Diocèse de Rennes

Citations

Voici une sélection de citations extraites des écrits de Léontine Dolivet, afin que chacun puisse trouver des ressources en fonction des thèmes qui l’intéressent. Cette sélection est régulièrement mise à jour.

> Février 2019 : découvrez les nouvelles citations et prières de Léontine Dolivet

« Jésus, parce qu’Il nous aime, veut porter remède à nos maux. Le premier de nos maux, c’est le péché. J’ai considéré l’abime que le péché avait creusé entre Dieu et l’homme, Dieu et mon âme. J’ai vu Jésus, touché de compassion devant ma misère, s’offrir en victime à son Père, pour payer ma dette et me racheter. »  (C1bis – 1917)

« Qu’en présence du Créateur de toutes choses, de mon Père, de mon Sauveur, mon attitude soit toujours celle du Publicain : que je confesse humblement ma misère et ma bassesse, ma pauvreté, mon insuffisance et mon néant. » (C1bis – 1917)

« Quand cela n’ira pas, quand je me sentirai froide, sans ardeur, insensible, prendre tous les trésors du Cœur de Jésus et les Lui offrir pour suppléer à ma misère, à mon insuffisance. » (C4 – 1951)

‘ »Que de tout l’élan de mon cœur et de mon amour, je me répande devant vous en flots de reconnaissance et de sainte dilection, je m’abîme dans l’adoration et le repentir, dans la contemplation de vos sublimes perfections, de ma petitesse, de mon néant, de mon indignité. » (C1bis – 1918)

« Daignez, Seigneur, enflammer mon cœur dans l’oraison, afin que je ne trouve de joie qu’en vous, que le feu de l’amour s’y allume pour me consumer tout entière, que je le désire et l’obtienne pour les autres. Que la vraie vie s’y communique à mon âme, que j’y communie à votre vie même, ô mon Dieu. »  (C1bis – 1918)

« O Jésus, qui êtes en moi, je veux sans cesse par toutes mes respirations et les battements de mon cœur communier à l’amour avec lequel Vous aimez votre Père, Vous m’aimez, et vous l’offrir pour suppléer à l’insuffisance du mien, pour ceux qui me sont chers, pour tous les hommes. Je veux m’unir à votre désir passionné pour la gloire du Père et vous l’offrir, m’unir aux adorations, louanges, actions de grâces et réparations que Vous avez offertes à votre Père dans votre vie mortelle, que Vous ne cessez de lui offrir dans votre vie eucharistique et dans le ciel, et vous les offrir pour suppléer à l’insuffisance des miennes. »  (C3-1938)

« Sanctifions-nous avant de sanctifier les autres. Que ma vie soit donc, par votre grâce, ô mon Dieu, une vie de prières, d’union intime avec vous. Il ne me suffit pas pour faire du bien d’avoir une vie de grâce surabondante, il faut que cette vie se renouvelle à chaque instant dans la prière, l’oraison. » (C1-1910)

« Que ma foi en la bonté et l’amour de Dieu soit si grande que je prenne également de sa main les croix et les joies, le mal et le bien ; et dans la ferme croyance que c’est un Dieu qui fait bien tout ce qu’Il fait, que je bénisse son nom comme un autre Job. »  (C1bis – 1920)

« ‘Dieu n’aime pas une maison en ruines’. Non seulement, mon Dieu, je ne veux pas vous donner une maison en ruines, mais je veux vous donner une maison splendide dont le principal ornement sera ‘l’amour’, source de vertus. » (C1-1914)

« Mon Jésus, je veux être à Vous quoi qu’il m’en coûte, et je veux qu’il m’en coûte, parce qu’ainsi je Vous aimerai davantage. » (C1-1915)

« Dans l’âme des catéchistes allumez la flamme du zèle, le désir de procurer la gloire de votre Père et communiquez-leur votre amour pour les enfants. » (C5 – 1914)

« Je prouverai mon amour en aimant les enfants non seulement d’un amour de sentiment mais d’un amour généreux qui ne recule pas devant le travail nécessaire pour le double but de l’œuvre : enseignement de la religion, formation religieuse. » (C1-1910)

« 15 septembre, jour de la rentrée des classes : le cœur débordant de joie, je reprends ma place de catéchiste, je les aime tant, ces chers enfants. » (C5-1915)

« Par ailleurs, la vie de notre petite œuvre ne varie guère : même dévouement de la part des catéchistes, même assiduité (sauf quelques exceptions) et assez de bonne volonté chez les enfants. Il y a des heures difficiles : heures de paresse, de dissipation : il faut être tolérant, nos élèves ne sont pas des anges et quitter l’école pour la salle de catéchisme après 3h de travail ne me semble guère captivant. Il serait infiniment plus agréable de courir sur la place ou de déjeuner au plus tôt pour revenir prendre ses ébats dans la cour de l’école. Il y a les heures ensoleillées où l’on étudie de tout cœur (mais hélas ! à très haute voix), où l’on écoute avec les yeux autant qu’avec les oreilles. Mais je déplore toujours un manque de piété, les âmes de nos bambins ne vibrent pas, l’amour infini du Christ ne semble pas les émouvoir et les gagner. »  (C6 – 1928)

« Venez, en 1912, chaque jour ! combler la place que trop souvent vous avez laissée vide l’an dernier ! Venez donc, vous les grands, les savants de 11 ans, votre bagage religieux est encore bien minime : venez faire vos provisions de route pendant que vous le pouvez encore. Nous ne nous attarderons pas à l’étude de la lettre du catéchisme qui, peut-être, vous ennuierait. Non qu’elle ne soit très utile, mais parce que vous la savez. Ensemble nous extrairons de chaque leçon la semence qui, fécondée en vous par le divin Jardinier des âmes, produira des fleurs et des fruits qui réjouiront ses regards et vous mériteront ses faveurs. (A mon grand regret, je fais ici la même constatation que l’an dernier, les grands désertent à peu près la salle du catéchisme – les grands si l’on peut donner ce nom aux enfants de 10 et 11 ans, ceux-là surtout qui n’ont des vérités religieuses qu’une faible teinte.) Venez donc, vous qu’une mémoire rebelle déconcerte sans doute et porte à laisser dans l’oubli votre catéchisme. Nous vous aiderons, nous travaillerons avec vous, nous nous efforcerons de vous broyer le pain de la vérité afin qu’il pénètre plus facilement dans vos intelligences. Le Jésus qui frappe à la porte de vos cœurs et que sûrement vous désirez, n’attend de vous que la bonne volonté. Ne la lui refusez pas. Lui aussi et Lui surtout vous aidera. » (C5-1912)

« Il est très utile que les enfants fréquentent la salle de catéchisme dès leur entrée à l’école, puisque malheureusement nous devons suppléer à la négligence (combien regrettable) des mères qui n’apprennent pas ou si peu à leurs petits enfants à joindre leurs mains et à prier leur Père des Cieux. » (C5-1921)

« Et le ‘Vous aimerez votre prochain comme vous-même – aimez-vous les uns les autres comme je Vous ai aimés’ : pratiquer la charité fraternelle avec toute la délicatesse de sa fleur. Faites-moi bien connaître, ô mon Dieu, tout ce que Vous attendez de moi dans ce domaine et donnez-moi le courage de le réaliser, jusqu’à l’oubli et le don total de moi-même. » (C4 – 1955)

« Il faut dilater nos cœurs pour accueillir tous ces enfants que la tendresse du Père veut sans cesse faire naître de notre charité. Comme nous devrions savoir aimer, et quelle passion divine devrait dévorer nos âmes consacrées où tout être serait en droit de sentir les battements du Cœur de Dieu ! » (C4 – 1966)

« Avoir confiance, pleine confiance en la bonté de Dieu, dans l’Ange qui veille sur mon âme, dans le prêtre qui en a la charge et qui la dirige. Et ainsi, je trouverai Dieu, car l’âme qui le cherche le trouve. Je le trouverai dans la souffrance, dans l’épreuve, dans la joie et je m’assurerai de le trouver dans l’éternité. » (C2 – 1913)

« Mon grand travail ici-bas, l’unique qui importe, qui sauvegarde tous mes intérêts spirituels et matériels quand je m’y applique, c’est le travail de ma sanctification. L’entreprendre pendant ces jours avec un grand courage. Le poursuivre jour après jour, heure par heure, moment par moment sans découragement, même après un arrêt, un recul, redoubler alors de confiance en Dieu et de générosité. » (C4 – 1954)

« Le bonheur du ciel c’est de voir et d’aimer Dieu. Le bonheur sur la terre consiste à aimer Dieu et à le voir, non pas à découvert mais à l’aide de la foi qui nous révèle sa continuelle présence et nous permet de nous pénétrer de respect, de confiance et d’amour envers Dieu. Vivre ainsi, c’est commencer sur la terre la vie des Bienheureux. » (C3 – 1934)

« L’amour de Jésus dans l’Eucharistie ! Le Tabernacle ! Mystère ineffable de la Présence réelle, excès et plénitude de l’amour ! Mon bonheur sera de tenir compagnie au divin Prisonnier. » (C1bis – 1920)

« Toute notre vie ne devrait être qu’une continuelle préparation à la communion et un continuel entretien avec Notre Seigneur. Quand nous sommes unis à Jésus-Christ dans la communion, oh ! quelle union de son Cœur avec le nôtre, de ses puissances, de ses sens, de ses membres sacrés avec les nôtres ! » (C3-1939)

« Mon idéal et mon but fixés, sous le regard de Jésus Eucharistie, j’ai pensé qu’il y aurait bien des luttes à supporter et bien des efforts à faire, mais je me suis souvenue que chaque matin, j’aurais la messe et la communion, que chaque soir je pourrais refaire mes forces aux pieds de Jésus et j’ai quitté l’église confiante et résolue, mais résolue d’agir en douceur. Deo Gratias ! » (C2-1913)

 « J’ai enfin considéré la miséricorde qui, après le pardon, oublie tout, rend à l’âme purifiée tout son amour et toutes ses grâces. Il m’a été doux de méditer de nouveau cette consolante doctrine dont j’avais nourri mon âme depuis ma dernière retraite. » (C1bis – 1917)

J’ai besoin de miséricorde, chaque jour, à chaque faute. Quoi de meilleur et de plus doux que d’être dans ma misère et mes infidélités, l’objet des miséricordes du Seigneur. Par amour surtout, (car je veux tout faire par amour). Et afin d’obtenir miséricorde et pardon, je pratiquerai moi-même la miséricorde. » (C1bis – 1919)

« Pour mon passé, je m’en remets à votre miséricorde. Pour le présent, vous veillez, il me suffit. Pour l’avenir, vous y pourvoirez : je me confie. » (C1bis – 1919)

« Ayons pour notre prochain du support, de la patience, de la miséricorde. » (C1bis – 1920)

« Demeurer dans un silence de respect, de foi, d’adoration, de soumission, d’abandon et de sacrifice. Que mon idéal soit de consoler mon bon Maître, et non d’exiger qu’Il me console toujours. » (C1bis – 1920)

« Que mon cœur soit une solitude où j’aimerai à prier et à m’immoler. Demandez ce que vous voudrez, ô mon Dieu, je ne vous refuserai rien. » (C1-1910)

« Je dois faire de mon âme un temple où Dieu habite. Dans ce temple doit régner la solitude. J’ai le bonheur d’avoir ma solitude dans ma chambre, mais il ne suffit pas que j’y sois enfermée pour y être vraiment en solitude, je dois y brider mon imagination. » (C2-1913)

« Je ne demande pas la souffrance, car je veux rester en toute chose une âme parfaitement abandonnée, sans aucun désir que la volonté de Dieu, mais j’accepte amoureusement et joyeusement tous les genres de souffrances qu’il vous plaira de m’envoyer. » (1er mai 1917 –  feuille volante)

« Mais dans la souffrance, l’essentiel est d’apprendre à bien souffrir. »  (C1bis – 1917)

« A Jésus, je dois rendre amour pour amour. Les preuves d’amour que je lui donnerai seront :

  1. de mettre en pratique, dans les détails de ma vie, son Evangile,
  2. de souffrir chaque jour quelque chose pour lui, persuadée que le véritable amour ne saurait exister sans la croix. » (C1-1915)

« Un acte d’humilité, l’offrande de mes souffrances, quelles belles prières ! » (C2-1912)

« Les tentations sont comparées à la fournaise où l’argile acquiert sa fermeté et l’or son éclat. A l’heure de la tentation, je combattrai comme un généreux soldat de Jésus-Christ. Dans mes craintes, je suivrai aveuglément l’avis de mon Directeur et dirai mon Fiat dans ces sortes d’épreuves comme en toute autre. » (C1bis – 1920)

« Que les peines, les mortifications, les tentations même me deviennent cause de joie et de consolation, parce que tout est l’œuvre de la volonté divine dans laquelle je veux mettre toute ma félicité. Je m’ingénierai à trouver mille raisons pour approuver Dieu jusque dans ses rigueurs et pour m’animer à une confiante et joyeuse soumission. » (C1bis – 1920)

« Donnez-moi, Jésus, le courage d’être en tout et avec tous ce que Vous voulez que je sois, pour ne pas craindre ma peine, mais uniquement la vôtre, pour ne pas céder aux tentations. Donnez-moi le courage après mes fautes de ne jamais me décourager, mais après m’être humiliée et Vous avoir appelé à mon secours, de me relever dans la confiance, l’amour et la générosité. » (C3 – 1938)

« Jésus marche sur les flots comme un fantôme. Jésus vient à moi par tous les évènements, toutes les circonstances de ma vie. Savoir le reconnaître aussi bien dans les épreuves, les tentations et l’entendre toujours me dire : ‘c’est moi, ne crains pas’. Reconnaître Jésus et avoir confiance en Lui, Il est là toujours pour m’aider à porter la croix, à boire au calice d’amertume, à surmonter la tentation. » (C4 – 1953)

« Je veux grandir sans cesse dans l’amour divin et l’amour fraternel, dans l’union à Dieu, dans l’unité avec Jésus, dans la pratique du saint abandon. » (C1bis – 1919)

« Que ma vie soit donc, par votre grâce, ô mon Dieu, une vie de prières, d’union intime avec vous. » (C1-1910)

« A l’exemple de Jésus-Hostie je veux faire de ma vie une prière perpétuelle, par l’intensité de vie intérieure, la ferveur de mes exercices de piété, la continuité de mon union à Dieu et une perpétuelle immolation par l’effort constant pour demeurer en Dieu. » (C3-1934)

« J’ai essayé de comprendre la cause des douleurs de la Vierge Marie : son amour infini pour Jésus. Nulle créature ne l’a jamais aimé autant que sa Mère. O ma Mère, obtenez-moi d’aimer Jésus comme vous l’avez aimé, obtenez-moi le sentiment intime de ses douleurs pour augmenter mon amour. » (C1bis – 1917)

« Qu’à l’exemple de la Sainte Vierge, dans le mystère de la Visitation, je demeure à travers tout : l’adorante du don divin… du Christ vivant en moi… débordant de charité envers les âmes, toutes les âmes auxquelles je désirerai donner le Christ comme Marie le donna à Jean. » C4 – 1953

« La Sainte Vierge a puisé sa force d’âme dans son union intime avec son divin Fils. Cette union est si parfaite, sa volonté est si intimement unie à la volonté de Jésus crucifié que ce n’est plus en quelque sorte qu’une seule et même volonté. C’est dans cette union parfaite de ma volonté à la volonté du Maître que je m’efforcerai de puiser la force qui me sera nécessaire aux heures d’épreuve. » (C1-1917)

« « Voici la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon votre parole » Que la réponse de la Sainte Vierge soit la réponse de mon âme à l’appel du Maître. » (C3-1942)

« Le don total dans l’union parfaite, c’est la perle précieuse, le trésor caché que je veux chercher et acheter au prix de tous les sacrifices, de toutes les immolations. Le reste ne doit plus compter pour moi. » (C3 – 1941)

« Jésus ne prend avec Lui que Pierre, Jacques et Jean : ma place n’est-elle pas parmi les intimes, les privilégiés de Jésus ? Et cela, sans aucun mérite de ma part. N’ai-je pas jusqu’ici trompé l’attente de Jésus ? M’humilier, réparer et faire tous mes efforts désormais pour me rendre chaque jour moins indigne de l’élection divine. » (C3 – 1941)

« Il me semble que le regard de Jésus se repose sur mon âme comme sur le jeune homme de l’Evangile, regard chargé de tendresse et d’amour. Pour rien au monde je ne voudrais ne pas répondre à l’appel du Maître. A tous les trésors du monde je préfère la joie de tout Lui sacrifier. J’ai tout donné : ne rien reprendre, ne jamais reprendre. A Dieu, mais tout à Dieu ! A Jésus, mais tout à Jésus pour le temps et pour l’éternité ! »  (C3 – 1941)