Echéance électorale

Dans quelques semaines nous serons appelés aux urnes pour les élections municipales. La relation de l’Eglise avec les pouvoirs publics est assez souvent source de conflit et de tension à bien des niveaux. Quelle parole publique avoir pour l’Eglise comme institution ? Quelle attitude adopter pour les fidèles ? Faut-il s’opposer,
stimuler, orienter ? Malgré ce rapport complexe doit-on se murer dans le silence ?
Je ne le crois pas, mais rassurez-vous je ne me risquerai pas à une consigne, même voilée, surtout pour l’échéance très locale qui approche. Nous entendons ça et là de grands discours sur les éléments de discernement à mettre en œuvre.
Je voudrais simplement insister sur l’œuvre de liberté que le Christ vient opérer dans la vie de ses disciples. Evidemment lorsqu’il n’y a pas de contrainte ou d’oppression dans la démarche élective, il nous faut tous considérer ce droit de vote comme un devoir, parce que nous sommes citoyens d’une nation où aucun élément réel ne nous dispense d’exercer ce droit. Nous sommes libres, et devons agir « in fine » comme citoyens des cieux, parce qu’il s’agit là de notre horizon réel. Et à partir de ce prisme c’est aujourd’hui et maintenant que nous devons poursuivre et faire grandir le sens de la justice, de l’attention aux plus pauvres, de la vie fraternelle. Autant d’appels pressant adressés par le Christ dans l’Evangile que nous devons vivre par tous les moyens dont nous disposons et qui sont à portée de nos mains, dont le pouvoir électif fait partie. Notre engagement en ce monde doit toujours être ordonné à la perspective de la Béatitude éternelle qui s’établit dès ici-bas.

Louis-Emmanuel