Homélie du 27 septembre 2026 – 26e dimanche du temps ordinaire (année A)

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Notre liturgie de notre célébration rejoint le message que le pape Léon XIV nous donne actuellement en France :

« Pour que le monde ait la vie. »

Telle est aussi cette devise du voyage du pape. En lien avec son encyclique qu’il a publiée « Magnifique humanité ».

Nos textes dénoncent les incohérences qui peuvent exister. Celles-ci peuvent exister dans nos jugements ; dans le vivre ensemble ; mais aussi dans notre société française.

Dans l’Évangile, Jésus nous raconte la parabole des deux fils qui sont envoyés par leur père pour travailler à sa vigne.

Ces enfants qui disent « oui » mais ne font rien, nous en connaissons tous. Et souvent j’entends des parents et grands-parents s’exprimer dans ce sens.

Quand on leur demande de faire quelque chose, ils savent dire un oui convaincant, mais une heure plus tard, ils sont encore sur leur portable ; leur smartphone…

À travers ce constat, Jésus nous interpelle sur notre vie :

« Vous avez de belles paroles mais vous ne faites pas ce que Dieu attend de vous. Votre vie n’est pas en accord avec ce que vous prétendez être. »

Et parfois des lois sont promulguées pour aider les personnes à s’épanouir ; à mieux vivre, mais en fait on fait l’inverse : comme ce texte sur la fin de vie voté au début de notre été 2026 (voir l’article du journal Ouest-France de mardi dernier).

De ce fait nous avons sans cesse le besoin de réorienter notre vie sur le Seigneur et de le suivre. Ainsi dans notre 1re lecture le prophète Ézéchiel rappelle à chacun ses responsabilités ; c’est aussi ce que Jésus nous dit à la fin de notre Évangile. Ceux et celles qui étaient considérés comme loin du Seigneur se sont convertis. Ils avaient commencé par dire « non » et puis ils se sont convertis. Ils ont accueilli celui qui, seul, pouvait donner un sens à leur existence.

Cette rencontre avec Dieu a complètement changé leur vie. Tout au long des évangiles, nous découvrons que les grands témoins de la foi sont des pécheurs pardonnés. En premier, l’apôtre Pierre.

En ce jour, Jésus nous redit :

« Va travailler à ma vigne. »

C’est-à-dire nous ne pouvons pas nous contenter de bons sentiments. Par exemple une simple visite à un malade compte plus qu’un beau discours sur la maladie et autre chose. Ou parfois remplir de beaux formulaires qui sont sans suite…

Jésus nous redit :

« Mon fils, va, travailler aujourd’hui à ma vigne ! »

Cette vigne, c’est le Royaume de Dieu, Royaume d’amour ; de paix et de justice.

Oui c’est là que Dieu veut rassembler tous les hommes et femmes. Et notre mission est bien celle-ci comme le pape Léon XIV nous le rappelle actuellement aux chrétiens de France.

 

par l’abbé Daniel Boué, curé de la paroisse Saint-Judicaël en Brocéliande