Être diacre pour Pierre Rivalan, c’est «s’engager, partager, être signe du Christ»

5e DIMANCHE DU CARÊME (dimanche 22 mars 2026). Pour ses dix ans de diaconat, Pierre Rivalan a partagé ce qui le guide : s’engager, partager simplement, vivre des échanges fraternels et être, humblement, signe du Christ. Lors des messes des 21 et 22 mars 2026, il est revenu sur cet appel reçu il y a presque dix ans jour pour jour. Ce qu’il a partagé rejoint l’Évangile de Lazare: Jésus s’approche, écoute, partage la peine de Marthe et Marie et tourne les cœurs vers le Père qui aime… 👉 Retrouvez son homélie.

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Dimanche 22 mars 2026 à Plélan‑le‑Grand, Pierre Rivalan a rappelé, pour ses dix ans de diaconat, que le diacre est appelé à “être signe du Christ, humblement, au milieu du monde”.
Dimanche 22 mars 2026 à Plélan‑le‑Grand, Pierre Rivalan a rappelé, pour ses dix ans de diaconat, que le diacre est appelé à “être signe du Christ, humblement, au milieu du monde”.
Pierre Rivalan, diacre de la paroisse Saint Judicaël en Brocéliande.

Pierre Rivalan,
diacre de la paroisse
Saint Judicaël en Brocéliande

Nous allons commencer par invoquer l’Esprit Saint. Je vais vous demander, si vous le souhaitez, de fermer les yeux.
« Viens, Esprit de sainteté,
Viens, Esprit de lumière,
Viens, Esprit de feu,
Viens nous embraser »

L’esprit va être au cœur de ce dimanche. Il y a quelque temps, Jésus est monté au désert. J’avais consacré une homélie à ce moment‑là. Je vous avais alors parlé du chiffre « 40 ».  Dans le 40, il y avait le 4 et le 10. Je vais m’arrêter sur le 4 qui était comme la boussole, les 4 points cardinaux.
Dans sa catéchèse, Jésus nous invite à réfléchir sur plusieurs points.

Dimanche 22 mars 2026, à Plélan-le-Grand, Pierre Rivalan a rappelé que chacun reçoit l’Esprit au baptême, cet Esprit qui nous anime et nous met en route.
Dimanche 22 mars 2026, à Plélan-le-Grand, Pierre Rivalan a rappelé que "chacun reçoit l’Esprit au baptême, cet Esprit qui nous anime et nous met en route".

Pendant ce temps de Carême, le premier point que nous avons abordé, lors du premier dimanche, était la Transfiguration : Jésus monte sur la montagne et reçoit du Père la révélation de sa divinité. Le Père déclare alors : « Celui‑ci est mon Fils bien‑aimé ; en lui j’ai mis tout mon amour. Écoutez‑le. » C’était donc le premier dimanche de Carême : cette montée sur la montagne avec les disciples.

Le deuxième dimanche de Carême, nous avions la Samaritaine : cette femme pécheresse qui s’approche de Jésus, qui vient à sa rencontre au puits pour puiser de l’eau. Là, Jésus lui dit : « Je vais te donner l’eau vive », l’eau vive du Baptême. Ce temps de Carême est aussi, vous le savez, un cheminement pour les catéchumènes, invités à suivre ce parcours. L’eau vive fait donc partie de cette nourriture spirituelle : nous sommes appelés à revenir à la source.

Le troisième épisode, si vous vous rappelez, c’est l’aveugle‑né. Dans l’Évangile, on entendait cette question : « Est‑ce que c’est la faute des parents s’il est né aveugle ? » Cet épisode venait nous interpeller sur ce qui peut parfois nous encombrer : nos souffrances, nos fragilités, nos péchés. Là, Jésus vient nous ouvrir les yeux ; il oriente notre regard vers ce qui est essentiel. C’était le troisième temps de ce Carême.

Lors de son homélie, dimanche 22 mars 2026 à Plélan‑le‑Grand, Pierre Rivalan a rappelé le chemin parcouru depuis le début du Carême : la lumière de la Transfiguration, l’eau vive promise à la Samaritaine et le regard ouvert de l’aveugle‑né.
Lors de son homélie, dimanche 22 mars 2026 à Plélan‑le‑Grand, Pierre Rivalan a rappelé le chemin parcouru depuis le début du Carême : la lumière de la Transfiguration, l’eau vive promise à la Samaritaine et le regard ouvert de l’aveugle‑né.

Aujourd’hui, avec l’épisode de l’Évangile de Lazare, nous sommes invités à regarder la mort en face. Jésus vient nous accompagner encore une fois pour nous expliquer, pour faire sa catéchèse, pour dire ce qu’est vraiment la vie véritable au travers de la mort. À travers la mort, il vient à notre rencontre, dans un événement très concret qui, nous le savons bien, peut parfois nous perturber. C’est-à-dire que la mort peut amener de la peur, de l’angoisse. C’est humain.

Jésus vient dans cette réalité terrestre essayer de nous expliquer encore une fois ce qu’est véritablement la vie en Dieu. Comme Dieu l’a dit à son Fils sur la montagne, il vient nous dire à chacun, dans notre baptême : « Vous êtes mes enfants bien‑aimés, j’ai mis mon amour en chacun de vous. » L’amour de Dieu se trouve en chacun de nous.

Et comment ? C’est pour cela que j’ai démarré par cette invocation à l’Esprit : c’est l’Esprit de notre baptême, l’Esprit qui nous est donné par Dieu à chacun, qui doit nous amener à ce cheminement vers la vie entière et pleine. Cet Esprit vient nous animer.

Dans cet Évangile, Jésus pleure : cela n’empêche pas notre quotidien, cela n’empêche pas nos souffrances, cela n’empêche pas nos péchés. Mais Jésus vient nous dire, avec son Esprit, que ce qui compte, c’est la relation vers le Père.

Ce qui compte pour chacun de nous, c’est de retrouver et de glorifier le Fils dans le Père. Dans cet épisode de la mort et de la résurrection de Lazare, ce n’est pas simplement cet événement humain qui est important : c’est le regard que nous portons sur ce passage, sur ce passage de cette mort à la vie.

Dimanche 22 mars 2026, à l’église de Plélan‑le‑Grand, Pierre Rivalan a souligné que Jésus rejoint nos peurs et nos larmes, comme devant la tombe de Lazare, pour ouvrir un chemin vers le Père qui aime.
Dimanche 22 mars 2026, à l’église de Plélan‑le‑Grand, Pierre Rivalan a souligné que Jésus rejoint nos peurs et nos larmes, comme devant la tombe de Lazare, pour ouvrir un chemin vers le Père qui aime.

Dans cet Évangile, Jésus, pour nous aider à comprendre, nous donne deux figures : Marthe et Marie. Ces deux figures, nous les connaissons dans un autre épisode, quand Jésus, dans l’amitié, vient à la rencontre de ses amis et que Marthe et Marie l’accueillent à la maison.

Dans cet accueil, Jésus essaye de dire aux deux sœurs que notre cheminement spirituel demande parfois de nous désencombrer de notre quotidien, de nos tâches ménagères, et d’aller à l’essentiel, c’est-à-dire, écouter ce que le Seigneur dit. « Marthe, tu t’inquiètes pour bien des choses ; Marie a choisi la bonne place, celle d’écouter le Christ. »

Et puis, nous avons dans cette réalité de la mort quelque chose de mystérieux, puisque, à un moment, Jésus nous appelle. Jésus appelle Lazare, il lui dit : « sors ». Et vous l’avez observé : comment sort Lazare ? Il a encore des bandelettes : les mains, les pieds liés, la tête enroulée aussi de bandelettes. Si on regarde avec le côté humain, ce n’est pas possible.

Jésus vient nous révéler que l’esprit qui est en Lazare vient le faire sortir de lui‑même. Et nous avons tous des bandelettes autour de nous, qui viennent nous encombrer, qui viennent nous empêcher de voir cette réalité spirituelle. Et ce chemin spirituel, frères et sœurs, nous sommes invités — tous — à le vivre en tant que baptisés. Tous, comme Lazare, nous entendons Jésus nous dire : “sors”. Et après cela : “Laissez‑le”.

Peut‑être, dans le deuil, dans les accompagnements de deuil, y a‑t‑il un moment où il faut lâcher : les larmes qui coulent, bien sûr, mais il y a un moment où il faut que cela apaise. Le deuil doit apaiser et dire : “enfant bien‑aimé de Dieu, tu es accueilli dans les bras du Seigneur”.

 

Et donc, cette dimension du baptisé, de la foi — la foi en ce Dieu qui nous aime — nous avons tous ce cheminement à faire, comme Marthe qui, au début, doute ; c’est‑à‑dire qu’elle dit : “Jésus, si tu avais été là, Lazare ne serait pas mort”. Et Jésus attend. Jésus ne vient pas tout de suite, parce que, pour lui, ce qui est important dans ce qu’il va témoigner, ce n’est pas la résurrection en elle‑même, c’est vers où elle nous amène : vers le Dieu qui nous aime.

En méditant l’Évangile de Lazare, Pierre Rivalan a rappelé, dimanche 22 mars 2026, à Plélan-le-Grand, que l’important n’est pas le miracle, mais le Dieu qui aime.
En méditant l’Évangile de Lazare, Pierre Rivalan a rappelé, dimanche 22 mars 2026, à Plélan-le-Grand, que l’important n’est pas le miracle, mais le Dieu qui aime.

Alors, dans les réponses que nous donnons tous au Seigneur… il y a dix ans — dix ans cette semaine — j’ai répondu “oui” au Seigneur en disant : je m’engage, je m’engage sur cette voie avec vous. Je m’engage sur cette voie avec vous, car, effectivement, la diaconie, ce n’est pas simplement de faire les choses, c’est de partager les choses avec vous. C’est être le signe, le signe de quelque chose, le signe de Jésus Christ sur Terre. Puisque c’est bien cela : Jésus Christ est venu sur Terre pour nous révéler le Père…

Et dans la diaconie, dans tous les échanges que nous pouvons avoir les uns avec les autres, nous pouvons essayer — je dis bien essayer, puisqu’il faut rester humbles dans ce que nous sommes — mais être sûrs, dans notre foi, du signe que nous apportons au monde.

 

 

 

 

Pierre Rivalan,
diacre de la paroisse Saint Judicaël en Brocéliande.

Pierre Rivalan (au premier plan) a rappelé que « la diaconie, ce n’est pas de faire les choses, mais de les partager » et qu’il s’agit « d’être humblement signe du Christ au milieu du monde ». Lors de la messe à Plélan‑le‑Grand, dimanche 22 mars 2026, il était entouré — à l’arrière‑plan, de gauche à droite — d’Alexandre Michel, diacre de la paroisse Saint‑Louis‑Marie en Brocéliande, de Michel Montagne, diacre à Saint‑Judicaël, de Daniel Boué, curé de Saint‑Judicaël, et du père Fernand Le Page, prêtre auxiliaire à Paimpont.
Pierre Rivalan (au premier plan) a rappelé que « la diaconie, ce n’est pas de faire les choses, mais de les partager » et qu’il s’agit « d’être humblement signe du Christ au milieu du monde ». Lors de la messe à Plélan‑le‑Grand, dimanche 22 mars 2026, il était entouré — à l’arrière‑plan, de gauche à droite — d’Alexandre Michel, diacre de la paroisse Saint‑Louis‑Marie en Brocéliande, de Michel Montagne, diacre à Saint‑Judicaël, de Daniel Boué, curé de Saint‑Judicaël, et du père Fernand Le Page, prêtre auxiliaire à Paimpont.

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  • Messes dominicales

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    • Samedi 28 mars 2026, à 18h à Treffendel. Messe anticipée.
    • Dimanche 29 mars 2026, à 9h30 à Paimpont et à 11h à Plélan‑le‑Grand (église Saint‑Pierre). Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur. 
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