La communion des saints, le lien vivant entre Dieu, nos défunts et nous

COMMÉMORATION DES DÉFUNTS (dimanche 2 novembre 2025). Dieu n’a pas fait la mort, il ne se réjouit pas de voir mourir les êtres vivants. La mort est un passage: Jésus est lui-même la Pâque, le passage, la porte. Nos défunts ont rencontré Dieu dans un face à face qu’on ne peut même pas imaginer. Ce regard nous transfigure, nous divinise : c’est la communion des saints…. 👉 Retrouvez l’homélie de ce dimanche.

illustration homélie
Le père Daniel Boué, curé de la paroisse Saint Judicaël en Brocéliande

Daniel Boué,
curé de la paroisse
Saint-Judicaël en Brocéliande

En ce matin du 2 novembre, jour dédié à nos défunts. Regardons s’il y a une communion avec eux, ou encore la communion des saints.

Nos défunts ont vécu ce passage que nous appelons la mort. Pour nombre de croyants, la fin de la vie terrestre est une décision divine. Mais nous lisons dans le Livre de la Sagesse, écrit au premier siècle avant Jésus-Christ : « Dieu n’a pas fait la mort, il ne se réjouit pas de voir mourir les êtres vivants ». Pourtant, nous avons souvent du mal à croire à cette phrase biblique ; parfois, on va même jusqu’à déformer ce message, comme si la mort était un châtiment divin.

 

Ce n’est pas Dieu qui décide de la mort. Le Dieu des vivants ne retire pas la vie, il est celui qui la donne. Il appelle à lui pour une vie qui traverse la mort, à la suite du Christ

 

Mais en s’incarnant, Dieu est venu nous dire que la mort est un passage. Jésus nous explique cela en particulier à travers une parabole : Jésus nous parle d’un homme qui prévoit d’agrandir ses greniers pour y entasser ses richesses. Dieu dit à cet homme : « Cette nuit même, on va te redemander ta vie. » Dieu ne dit pas « Je », mais « On va te redemander ta vie ».

« On », parce que ce n’est pas Dieu qui décide de la mort. Le Dieu des vivants ne retire pas la vie, il est celui qui la donne. Il appelle à lui pour une vie qui traverse la mort, à la suite du Christ. Ce destin n’est pas une fin, mais une ouverture: la mort est le passage nécessaire vers une autre naissance.

Notre vie, qui est éternelle, franchit la naissance et la mort. Elle est étroite, la porte ; il est resserré, le chemin qui conduit à la vie. La porte étroite n’est pas celle de la mort, mais bien celle de la vie. Elle n’est pas une menace, mais la vérité simple d’une dépossession heureuse. Nous ne pouvons atteindre la vie vraie qu’en étant nous-mêmes, rien de plus.

Jésus est lui-même la Pâque, le passage, la porte. Par lui, avec lui, en lui, la mort devient une traversée vers la vie pleine, la vie en Dieu.

C’est pourquoi, en faisant le lien avec la fête religieuse que nous avons vécue hier — la fête de tous les saints — il y a désormais une communion avec nos défunts, que nous appelons la communion des saints.

 

Nos défunts ont rencontré Dieu dans un face-à-face de lumière et de vérité. Ils nous regardent du regard de Dieu, qui nous transfigure : c’est cela, la communion des saints.

 

La communion des saints, c’est quoi ? La mort a un pouvoir destructeur, sauf sur une chose : le pouvoir d’amour. La relation d’amour que nous avons pu tisser avec ceux que nous avons aimés. Nos défunts ont rencontré Dieu dans un face-à-face qu’on ne peut même pas imaginer. Ce face-à-face est un face-à-face de lumière, un face-à-face de vérité. Et aujourd’hui, ils ont fait le choix de cet Amour, de cette Lumière, de cette Vérité. Ils nous regardent, en fait, de ce même regard — qui est le regard de Dieu. Ce regard nous transfigure, nous divinise. C’est cela, la communion des saints.

De ce fait, ils peuvent parfois nous donner des signes. Pourtant, nous avons souvent du mal à croire à ces signes donnés par nos défunts. Je pense qu’il faut faire confiance à ces signes. Bien sûr, il ne s’agit pas de les exiger, mais de les recevoir. Car nos défunts sont vraiment proches de cette sainteté. Il est donc toujours important de prier pour eux et de reconnaître ces cadeaux qu’ils continuent à nous donner.

 

 

père Daniel Boué
curé de la paroisse Saint-Judicaël en Brocéliande

  • Messes dominicales
    • Samedi 8 novembre 2025, à 9h30, au Thélin et à 11 h à Plélan-le-Grand (église Saint-Pierre). Messe anticipée.
    • Dimanche 9 novembre 2025, à 9 h 30 à Maxent  et à 11 h à Plélan-le-Grand (église Saint-Pierre). Dédicace de la Basilique du Latran.
    • Samedi 15 novembre 2025, à 18h, à Paimpont (église abbatiale). Messe anticipée.
    • Dimanche 16 novembre 2025, à 9h30, à Treffendel et à 11h, à Plélan-le-Grand (église Saint-Pierre). Journée mondiale des pauvres. Quête pour le Secours catholique.
  • Messe du 11-Novembre
    • Mardi 11 novembre 2025, à 10h30 à Plélan (église Saint-Pierre). Messe en mémoire des anciens combattants (commémoration de l’Armistice 1914-1918).