«A travers nos vocations, nous sommes pasteur d’un troupeau que le Seigneur nous a confié»

4ᵉ DIMANCHE DE PÂQUES (dimanche 25 avril 2026). Ce quatrième dimanche du temps pascal est appelé « dimanche du bon pasteur ». C’est aussi la journée de prière pour les vocations. Le baptême est la première vocation. Il y en a d’autres… 👉 Retrouvez l’homélie de ce dimanche.

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Le diacre de la paroisse Saint-Judicaël pendant l’homélie dominicale, s’adressant à la communauté.
Michel Montagne, diacre de la paroisse Saint-Judicaël en Brocéliande.

Michel Montagne
diacre de la paroisse
Saint-Judicaël en Brocéliande

Mes amis, en méditant les textes que nous venons d’entendre, je me suis demandé si nous nous étions assez réjouis des plus en plus nombreux catéchumènes qui découvrent l’amour de Dieu ?

Et quel que soit le chemin qu’ils ont pris, avons-nous rendu grâce, par exemple, pour Léonie et Gustave qui, il y a 15 jours, ont décidé de suivre leur vrai pasteur qu’est le Christ ?

Avons-nous rendu grâce pour tous ces adultes du monde qui trouvent le bon pasteur ? Saint Pierre en avait baptisé 3 000, mais plus de 10 000 ont été baptisés à Pâques en France.

Ce quatrième dimanche du temps pascal est justement appelé « dimanche du bon pasteur », c’est la Journée mondiale de prière pour les vocations. La première des vocations est celle d’être baptisé ; encore faut-il vivre cela comme une vocation, c’est-à-dire en étant disciple du Christ, en étant à son écoute. Le baptême nous fait devenir prêtre, prophète et roi :

  • prêtre en offrant un sacrifice agréable à Dieu par toute notre vie ;
  • prophète en écoutant la parole de Dieu pour l’annoncer, par des paroles et surtout par des actes ;
  • roi en vivant à l’exemple du Christ serviteur, qui lava les pieds de ses disciples et qui vécut une vraie compassion à l’égard des malades et des pêcheurs.

Oui, chers amis, c’est cela notre vocation de baptisés : en sommes-nous toujours conscients ?

Mais si le baptême est la première des vocations, il y en a d’autres bien sûr : le mariage ; pour un chrétien cela doit être une vocation qui implique d’être fidèle à signifier l’amour du Christ et à en témoigner dans notre vie familiale.

Et puis bien sûr, aujourd’hui, l’Église nous demande de prier pour les vocations de ministres ordonnés et principalement les vocations sacerdotales. Oui, prions le Seigneur d’envoyer des ouvriers à sa moisson : qu’il suscite chez de nombreux jeunes le désir de le servir et de lui consacrer leur vie. Notre Église et notre monde en ont tant besoin.

Toutes ces vocations font le lien entre le pasteur véritable et les pasteurs qu’il appelle et envoie. Tous, à travers nos diverses vocations, nous sommes le pasteur d’un troupeau que le Seigneur nous a confié : nos enfants, nos petits-enfants, nos amis, notre communauté, les fidèles pour les prêtres. Tous faisons partie du troupeau du Seigneur Jésus ; nous lui redisons en ce dimanche notre désir d’être conduits par lui aux sources de la vie, à travers ceux qu’il nous envoie et nous enverra.

La cohérence des textes de ce dimanche nous apparaît clairement ! Ils utilisent la même métaphore du berger. Dans le psaume : « Le Seigneur est mon berger » ; dans la lettre de saint Pierre : « Vous étiez errants comme des brebis ; mais à présent vous êtes revenus vers le berger qui veille sur vous » ; dans l’évangile, Jésus entame un long discours sur le thème du bon berger.

Mais il commence par développer deux autres thèmes : celui de la porte et celui de la voix. Tout d’abord la porte. Elle est à la fois celle par laquelle entre le berger, mais c’est aussi la porte de la vie, car c’est par cette porte unique que sortent les brebis pour aller vers les pâturages. Et Jésus se définit lui-même comme étant cette porte. Il n’y a donc qu’une seule et unique porte, une porte étroite où l’on ne peut passer que l’un après l’autre.

Mais il y a aussi la voix : cette voix spécifique à chaque personne. C’est la raison pour laquelle les brebis reconnaissent sans grande difficulté la voix de leur berger. Mais cette connaissance est réciproque, car le berger connaît chacune de ses brebis et il les appelle chacune par leur nom.

Jésus est venu dans le monde afin qu’il n’y ait qu’un seul troupeau réuni autour d’un seul pasteur et il nous dit qu’il n’est pas d’autre chemin de salut que lui-même. Il est l’unique médiateur pouvant unir Dieu et l’humanité. Au sein de cet unique troupeau, chacun est appelé personnellement et doit répondre à l’appel de son nom, car chacun est aimé d’un amour unique.

Alors, pendant cette eucharistie, demandons au Seigneur de nous aider à vivre pleinement nos propres vocations de conjoints, de parents, de grands-parents… et prions pour que les jeunes qu’il appelle sans cesse à lui consacrer leur vie entendent son appel.

 

 

 

 

Michel Montagne
diacre de la paroisse Saint-Judicaël en Brocéliande

  • Messes dominicales
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    • Samedi 2 mai 2026, à 18h à Saint-Péran. Messe anticipée du dimanche.
    • Dimanche 3 mai 2026, à 9h30 à Paimpont et à 11h à Plélan‑le‑Grand (église Saint‑Pierre). 5e dimanche de Pâques.

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    • Samedi 9 mai 2026, à 18h au Thélin. Messe anticipée du dimanche. 
    • Dimanche 10 mai 2026, à 9h30 à Maxent et à 11h à Plélan‑le‑Grand (église Saint‑Pierre). 6e dimanche
      de Pâques.

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