« Être missionnaire, c’est aller sur tous les terrains vers les croyants et non-croyants »
15ᵉ DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE (dimanche 12 juillet 2026). A la suite du Christ, nous sommes envoyés comme semeurs de la bonne nouvelle. Il ne s’agit pas de faire croire, mais de dire et de témoigner… 👉 Retrouvez l’homélie de ce dimanche.
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Daniel Boué,
curé de la paroisse
Saint-Judicaël en Brocéliande
Nous commençons aujourd’hui une série de textes de l’Évangile de saint Matthieu qui sont des paraboles, des comparaisons que Jésus utilise pour faire comprendre ce qu’il veut dire quand il parle du «Royaume de son Père». En effet, ce n’est pas nécessairement avec des démonstrations, des thèses qu’on fait comprendre. Ce qui est important, c’est d’écouter ces histoires que sont les paraboles avec son cœur. «Celui qui a des oreilles, qu’il entende» dit Jésus à la fin de l’évangile lu (au milieu de notre évangile).
La plupart des paraboles partent de la vie de tous les jours avec des images simples à la portée de tous, elles sont souvent de petites histoires faciles à comprendre. Celle d’aujourd’hui est la parabole du semeur qui sortit pour semer.
Cette parabole que nous rapporte aujourd’hui l’Évangile de saint Matthieu est bien connue. Quel est le message qui se dégage de l’ensemble de cette parabole ?
Oui, notre Évangile nous parle de quatre terrains différents : le bord du chemin, le sol pierreux, le sol envahi par les mauvaises herbes et enfin la bonne terre. Ces terrains, bons ou mauvais, c’est chacun de nous.
Le premier terrain, c’est l’homme au cœur dur. Il refuse la Parole de Dieu car elle ne l’intéresse pas.
Le deuxième terrain, c’est celui qui manque de profondeur. Il a accueilli la Parole avec joie, mais un jour tout s’arrête.
Le troisième terrain, c’est celui qui est envahi par les mauvaises herbes. C’est quand nous nous laissons envahir par les soucis de la vie. Nous avons là des pièges qui nous détournent de Dieu.
Puis, nous avons la bonne terre. Le grain peut y prendre racine et se développer. Cette terre, c’est l’homme qui reste ouvert à la Parole de Dieu. Il s’en nourrit chaque jour et il la met en pratique. Sur un terrain favorable, elle ne peut que produire du fruit. Ces fruits, c’est la conversion, c’est la transformation de toute une vie. Ils sont nombreux, ceux et celles qui peuvent dire : « Il a changé ma vie ». Quand l’Esprit Saint est là, le résultat est extraordinaire.
À la suite du Christ, nous sommes envoyés pour être des semeurs de la bonne nouvelle et pour proposer l’Évangile aux hommes d’aujourd’hui. Être missionnaire, c’est aller sur tous les terrains, vers les croyants mais aussi les non-croyants. Le Christ veut les sauver tous. À sa suite et avec lui, nous sommes envoyés pour semer à profusion. Il ne s’agit pas de faire croire, mais de dire et de témoigner de la foi qui est en nous. Comme le soulignait le prophète Isaïe de notre 1ère lecture en prenant cette image de la pluie et de la neige qui descendent des cieux.
En nous rassemblant à l’église, nous accueillons la nourriture qui nous donne force et courage pour cette mission. Nous te supplions, Seigneur, aide-nous à ne jamais oublier que la semence la plus importante, c’est celle de l’espérance.
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abbé Daniel Boué
curé de la paroisse Saint Judicaël en Brocéliande



