Paroisse Saint-Luc Rennes
Juin 2026 • Appelés et envoyés
Juin • La mission

Bonnes Nouvelles… selon Saint Luc

Une famille rassemblée par le Christ, ouverte sur le monde, où chacun a sa place.

« La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. »

Matthieu 9,37

Mot du Père Loïc

Photo du Père Loïc

« Que cette newsletter vous donne le goût de vous embarquer à sa suite ! Belle mission ! »

« Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique […]. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé » (Jn 3,16-17). C’est la Parole que nous avons entendue résonner il y a quelques jours, à l’occasion de la fête de la Sainte Trinité. Des mots qui nous disent le cœur de notre foi : l’amour de Dieu pour le MONDE. Non pas d’abord pour l’Église, ou pour les croyants, mais pour « le monde ».

Vie de la paroisse

À Saint-Luc, la mission se vit dans la fraternité, le service, les rencontres et l’engagement concret de chacun.

Vie de la paroisse

Ce que nous avons vécu en mai

Samedi 30 mai 2026

Une journée missionnaire à Villejean

La paroisse Saint-Luc a accueilli des jeunes professionnels et étudiants de l'École de Charité et de Mission de la paroisse de la Trinité à Paris pour une journée consacrée à la mission.

• Rencontre des habitants du quartier de Villejean dans les rues et lors de visites à domicile.

• Temps de réflexion avec le Père Luc autour des défis missionnaires de l'Église aujourd'hui.

• Soirée de consolation et de guérison à l'église Saint-Luc, qui a rassemblé plusieurs personnes rencontrées au cours de la journée.

Cette journée a rappelé que la mission est l'affaire de toute l'Église. Chaque baptisé est appelé, à sa manière, à témoigner du Christ là où il vit et à chercher comment rejoindre les personnes d'aujourd'hui pour leur proposer une rencontre avec Lui.

Vie de la paroisse

La mission au-delà des temps forts

La mission au quotidien à Saint-Luc

La mission ne se limite pas à des événements ponctuels. La journée missionnaire vécue à Villejean en est une belle illustration, mais elle nous rappelle aussi que l’élan missionnaire se poursuit tout au long de l’année.

À Saint-Luc, cet appel se prolonge dans la vie ordinaire de la paroisse, à travers des initiatives simples, fidèles et concrètes, portées par celles et ceux qui choisissent de servir là où ils sont.

Quelques visages de cette mission quotidienne :

Un dîner convivial
destiné aux étudiants

Une fois par mois, un repas gratuit est proposé aux étudiants de Villejean. Ouvert à tous, sans condition, il offre un lieu simple d’accueil, de rencontre et de fraternité, quelles que soient les origines ou les convictions de chacun.

La solidarité étudiante

Des actions concrètes pour accompagner les étudiants, répondre à des besoins simples du quotidien et faire de l’église un foyer brûlant au cœur de Villejean.

Les visites fraternelles

Une attention portée aux personnes isolées ou malades, à travers la présence, l’écoute et la rencontre.

Le repas partagé

Un temps fraternel après la messe pour apprendre à se connaître et faire grandir la vie de famille paroissiale. Le prochain repas partagé aura lieu le dimanche 21 juin après la messe.

Dialogue et rencontres interreligieuses

Dans un quartier marqué par la diversité culturelle et religieuse, Saint-Luc cherche à favoriser la rencontre, le dialogue et la connaissance mutuelle entre les habitants.

Une rencontre entre chrétiens et musulmans autour du thème de la création est envisagée le 4 octobre.

À confirmer.

Le parcours Alpha

Un lieu d’écoute, de dialogue et de découverte de la foi où chacun peut poser ses questions librement.

À travers ces différentes initiatives, Saint-Luc cherche à être une Église qui ne reste pas fermée sur elle-même, mais qui va à la rencontre du monde, accueille chacun et invite tous ceux qui le souhaitent à apporter leur pierre à l’édifice.

Une famille unie par le Christ, ouverte sur le monde, où chacun a sa place : voici la vision de l’Église Saint-Luc.

Annonces

Appel aux bénévoles

Visiter les personnes isolées ou malades

La paroisse recherche des bénévoles qui visitent ou souhaitent visiter des personnes isolées ou malades. Des temps de formation et de soutien seront proposés.

Si vous êtes ou désirez devenir visiteur, vous pouvez contacter Maurice Hellec ou lui écrire par email.

Si vous pensez à quelqu’un qui pourrait être visité, par exemple un voisin, demandez-lui son avis puis transmettez ses coordonnées.

Bienvenue

À vous qui recommencez, à vous qui découvrez

Vous souhaitez revenir à l’église, découvrir la foi chrétienne, parler avec quelqu’un, vous renseigner sur les sacrements ou simplement être écouté ? La paroisse Saint-Luc vous accueille. Écrivez-nous ou contactez-nous par téléphone.

Programme du mois

Tous les rendez-vous de juin en un clic

Retrouvez l’ensemble des rendez-vous, événements, temps fraternels et propositions de la paroisse Saint-Luc pour ce mois de juin.

Voir le programme complet du mois de juin

Témoignages

Des chemins de mission

Ce mois-ci, les témoignages nous donnent à voir comment la mission se vit concrètement : dans le service, l’écoute, la rencontre et l’engagement au quotidien.

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Témoignage croisé

Cathy & Mélanie

De l’EDM au parcours Alpha : quand la mission commence par un simple oui

Photo de Cathy et Mélanie

Il y a deux ans, rien ne laissait penser que Cathy et Mélanie participeraient au lancement d’un premier parcours Alpha à Saint-Luc. Et pourtant, c’est souvent ainsi que la mission commence : non pas avec des personnes parfaitement prêtes, mais avec des cœurs disponibles.

Avant Alpha, il y a eu l’École des Disciples Missionnaires.

Pour Cathy, ce parcours est arrivé à un moment important de son chemin de foi. Elle se décrit comme une « recommençante ». Après plusieurs années d’éloignement, elle avait gardé la foi, mais quelque chose lui manquait.

« J’ai toujours eu la foi quelque part, mais il me manquait quelque chose. Et donc je suis revenue. »

Elle raconte avoir « sauté littéralement » sur la proposition de l’École des Disciples Missionnaires. Elle y voit une occasion de reprendre sa vie spirituelle en main, notamment à travers la prière et la vie fraternelle. Depuis, elle a retrouvé une régularité qu’elle n’avait plus et s’attache à nourrir chaque jour sa relation avec Dieu.

Mélanie aussi avait la foi. Une foi héritée de sa maman, présente dans les petites choses du quotidien, solide mais pas toujours structurée. Elle priait, cherchait, avançait à sa manière. Elle parle même d’une foi vécue longtemps « à sa sauce », marquée par des questions liées à une manière trop rigide de présenter la religion.

Pendant longtemps, elle a gardé ses distances avec la pratique habituelle de l’Église. Elle allait parfois à la messe, mais évitait volontiers celle du dimanche. La prière était déjà présente dans sa vie, mais elle restait très personnelle.

L’EDM lui a permis de découvrir autre chose : une foi vécue en fraternité, une parole partagée, des rencontres, une Église où l’on peut rire, pleurer, chanter, poser des questions et avancer sans être jugé.

« Ça a véritablement musclé ma foi, et ma pratique. »

Et surtout, elle découvre à Saint-Luc une manière de vivre l’Église qui la touche profondément.

« J’ai compris qu’aller à la messe, c’était différent de ce que j’avais connu petite. Ça pouvait être les messes de Saint-Luc où on chante, où on frappe dans les mains, où on dit : “Alléluia, Christ est ressuscité” parce qu’on est heureux. »

Aujourd’hui, Mélanie participe fidèlement à la messe du dimanche et revient régulièrement le vendredi matin.

À travers leurs témoignages, on comprend que l’EDM a été bien plus qu’un parcours de formation. Il a été pour elles un lieu de croissance spirituelle et de fraternité.

Mais un disciple n’est pas appelé à garder ce qu’il reçoit pour lui-même.

Vient toujours un moment où la foi pousse à sortir, à rencontrer, à servir.

Lorsque le Père Luc propose de lancer un parcours Alpha, l’idée est belle, mais elle est aussi impressionnante.

Quand on lui demande de prendre davantage de responsabilités, Mélanie hésite.

« Moi, je ne peux pas. Je ne me sens pas légitime pour être responsable d’un parcours que je ne connais pas, que je n’ai jamais suivi moi-même. »

Elle reconnaît même avoir ressenti ce qu’elle appelle « une forme de syndrome de l’imposteur ».

Ce sentiment parlera sans doute à beaucoup. Qui ne s’est jamais dit : « Je ne suis pas prêt », « Je ne connais pas assez », « Je ne suis pas la bonne personne » ?

Pourtant, au fil de l’entretien, on sent combien la confiance reçue a compté dans cette aventure. Mélanie souhaite contribuer à sa manière à soutenir l’intention du Père Luc de créer un premier parcours dans sa paroisse. Il a cette faculté de savoir rassembler et mobiliser. Peu à peu, un noyau s’est formé autour de ce projet, avec des rôles différents et des talents différents.

Cathy a trouvé sa place dans le service. Elle s’est investie dans l’organisation des repas.

« C’était toujours dans la bonne humeur, la bonne ambiance, la bienveillance. C’est vrai que c’est un grand mot, mais un mot fort. »

Mélanie, elle, était co-responsable du parcours et animatrice d’une table. Son rôle était de mobiliser les intervenants chaque semaine et, lors des soirées, d’aider chacun autour de la table à prendre la parole, à partager, à écouter et à se sentir accueilli.

Ainsi, Alpha n’a pas été porté par une seule personne, mais par toute une équipe.

Et c’est peut-être l’un des plus beaux messages de cette aventure : la mission n’est pas réservée à ceux qui savent tout faire.

Bien sûr, tout n’a pas été simple.

« À un moment donné, je me suis dit : je ne vais pas m’en sortir. »

Mais là encore, Cathy n’était pas seule. Elle évoque le soutien de Virginie, qui connaissait bien le parcours Alpha, ainsi que l’aide de toute l’équipe.

Cette confiance mutuelle semble d’ailleurs traverser tout leur témoignage.

« Cette paroisse a quelque chose qui fédère, qui ouvre ses portes et ne juge pas. Père Luc, et avec lui tous nos prêtres et bénévoles, y sont pour quelque chose. »
« Il prend les personnes comme elles sont. »
« Le côté sans jugement, j’ai beaucoup apprécié ça. J’ai vécu tellement autre chose. »

Cette manière d’accueillir les personnes là où elles en sont a profondément marqué leur propre parcours. Elle a aussi façonné l’esprit dans lequel Alpha a été vécu.

Le parcours a permis à des personnes proches ou éloignées de l’Église de se retrouver autour d’un repas, d’un enseignement et d’un temps de partage. Certains arrivaient avec leurs questions, parfois avec des réserves vis-à-vis de la foi, de la prière ou même de l’Église.

Au fil des soirées, elles ont vu des personnes s’ouvrir, retrouver confiance, reprendre goût à la prière et redécouvrir que Dieu avait encore une place dans leur vie.

« Au bout de quelque temps, on se met à prier, on ne s’en rend même pas compte. Et à la fin, si on n’a pas prié, on a loupé un truc. »

Pour Cathy, voir ces évolutions a été l’une des plus grandes joies du parcours.

« Au niveau de la foi, ça apporte quand même quelque chose parce qu’on voit le résultat sur les personnes. Moi, je le ressens. »

Alpha n’a pas seulement permis à des participants de découvrir ou redécouvrir la foi. Il a aussi créé des liens.

« Ça a permis de rencontrer des personnes, de créer des amitiés et des rencontres solides, tout en renforçant aussi ma foi. »

Ces liens ont continué bien après la fin des soirées.

À la dernière rencontre, une question est apparue :

« Mais c’est fini, qu’est-ce qu’on fait mardi prochain ? »

Le parcours était terminé, mais des participants souhaitaient déjà revenir servir lors d’une prochaine édition. D’autres parlaient d’un ami, d’un voisin ou d’un proche qu’ils aimeraient inviter. Ceux qui avaient été accueillis voulaient désormais accueillir à leur tour. Ceux qui avaient reçu voulaient désormais donner.

Mélanie résume cela avec humour :

« Quand tu as mis le doigt là-dedans, c’est le bras qui part. Tu n’as pas envie de résister. C’est joyeux, c’est nourrissant et délicieux. Tu restes. »

La mission devient alors contagieuse.

Et c’est peut-être là le plus beau fruit de cette aventure.

L’EDM a permis à Cathy et Mélanie de grandir dans leur foi, de renforcer leur relation avec Dieu et, surtout, de devenir davantage disciples du Christ.

Alpha leur a ensuite offert une manière très concrète de vivre cette foi en devenant missionnaires.

Le chemin est finalement assez simple : on se laisse d’abord former comme disciple, puis on apprend à devenir missionnaire à travers le service. Et c’est souvent ainsi que Dieu rejoint d’autres personnes à travers nous.

Dans l’Évangile, Jésus envoie ses disciples alors qu’ils n’ont pas encore tout compris. Ils sont encore en chemin, encore en formation, encore fragiles. Pourtant, il les envoie.

Il ne leur demande pas d’être parfaits avant de partir. Il leur demande de faire confiance.

Le témoignage de Cathy et Mélanie rappelle alors cette vérité : Dieu n’appelle pas seulement ceux qui se sentent prêts. Il appelle aussi ceux qui acceptent de faire un premier pas.

Cathy et Mélanie n’avaient pas toutes les réponses. Elles ont simplement dit oui. Et ce oui a permis à d’autres de rencontrer, ou de redécouvrir, le Christ.

Alors la question demeure pour chacun de nous :

Et si, avec ce que j’ai aujourd’hui, je pouvais moi aussi servir ?

Pas demain, quand je serai parfait. Pas plus tard, quand je me sentirai enfin légitime. Mais aujourd’hui, avec mon histoire, mes fragilités, mes talents, mon temps.

La mission commence peut-être là.

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Témoignage

Rafaella

Quand la mission prend la forme d’un repas partagé

Photo de Rafaella
« J’ai beaucoup aimé faire ça, surtout que j’ai pu prendre un engagement qui me ressemblait. »

Quand Rafaella évoque les repas étudiants organisés à Saint-Luc, c’est cette phrase qui lui vient spontanément à l’esprit.

Étudiante engagée à l’aumônerie, elle rejoint l’équipe presque naturellement lorsque Hélène et Julien lui proposent de participer à un nouveau projet destiné aux étudiants du quartier.

L’idée est simple : offrir, chaque premier mercredi du mois, un repas gratuit à tous ceux qui souhaitent venir. Une initiative née d’un constat bien réel : pour certains étudiants confrontés à la précarité, même un repas à petit prix peut parfois représenter une difficulté.

Mais au-delà de l’aide matérielle, l’équipe souhaite surtout créer un lieu de rencontre.

« On s’est dit : autant ramener du monde et vivre un moment de partage. »

Très vite, chacun trouve sa place. Certains s’occupent de l’organisation, d’autres de la communication ou de la logistique. Rafaella, elle, prend en charge l’animation.

« On s’est réparti les tâches et moi, j’ai fait l’animation. »

Avant chaque repas, elle prépare de petites activités destinées à briser la glace. Rien de compliqué. Juste de quoi permettre à des étudiants qui ne se connaissent pas de se rencontrer plus facilement.

« À chaque fois, je prévoyais une petite animation. Ça permettait aux gens de créer des liens, tout simplement, parce que les gens ne se connaissaient pas forcément. »

Les repas n’ont jamais été conçus comme des temps de catéchèse ou d’enseignement. Les animations ne tournaient pas autour de la foi. L’objectif était avant tout de créer un climat chaleureux où chacun puisse se sentir accueilli.

Et cela portait ses fruits.

Rafaella se souvient de nombreux étudiants arrivant seuls, parfois timides ou renfermés.

« Il y avait des gens qui arrivaient très timides, très renfermés et à chaque fois, ils arrivaient à s’ouvrir. »

Au fil de la soirée, les conversations naissaient naturellement. Des personnes qui ne s’étaient jamais rencontrées quelques heures auparavant se découvraient des points communs, échangeaient leurs expériences et partageaient simplement un moment de convivialité.

Pour certains, ces repas représentaient même une véritable parenthèse dans un quotidien souvent chargé.

« Il y en avait qui étaient très seuls et qui passaient leur temps à réviser. Ce petit moment de partage faisait en sorte de leur sortir un petit peu la tête de tout ça. »

Peu à peu, une ambiance fraternelle s’installe. Certains étudiants reviennent régulièrement, non seulement pour le repas, mais surtout pour retrouver cette atmosphère devenue familière.

« C’était vraiment un moment où les gens venaient pour manger, mais la première chose pour laquelle ils venaient, c’était de partager un moment. »

Les repas n'avaient pas été conçus comme un temps d'enseignement ou de catéchèse. Personne n'était là pour imposer quoi que ce soit. Le premier objectif était simplement d'accueillir.

Pourtant, dans ce climat de confiance, les échanges prenaient parfois une profondeur inattendue. Rafaella se souvient notamment du témoignage d'une étudiante qui se préparait au baptême. Son histoire a touché plusieurs participants, croyants comme non-croyants.

En repensant à cette expérience, Rafaella retient également l’importance de l’engagement de chacun.

« Chacun utilisait ce qu’il savait faire un petit peu pour contribuer au projet. »

C’est peut-être là une belle image de la mission. Tout le monde n’est pas appelé à faire les mêmes choses. Certains accueillent, d’autres organisent, cuisinent, écoutent ou animent. Chacun apporte simplement ce qu’il est et ce qu’il sait faire.

Pour Rafaella, cet engagement a été facile à accepter parce qu’il correspondait à ses talents et à ce qu’elle aimait déjà vivre.

« J’ai pu prendre un engagement qui me ressemblait. »

À travers ces repas étudiants, la mission n’a pas pris la forme d’un grand projet spectaculaire. Elle s’est vécue dans la simplicité d’une rencontre, dans le temps donné aux autres et dans la joie de créer du lien.

Autour d’une table, des étudiants ont trouvé bien plus qu’un repas.

Ils ont trouvé un lieu de partage.

Vie spirituelle

À la lumière de l’Évangile, prenons le temps de relire l’appel du Christ et la manière dont il nous envoie aujourd’hui.

Focus spirituel

« Il les envoya »

Matthieu 9,36 — 10,8

Image du focus spirituel

« La moisson est abondante, mais les ouvriers peu nombreux. »

Pour ce mois de juin consacré à la mission, nous nous appuyons sur l’évangile du 14 juin, où Jésus envoie les Douze auprès des foules.

Avant même de les envoyer, l’Évangile nous dit que Jésus regarde les hommes et les femmes qui l’entourent. Il voit leurs blessures, leurs fatigues, leurs inquiétudes et leurs attentes. Son regard n’est pas celui d’un juge. C’est un regard de compassion.

La mission naît toujours de ce regard.

Aujourd’hui encore, cette parole de Jésus résonne avec une étonnante actualité. Beaucoup de nos contemporains cherchent un sens à leur vie, une espérance, une présence qui les aide à traverser les épreuves. Pourtant, nous constatons aussi que la foi chrétienne occupe une place de plus en plus fragile dans notre société.

Saint du mois

Saint Méen

Saint Méen

Un homme de prière, de mission et de fidélité.

Moine venu d’Irlande au VIe siècle, Saint Méen fait partie de ces missionnaires qui ont traversé les terres de Bretagne pour annoncer l’Évangile et fonder des communautés chrétiennes.

Dans une époque marquée par les déplacements, les difficultés et l’incertitude, il choisit de consacrer sa vie à Dieu et de se mettre au service des autres avec simplicité et persévérance.

Image pour la prière du mois
Prière du mois

Seigneur, envoie-nous

Seigneur Jésus,
toi qui as regardé les foules avec compassion,
ouvre nos yeux aux besoins de ceux qui nous entourent.

Apprends-nous à ne pas garder la foi pour nous-mêmes,
mais à la vivre dans l’accueil,
le service et la rencontre.

Donne-nous un cœur disponible,
simple et courageux,
pour répondre à ton appel là où nous sommes.

Fais de notre paroisse
une famille ouverte sur le monde,
où chacun trouve sa place et devient témoin de ton amour.

Amen.

À retenir ce mois-ci

La mission ne s’arrête pas aux portes de l’église

Ce numéro nous rappelle que Saint-Luc veut être une famille rassemblée par le Christ, ouverte sur le monde, où chacun a sa place.

La vie de la paroisse ne s’arrête pas à la messe du dimanche. Elle continue dans les rencontres, les repas partagés, les actions solidaires, l’accueil, le dialogue et les services discrets du quotidien.

Que ce mois de juin nous aide à entendre l’appel du Christ et à y répondre simplement, chacun selon ses dons, sa place et son chemin.

Bon mois de mission à toutes et à tous.

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