Tu verras les fils de tes fils

Que le Seigneur te bénisse tous les jours de ta vie !
ou
Heureux qui craint le Seigneur et marche selon ses voies !

Heureux qui craint le Seigneur
et marche selon ses voies!
Tu te nourriras du travail de tes mains:
Heureux es-tu ! A toi, le bonheur!

Ta femme sera dans ta maison
comme une vigne généreuse,
et tes fils, autour de la table,
comme des plants d’olivier.

Voilà comment sera béni
l’homme qui craint le Seigneur.
De Sion, que le Seigneur te bénisse!

Tu verras le bonheur de Jérusalem
tous les jours de ta vie,
et tu verras les fils de tes fils.

Psaume 144
Le Seigneur est plein d’amour

Proche est le Seigneur
de ceux qui l’invoquent.
ou
Beni sois-tu Seigneur :
Dieu de tendresse et d’amour

Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d’amour;
la bonté du Seigneur est pour tous,
sa tendresse, pour toutes ses œuvres.

Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce
et que tes fidèles te bénissent !
Les yeux sur toi, tous, ils espèrent :
tu leur donnes la nourriture au temps voulu.

Le Seigneur est juste en toutes ses voies,
fidèle en tout ce qu’il fait.
Il est proche de ceux qui l’invoquent,
de tous ceux qui l’invoquent en vérité.

Psaume 148
Vous tous bénissez le Seigneur

Alléluia, louez le Seigneur, alléluia, alléluia !
ou
Chantons le nom du Seigneur
et rendons gloire à notre Dieu

Louez le Seigneur du haut des cieux,
louez-le dans les hauteurs.
Vous, tous ses anges, louez-le,
louez-le, tous les univers.

Louez-le, soleil et lune,
louez-le, tous les astres de lumière ;
vous, cieux des cieux, louez-le,
et les eaux des hauteurs des cieux.

Les rois de la terre et tous les peuples,
les princes et tous les juges de la terre ;
tous les jeunes gens et jeunes filles,
les vieillards comme les enfants.

Qu’ils louent le nom du Seigneur,
le seul au-dessus de tout nom ;
sur le ciel et sur la terre, sa splendeur :
il accroît la vigueur de son peuple.

Textes Profanes

L’amour commence lorsque l’on préfère l’autre à soi-même, lorsqu’on accepte sa différence et sa liberté.

Accepter que l’autre soit habité par d’autres présences que la nôtre, n’avoir pas la prétention de répondre à tous ses besoins, à toutes ses attentes, ce n’est pas se résigner à l’infidélité à notre égard, c’est vouloir, comme la plus haute preuve d’amour, que l’autre soit d’abord fidèle à lui-même.

Même si cela est souffrance pour nous, c’est une souffrance féconde parce qu’elle nous oblige à nous déprendre de nous-mêmes, à vivre intensément cette dépossession enrichissante : dans la plus amoureuse étreinte, c’est un être libre que nous étreignons, avec tous ses possibles, même ceux qui nous échappent.

Roger Garaudy

Cela m’étonne toujours, dit Dieu d’entendre les gens dire : “Nous sommes mariés !…”
Comme si on se mariait un jour ! Laissez-moi rire. Comme si on se mariait une fois pour toutes. Ils croient que c’est arrivé, et qu’ils peuvent vivre, vivre de leurs rentes d’amour de gens mariés.
Comme si on se mariait un jour. Comme s’il suffisait de se donner une fois, une fois pour toutes.
Comme si Moi-même j’avais fait le monde en un jour ;
Comme s’il ne fallait pas, à tout prix, pour un bon sens enfin, se marier tous les jours que je fais.
Les hommes ne doutent de rien ! Deux moitiés ont tant à marier !
Quand on a été vingt ans seul, jeune homme seul, jeune fille seule, si différents, de souches étrangères l’une et l’autre depuis des générations d’antan.
Que de choses à donner et à recevoir. Que de choses à recevoir et à donner, mes enfants !

Péguy

Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs,
Au mois de mai, dans le jardin qui s’ensoleille,
Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants,
Et comme chaque jour je t’aime davantage
Aujourd’hui plus qu’hier et bien moins que demain
Qu’importeront alors les rides du visage,
Si les mêmes rosiers parfument le chemin.
C’est vrai, nous serons vieux, très vieux, faiblis par l’âge,
Mais plus fort chaque jour je serrerai ta main,
Car vois-tu, chaque jour je t’aime davantage :
Aujourd’hui plus qu’hier et bien moins que demain !
Nous nous regarderons, assis sous notre treille,
Avec des yeux remplis des pleurs de nos vingt ans…
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs.

Rosemonde Gérard

Je fais le rêve que les hommes un jour, se lèveront et comprendront enfin qu’ils sont faits pour être frères.
Je fais encore le rêve, ce matin, qu’un jour, chaque étranger de ce pays, chaque homme de couleur dans le monde entier soit jugé sur sa valeur personnelle plutôt que sur la couleur de sa peau, et que tous les hommes respecteront la dignité de la personne humaine.
Je fais encore le rêve qu’un jour la justice ruissellera comme l’eau et la droiture comme un fleuve puissant. Je fais encore le rêve aujourd’hui que dans toutes les hautes sphères de l’État et dans toutes les municipalités, entreront des citoyens élus qui rendront justice, aimeront la pitié et marcheront humblement dans les voies de leur Dieu.
Je fais encore le rêve qu’un jour la guerre prendra fin, que les hommes transformeront leurs épées en socs de charrues et leurs lances en ébranchoirs, que les nations ne s’élèveront plus les unes contre les autres et qu’elles n’envisageront plus la guerre. Je fais encore le rêve que grâce à cette foi, nous serons capables de repousser au loin les tentations de désespoir et de jeter une nouvelle lumière sur les ténèbres du pessimisme.
Oui, grâce à cette foi, nous serons capables de hâter le jour où la paix régnera sur la terre et la bonne volonté entre les hommes.
Ce sera un jour merveilleux, les étoiles chanteront ensemble et les fils de Dieu pousseront des cris de joie.

Martin Luther King

Être unis, c’est le bout du monde, le cœur de l’homme s’agrandit, le bout du monde se rapproche. Le cœur des peuples bat plus fort, le cœur des peuples bat la terre, et la moisson sera parfaite.
Notre travail et un défi, jeté aux maîtres, aux frontières, nous voulons travailler pour nous. Nous prendrons jour malgré la nuit, nous oublierons nos ennemis, la victoire est éblouissante.
Nous avons pénétré le feu, il faut qu’il nous soit la santé, nous nous levons comme les blés. Et nous ensemençons l’amour.

Paul Eluard

Je ne savais pas que tout pouvait soudain se mettre à exister parce qu’un autre existait…
Je ne savais pas que le monde pouvait s’arrêter d’être, les hommes de vivre, les femmes de marcher, les enfants de sourire, et le temps de passer parce qu’un seul me manquerait…
Je ne savais pas que la terre pouvait être belle, aujourd’hui je sais qu’elle est belle puisqu’elle te porte…
Je ne savais pas que l’on pouvait chanter autrement que pour meubler le silence. La nuit était mon domaine et je ne savais pas que l’on pouvait aimer le jour.Je ne savais pas que je pouvais vivre…
Je ne savais pas que le visage d’un autre pouvait contenir tout l’univers, que son regard soudain fermé pouvait éteindre toutes les lumières et rallumer une à une les étoiles en accueillant le mien…
Je croyais que souffrir c’était subir la vie, je ne savais pas que souffrir, ce pouvait être lutter pour vivre…Non, vois-tu, de tout cela, vraiment, je ne savais rien…

Naël

– (…) Qu’est-ce que signifie « apprivoiser » ?
– C’est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie « créer des liens… »
– Créer des liens ?
– Bien sûr, dit le renard. Tu n’es encore pour moi qu’un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n’ai pas besoin de toi. Et tu n’as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu’un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m’apprivoises, nous aurons besoin l’un de l’autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde…
– Je commence à comprendre, dit le petit prince. Il y a une fleur… je crois qu’elle m’a apprivoisé…

(…)

– Ma vie est monotone. Je chasse les poules, les hommes me chassent. Toutes les poules se ressemblent, et tous les hommes se ressemblent. Je m’ennuie donc un peu. Mais, si tu m’apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée. Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres. Les autres pas me font rentrer sous terre. Le tien m’appellera hors du terrier, comme une musique. Et puis regarde ! Tu vois, là-bas, les champs de blé ? Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c’est triste ! Mais tu as des cheveux couleur d’or. Alors ce sera merveilleux quand tu m’auras apprivoisé ! Le blé, qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j’aimerai le bruit du vent dans le blé…

Le renard se tut et regarda longtemps le petit prince :
– S’il te plaît… apprivoise-moi ! Dit-il.

(…)

Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t’assoiras d’abord un peu loin de moi, comme ça, dans l’herbe. Je te regarderai du coin de l’œil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t’asseoir un peu plus près…

Antoine de Saint-Exupéry

Un mot, un seul, pour tout rassembler, pour tout résumer. Un mot qui n’en finit pas d’être prononcé, qui ne finira jamais de construire. Voici ce mot qui brûle les lèvres ; il monte du fond du cœur, il éclate comme un bonheur. Par lui, toute la création s’est mise à chanter pour transmettre d’âge en âge le sens de la vie, la véritable force qui fait grandir l’humanité.
Un mot ! prononcez-le autour de vous, faites-le grandir au fond de vous, vivez-le les uns avec les autres. Soyez féconds de mille mains tendues, soyez joyeux d’un sourire qui efface les rides ; soyez lumineux de l’esprit qui rappelle à la vie. Ayez en vous le mouvement vers l’autre ; ayez pour vous la force des déracinements, ayez au-delà de vous la seule attitude qui vous sauvera…
Jetez vos vieilles habitudes à la brocante des bons sentiments ; rejetez les fantômes de vos trop vieilles coutumes, abandonnez toutes vos fausses pudeurs pour vivre l’esprit de vérité.
Voici ce mot : il est trop simple, pour qu’on le vive seul ; il est trop pur pour que nous puissions nous y accrocher de notre propre force; il est trop doux pour la dureté de nos cœurs, pour la complexité de nos tendresses. Alors, courage ! par lui, le monde fut vaincu.
Il suffit de ce précepte : AIMER.

J. Rieux

Si vous savez vous aimer d’amour véritable, aucune souffrance humaine ne passera près de vous sans qu’il vous soit intolérable de ne pas la partager…
Si vous savez vous aimer, il y a des choses auxquelles vous ne pourrez pas vous habituer; toutes ces choses qui font souffrir et mourir les autres; il y des lâchetés devant lesquelles, obstinément, comme des enfants simples et qu’on ne peut corrompre, et dans l’intransigeance de votre amour, vous direz: non, parce qu’elles sont homicides.
Non seulement, vous ne bâtirez jamais un bonheur de mensonge sur le malheur et l’exploitation des autres – c’est monnaie courante pourtant – mais vous porterez sur le plan professionnel cette volonté de rendre heureux les autres, de les élever à Dieu en les respectant comme fils de Dieu, en les servant tout simplement comme des frères. Vous ne refuserez jamais de voir la vérité en face, vous ne vous endurcirez pas le cœur.

Lyonnet

L’espoir ça vient d’on ne sait où, ça va plus loin que nous.
L’espoir ça nous colle à la peau, ça nous enracine au ciel, ça nous enlace les bras et les mains.
L’espoir ça nous étouffe à en crever, à en crier, à en vivre sans fin.
Fragile, si fragile, comme la fleur des blés il ensemence nos chemins,
il nourrit nos après-demain et fait éclater nos rires plus loin que la terre.
Écrit en rouge sur les murs des prisons, il se nomme LIBERTÉ
Écrit en noir sur les portes des princes, il se nomme JUSTICE
Écrit en bleu sur le gris de nos villes, il se nomme HORIZON
Écrit en blanc sur les robes des filles, il se nomme PRINTEMPS
Écrit en rose sur les fleurs de nos mains, il se nomme FRATERNITÉ
Écrit en transparence dans les yeux des enfants, il se nomme VIVRE
Écrit en arc-en-ciel sur le soleil couchant, il se nomme DEMAIN.

Il est bon d’aimer: car l’amour est difficile. L’amour d’un être humain pour un autre, c’est peut-être l’épreuve la plus difficile pour chacun de nous, c’est le plus haut témoignage de nous même; l’œuvre suprême dont toutes les autres ne sont que des préparations.

(…)

L’amour ce n’est pas des l’abord se donner, s’unir à un autre. L’amour, c’est l’occasion unique de mûrir, de prendre forme, de devenir soi-même un monde pour l’amour de l’être aimé.
C’est une haute exigence, une ambition sans limite, qui fait de celui qui aime un élu qu’appelle le large.

Rainer-Maria RILKE

Ne vous imaginez pas que l’Amour, pour être vrai, doit être extraordinaire.
Ce dont on a besoin, c’est de continuer à aimer.
Comment une lampe brille-t-elle, si ce n’est pas par l’apport continuel de petites gouttes d’huile ?
Qu’il n’y ait plus de gouttes d’huile, il n’y aura plus de lumière,
Et l’époux dira : «je ne te connais pas.»
Mes amis, que sont ces gouttes d’huile dans nos lampes ?
Elles sont les petites choses de la vie de tous les jours ;
La joie, la générosité, les petites paroles de bonté,
L’humilité et la patience, Simplement aussi une pensée pour les autres,
Notre manière de faire silence, d‘écouter, de regarder, de pardonner, De parler et d’agir.
Voilà les véritables gouttes d’Amour qui font brûler toute une vie d’une vive flamme.
Ne cherchez donc pas Jésus au loin ; Il n’est pas que là-bas, il est en vous.
Entretenez bien la lampe et vous le verrez.

Mère Térésa

Seigneur, nous te confions notre amour pour qu’il ne meure jamais
Fais que sa source soit en toi pour que chacun de nous cherche à aimer plus qu’à être aimé, à donner plus qu’à recevoir.
Fais que les jours de joie ne nous enlisent pas dans l’indifférence au reste du monde.
Fais que les jours de peine ne nous désemparent pas mais cimentent notre amour.
Seigneur, toi qui es la Vie, donne-nous de ne jamais refuser la vie qui voudra naître de notre amour.
Seigneur, toi qui es la Vérité, donne-nous de ne jamais refuser la vérité mais de rester transparents l’un à l’autre.
Seigneur, toi qui es le Chemin, donne-nous de ne jamais nous alourdir la marche mais d’avancer la main dans la main.

Sœur Emmanuelle

J’ai écrit ton nom sur le sable, mais la vague l’a effacé.
J’ai gravé ton nom sur un arbre, mais l’écorce est tombée.
J’ai incrusté ton nom dans le marbre, mais la pierre a cassé.
J’ai enfoui ton nom dans mon cœur, et le temps l’a gardé.

Gustave THIBON

Aimer, c’est Donner
Aimer, c’est Accueillir
Aimer, c’est Offrir
Aimer, c’est Demander
Aimer, c’est Refuser
Aimer, c’est Pardonner
Aimer, c’est Remercier
Aimer, c’est Respecter
Aimer, c’est Durer

Pouvoir dire à quelqu’un : « mon amour » ou « je t’aime » engage et rend responsable.
« Aimer » est à la fois difficile et formidable.
Aimer, c’est lutter.

Rien n’est définitivement acquis. Il n’y a pas de secteur qui ne soit terrain de lutte : la relation aux autres, la prise de responsabilité, l’équilibre de vie
Aimer, c’est souffrir.

L’amour est purifié au creuset de l’épreuve.
C’est dur à vivre et ça fait mal lorsque se perd la confiance. Il faut réapprendre à aimer et ne pas se tenir rigueur du passé.
Aimer, c’est pardonner.
Aimer, c’est donner.

Donner ce que l’on a, donner ce que l’on est, donner son esprit, son cœur et son corps.
Aimer, c’est donner gratuitement, sans rien attendre en retour. Aimer, c’est donner la vie. Aimer, c’est donner sa vie.
Aimer, c’est le seul commandement.

Lorsque tu aimes, de tout ton cœur. Ne crains jamais de montrer ton amour.
Que ton amour soit comme un livre ouvert que toutes et tous puissent le lire.
C’est la chose la plus merveilleuse au monde, l’amour ne rend pas aveugle, mais il voit le meilleur chez l’être aimé et ainsi il fait émerger le meilleur.

Eillen Caddy

Beaucoup hésitent devant l’Amour : la tâche leur semble trop lourde, et ils n’en touchent pas d’abord le salaire.
Ils se disent : « Vas-tu tenter l’aventure ? »
Et pourtant, s’ils voyaient la récompense qu’Amour donne à la fin, je vous le dis bien franchement : ils tenteraient l’aventure sans craindre leur misère !

Hadewijch d’Anvers

« Quel merveilleux joug pour deux chrétiens qu’une même espérance, une même loi, un même service ! Ils sont tous deux frères, tous deux compagnons d’esclavage. Rien ne les divise dans la chair ou l’esprit. Ils sont, en vérité, deux en une seule chair, et là où est une seule chair est aussi un seul esprit. Ensemble ils prient, ensemble se mettent à genoux, ensemble jeûnent. Ils s’instruisent l’un l’autre, se soutiennent l’un l’autre. Dans l’Eglise de Dieu, ils vont côte à côte, partageant le repas de Dieu, affrontant d’un même cœur les épreuves, les persécutions, ensemble se réconfortant. De l’un à l’autre, point de secret, point de faux-fuyant, point de chagrin. En toute liberté, ils visitent les malades, nourrissent les affamés. Ils font l’aumône sans anxiété, accomplissent leurs devoirs quotidiens sans entraves ; ils ne se signent point à la dérobée, ne rendent point grâces en tremblant, ne demandent point de bénédiction en silence. Chez eux retentissent hymnes et psaumes : c’est à qui au Seigneur chantera les plus belles louanges. Le Christ se complaît à les regarder, à les entendre, et leur envoie sa paix. Là où deux sont assemblés, Il est. »

Tertullien à sa femme (vers 200)

Dieu a lié la femme à l’homme par le serment de fidélité, qui jamais ne doit être rompu.
Ainsi la femme et l’homme forment une harmonie qui ressemble exactement à celle du corps et de l’âme, que Dieu unit.

Sainte Hildegarde

Tout l’Univers obéit à l’Amour ;
Belle Psyché, soumettez-lui votre âme.
Les autres dieux à ce dieu font la cour,
Et leur pouvoir est moins doux que sa flamme.
Des jeunes cœurs c’est le suprême bien
Aimez, aimez ; tout le reste n’est rien.
Sans cet Amour, tant d’objets ravissants,
Lambris dorés, bois, jardins, et fontaines,
N’ont point d’appâts qui ne soient languissants,
Et leurs plaisirs sont moins doux que ses peines.
Des jeunes cœurs c’est le suprême bien
Aimez, aimez ; tout le reste n’est rien.

Jean de La Fontaine

Tout Amour est un peu comme un jardin : s’il n’est pas entretenu, on y trouve ronces et orties ; si les amoureux sont de bons jardiniers attentifs, ils créeront un lieu d’agrément pour eux et pour leur environnement.
Certes, ils ne pourront éviter les caprices du temps, la sécheresse, les inondations et, plus violente, la grêle.
Mais après toutes les mauvaises années, après les désastres, on n’a jamais vu des jardiniers abandonner une bonne terre aux mauvaises herbes …

Seul celui qui sait être exigeant pour lui-même, au nom de l’amour, peut aussi demander aux autres l’amour.
Car l’amour est exigeant.

Saint Jean-Paul II

L’amour est la vie de notre cœur ; et comme le contrepoids donne le mouvement à toutes les pièces mobiles d’une horloge, aussi l’amour donne à l’âme tous les mouvements qu’elle a.

Saint François de Sales