Présentation du sanctuaire de Notre-Dame de la Peinière

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Lorsqu’on se rend de Vitré à Rennes par le train Paris-Brest, et au retour, on peut apercevoir, quelques kilomètres de la gare des Lacs, émergeant discrètement au-dessus des arbres, la statue dorée de Notre-Dame de la Peinière.


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Le vocable de Notre Dame de la Peinière

C’est la Vierge « Peinière », la Vierge des douleurs qui reçoit ici tant de confidences, de joies et de peines.
On raconte que le Cardinal Dubourg, archevêque de Rennes, dans son allocution lors d’un pèlerinage, jouant sur les mots, aurait dit :


Vous étiez à la peine hier, ô Notre-Dame, aujourd’hui vous êtes à la joie… .


Il est vrai que sa statue sculptée dans le bois ne revêt pas l’éclat de la Vierge de l’Assomption, mais bien plutôt l’humilité de la compassion pour son Fils souffrant et pour tous les « souffrants » qui le continuent à travers les siècles.


Revêtue d’un manteau royal fleurdelysé, elle est coiffée d’un voile qui descend en pointe au milieu de son front et qui rappelle au dire des archéologues, la coiffure du temps de Catherine de Médicis, ce qui la ferait remonter à la moitié du 16e siècle environ.
La Vierge penche son visage vers notre terre ; elle ramène son bras gauche sur son cœur, cependant que la main droite retient son manteau.


Son attitude est toute d’intériorité et de recueillement en même temps que de compassion.
Ce beau mot qui signifie la souffrance partagée, avec qui ? Si ce n’est avec son Fils et avec nous les hommes qui reçurent de Jésus, en la personne de l’apôtre Jean,
ce grand cadeau du haut de la Croix : « Jean, voici ta Mère ! ».


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Notre Dame de la Peinière

Les origines de la Dévotion à Notre-Dame de la Peinière
Ne nous étonnons pas si cette dévotion mêle à l’histoire réelle des épisodes légendaires suscités par l’imagination et par le cœur.
L’important est que la légende porte avec elle un message qui inspire la prière et la vie des enfants de la Sainte Vierge quand nous sommes tous à côté de son Fils.

Des fouilles faites dans les champs qui avoisinent le sanctuaire ont révélé que le village était autrefois plus important qu’il n’est aujourd’hui.
On a pu retrouver les restes d’une maison près d’une fontaine qu’on pense avoir été celle d’un ermite retiré dans le silence et la paix de la campagne.

S’il n’est pas historiquement prouvé, le prodige qui est à l’origine de cette dévotion est bien séduisant et riche d’un enseignement qui, lui, reste de pleine actualité.
Un jour, un paysan du nom de Chopin, voulant remettre en culture un terrain abandonné, heurta du soc de sa charrue un bloc informe couvert de terre.
Intrigué, il gratta l’argile qui adhérait à ce bloc et reconnut une statuette de la Vierge, en bois, assez grossièrement sculptée.
Il l’emporta le soir dans sa maison. Le lendemain, il fut étonné de ne plus retrouver la statuette chez lui. Elle avait disparu.

La surprise fut encore plus grande quand il la retrouva près de la fontaine, où il l’avait découverte la veille.
Le soir de ce même jour, il rapporta la statuette à son logis. Le même phénomène se reproduisit. Il avertit le recteur de Saint-Didier.

Celui-ci mit la statue dans sa chambre et prit soin d’en fermer la porte pendant la nuit. Le jour suivant, on retrouva encore une fois la statuette près de la fontaine.
La preuve était faite que la Vierge Marie voulait être honorée là où l’on avait exhumé sa statue.Ce fait dut se passer vers la fin du XVIe siècle.

L’entêtement de la statuette et de celle qu’elle représentait n’était-il pas le signe que la Vierge désirait être honorée et priée ici, dans ce vallon où elle revenait obstinément, se jouant de la stratégie des hommes pour lui donner ailleurs un asile.
Jusqu’aux fêtes du Couronnement en 1926, la statue de Notre-Dame de la Peinière était minuscule, quelques centimètres de bois d’or seulement. De l’antique statue ne subsistait que la tête et le buste.

Ils furent complétés par un archéologue expérimenté, pour obtenir, dans la fidélité à ses origines la statue que nous vénérons aujourd’hui et qui, ainsi que nous l’avons dit, traduit la compassion pour Jésus souffrant et pour les souffrants de la terre.

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Le sanctuaire aujourd’hui

L’aspect extérieur du nouvel édifice est celui d’une église octogonale d’environ 12 mètres de diamètre, percée de huit fenêtres, flanquée aux angles de huit contreforts et entourée dans sa partie basse de huit absidioles dont une fait le porche d’entrée et celle d’en face, l’avant chœur.
L’ensemble atteint un diamètre de 16 mètres environ.
En arrière de cette construction s’élève la tour sous laquelle est placé le maître-autel.

 

L’intérieur de la Chapelle
La sacristie est composée de trois parties en forme de croix, assez vaste pour permettre d’y placer un autel et les meubles nécessaires.
La déclivité du sol a fait construire en avant de la chapelle un perron important.

Sous le palier central est abritée la source bénie qui n’a pas été déplacée. Une vasque de granit permet aux pèlerins de venir y puiser l’eau. Les matériaux employés à l’extérieur sont le grès blanc, la pierre blanche et le granit bleu, couleurs de la Vierge.
A l’intérieur, huit colonnes monolithes de granit bleu séparent les absidioles et portent la voûte de la haute nef octogonale.

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Le maître-autel, construit en pierre blanche rehaussée d’or, se compose de trois arcatures reposant sur des colonnettes en marbre de couleur.
Des panneaux de mosaïques d’or garnissent le fond des arcatures. Au-dessus de l’autel, un retable à gradins entoure le tabernacle et monte vers le motif central qui se compose d’un dais blanc et or, abritant la statuette de la Vierge.
A gauche de l’autel principal nous trouvons l’autel de Notre-Dame de Lourdes et à droite, celui de Sainte-Anne, tous les deux du même style que le maître-autel.

Au cours des années qui suivirent la bénédiction de la nouvelle chapelle, des pèlerinages, toujours plus nombreux et plus importants, vinrent à Notre-Dame de la Peinière, si bien qu’il fallut penser à construire un podium fixe, apte aux grandes cérémonies et un abri du pèlerin.

Ce fut chose faite dès 1956. De larges allées, bordées d’arbres, furent tracées. A environ 150 mètres de la chapelle, en bordure de l’esplanade, fut entreprise la construction du podium.
Son ampleur permet le déploiement des offices pontificaux les jours du pèlerinage diocésain et les journées diocésaines des malades : ceux-ci se retrouvent tous les ans avec l’hospitalité diocésaine.


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Le sanctuaire, lieu de pèlerinage

Le Sanctuaire de La Peinière est un lieu de prière dédié à la Vierge Marie, situé en Ille-et-Vilaine entre Vitré et Châteaubourg sur la commune de Saint-Didier. Ce lieu de pèlerinage, qui est fréquenté au moins depuis le XVIe siècle, a aujourd’hui une vocation diocésaine et accueille toute l’année de nombreux groupes et rassemblements chrétiens.

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Procession avec la statue lors d’un pèlerinage diocésain

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La « podium » qui permet de grandes célébrations en plein air, jusqu’à 8 000 personnes

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La grande salle de l’Abri du pèlerin

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La boutique du pèlerin, située à côté de la La boutique du pèlerin, située à côté de la chapelle


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Réalisation d’une allée en 2010

Malgrés les vacances, les travaux sur le site de la Peinière continuent à se réaliser avec la participation de quelques bénévoles.

En effet une allée a été mise en place au niveau du podium dans la prairie pour permettre aux personnes à moblités réduites à pouvoir circuler plus facilement lors des pélérinages ou autres manifestations.

Le Père Joseph CORDE recteur de la PEINIERE a été l’instigateur de cette réalisation.

Ces bénévoles étaient au nombre de trois encadré par Monsieur DAGO régisseur du sanctuaire de la Peinière :
Monsieur Henri ESNAULT
Monsieur Daniel BAZIN

La pose des fourreaux électriques ont été mis en place afin de permettre une alimentation électrique : (éclairage, sono, etc…)

 Voici les photos de cette réalisation.

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Pose des Fourreaux

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M. Daniel BAZIN en plein travail

Protection des fourreaux

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Le Revêtement

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L’allée prend forme

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Mise en place du revêtement

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Finition

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Compactage

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Allée terminée

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