Diocèse de Rennes

Lettre de la paroisse Saint Eloi du Garun pour le 27 juin 2021

Chers paroissiens,

Vous trouverez la feuille paroissiale ci-dessous :

26 – Feuille paroissiale – 27 juin au 4 juillet 2021

 

Jeudi soir 24 juin, nous étions une centaine de personnes à l’église de Montauban pour entourer Paul DAVID trois jours avant son ordination. Veillée de prière et témoignages vidéos de trois séminaristes. Ensuite Paul a parlé de son parcours, du cheminement de sa vocation à être prêtre. Simplement et humblement. Des questions lui ont été posées et il a répondu bien volontiers.

Il a donné son témoignage sur RCF. Le voici.

Paul David
Paul David

 

« Le prêtre doit prendre soin de sa relation avec Dieu »

J’ai 31 ans. Je viens d’une famille de 4 enfants et j’ai grandi à Boisgervilly. Mon papa était agriculteur et ma mère institutrice. Ma famille est pratiquante.

Le désir de devenir prêtre s’est précisé au lycée. Je fréquentais différents groupes de prière, je suis allé aux JMJ. J’ai fait une expérience où j’ai eu en moi cette question qui m’est venue et que j’ai identifiée comme un appel à devenir prêtre et qui m’a accompagné pendant toutes mes études à l’INSA. J’ai mis beaucoup de temps à en parler. Je m’en suis ouvert à mon frère, à la fin de mes études : je ne savais plus comment avancer. Il m’a alors parlé de prendre une année pour Dieu. Je l’ai fait dans le cadre de « Philanthropos ». À mon retour, j’ai trouvé du travail. Mon accompagnateur spirituel m’a demandé de poser des jalons pour avancer. Le 1er : aller rencontrer le Service des Vocations qui m’a proposé d’aller passer des weekends à la Maison Charles de Foucauld. 2: fixer une date pour décider pour l’année qui venait. Je ne me sentais pas encore capable d’aller directement au séminaire. J’ai donc fais le choix de la Maison Charles de Foucauld. Puis le Séminaire Saint-Yves !

 

Comme futur prêtre, ce qui m’attire c’est la mission.

Comment je vois mon ministère de prêtre dans notre société sécularisée ? Il y a peut-être de l’indifférence mais moins d’animosité que par le passé. On peut avoir une annonce de l’Évangile un peu à frais nouveaux : les gens peuvent être à nouveau interpellés par le message chrétien.

Comme futur prêtre, ce qui m’attire c’est la mission. Ce désir de porter la Bonne Nouvelle à tous avec des manières de faire nouvelles pour aller à la rencontre des personnes, comme celles proposées par Anuncio, ou le Congrès Mission. Je remarque que ces expériences transforment la manière de nous positionner dans le quotidien vécu en paroisse. Par exemple, cela ne m’intéresse pas d’être un animateur de cérémonies si cela n’est pas une occasion pour évangéliser. C’est cette dynamique missionnaire que je trouve intéressante et elle devrait être stimulée par cette incroyance qui baigne notre culture contemporaine.

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J’ai la grande joie de vous inviter à plusieurs autres rendez-vous autour de l’ordination presbytérale de Paul DAVID, originaire de Boisgervilly et donc de notre paroisse Saint Eloi du Garun.

 

 

 

Nous avons encore trois autres rendez-vous avec Paul,

 

  • Dimanche 27 juin, 15h30, en l’église de Montauban, son ordination sera retransmise en direct sur grand écran, parce que les places restent limitées à la cathédrale de Rennes.

Voici le lien pour vous connecter  et voir la célébration de chez vous, mais ce sera bien aussi d’être nombreux à l’église pour prier ensemble.   https://youtu.be/fzeY5FIo3EQ

  • Mardi 29 juin, à 18h, en la fête de saint Pierre et saint Paul, le jour de sa fête, Paul célèbrera sa première messe dans l’église de son Baptême, à Boisgervilly.
  • Dimanche 29 août, en l’église de Montauban, Paul célèbrera la messe de 11h.

A cette occasion, la paroisse lui offrira un vêtement liturgique, une chasuble violette. Si vous souhaitez participer à ce cadeau, vous pouvez déposer une enveloppe au presbytère ou lors des messes dans les différentes églises de la paroisse.

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Une bonne nouvelle en appelle une autre !

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Sœur Yvonne Gaumerais, de la congrégation des Sœurs du Christ Rédempteur, à Rillé-Fougères, fête cette année le jubilé de ses 60 années de vie religieuse. Deux dates,

    • le samedi 3 juillet, à 11h, en la Basilique de PONTMAIN, pour marquer en même temps le jubilé des 150 ans de l’apparition de la Vierge Marie aux enfants de Pontmain, le 17 février 1871.
  • En paroisse, nous marquerons le jubilé de Sr Yvonne, également le dimanche 29 août, lors de la messe célébrée par Paul DAVID. Une fête paroissiale avec un jeune prêtre qui commence son ministère et une religieuse qui s’est engagée il y a 60 ans déjà, en 1961.

 

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Peut-on encore croire en la politique ?

 

Les élections se succèdent et les taux d’abstention sont de plus en plus élevés. Pour l’Église, la promotion de la justice et de la paix passe pourtant par l’engagement politique.

 

La Croix, 23 juin 2021, Père Jean-François Petit, assomptionniste.

Une carte électorale dépassant d’une poche de pantalon.© Alain Pinoges/Ciric

 

Éclaboussée par les «affaires», secouée par les rivalités, souvent impuissante à régler les problèmes fondamentaux, la politique a perdu de sa superbe d’antan.

À toutes ces raisons s’en ajoute une autre pour les chrétiens, trop souvent invoquée : par sa nature, l’Église ne vise pas à la conquête du pouvoir et n’est liée à aucun système politique.

 

À la recherche du bien commun

Pourtant, ces dernières années, les appels à l’engagement des chrétiens n’ont pas manqué. Ils s’enracinent dans la Doctrine sociale de l’Église, dont le concile Vatican II a approfondi les grands axes. En effet, en consacrant la «juste autonomie des réalités terrestres», les Père conciliaires ont libéré les chrétiens d’une conception politique purement déductive : il n’y a pas plus de «politique chrétienne» que de «philosophie chrétienne» ou de «mathématique chrétienne». Mais, comme croyants dans la cité, les chrétiens ont aussi à œuvrer à la recherche du bien commun «avec sincérité et droiture, bien plus, avec l’amour et le courage requis par la vie politique» (Gaudium et spes, §76). Cependant, un bien commun qui ferait totalement abstraction des personnes mérite-t-il d’être effectivement recherché ?

 

Promouvoir le partage

Les attentes contemporaines concernant la politique sont nombreuses : s’intéresser plus à la vie des gens, favoriser des formes de participation locales, organiser les militants de façon moins hiérarchisée, favoriser les échanges, cultiver le sens des solidarités au loin, valoriser une plus grande flexibilité dans les programmes et les agendas politiques.

À vrai dire, les textes des évêques de France sur le sujet – hélas souvent trop méconnus – rejoignent largement ces attentes. Après les turbulences de mai 1968, le document Pour une pratique chrétienne de la politique en 1972 cherche à sortir de la toute puissance du politique – y compris dans l’Église – pour mieux penser une cohérence entre l’appel de l’Évangile et l’engagement personnel. Surtout, le texte reconnaît qu’une même foi peut conduire à des engagements différents. Le principe de pluralisme, qu’on retrouve dans la Lettre aux catholiques de France en 1996 – le fameux «rapport Dagens» – est en fait déjà énoncé en 1972. Les chrétiens ont pour responsabilité de promouvoir des espaces de rencontre et de partage, de confrontation entre des personnes diversement engagées dans la politique.

 

Au nom du Royaume

Dès 1991, la Commission sociale de l’épiscopat, dans Politique : affaire de tous (DC n. 2039, déc 1991) appelle à une attention particulière «pour les plus vulnérables» -thème qui désormais a fait son chemin (cf J.-F. Petit et P. Guinchard, Une société de soins, L’atelier, 2011). Le document situe parfaitement le contexte (celui d’une «laïcité active»), le fondement (la foi comme lumière sur l’homme et la société), le moteur (la charité comme vecteur d’une société plus solidaire) et l’horizon (l’espérance, c’est-à-dire «l’ouverture en un avenir en Jésus-Christ»). Ne pas désespérer de l’histoire au nom de la promesse du Royaume passe par une participation active à la vie politique.

C’est dans cette ligne qu’il fallait comprendre en 1999 l’invitation de Réhabiliter la politique (DC 1999 n) à ne pas baisser les bras devant certains effets négatifs de la mondialisation ou à s’en remettre au seul pouvoir des experts. Si la politique ne peut pas tout, elle peut quand même beaucoup. À cette époque, les mouvements d’action catholique réalisent un remarquable travail de conscientisation, par exemple pour que les citoyens s’approprient les enjeux de l’affermissement de l’Europe : «à elles seules, les institutions ne feront pas l’Europe. Ce sont les hommes qui la construiront». Face à la désaffection croissante vis-à-vis du politique dans les années 2000, l’heure est à une revalorisation des corps intermédiaires (partis, syndicats, associations…) et un refus du repliement communautariste, y compris dans la sphère catholique. En réalité, on constate aussi que les signes de bonne volonté des chrétiens ne manquent pas : que seraient par exemple les communes rurales sans leur participation à des mandats municipaux ?

 

Des convictions humaines et spirituelles

En fait, ce que l’on constate plutôt, c’est la disjonction entre le «spectacle» de la politique à un haut niveau et les engagements plus réalistes et gratifiants de nombre d’acteurs de l’engagement citoyen. Insérés dans une logique de communication, les «professionnels de la politique» ont parfois du mal à rester adosser à des convictions humaines et spirituelles profondes et à l’écoute de leurs électeurs. Pour leur part, les chrétiens ne manquent pas d’éléments de discernement pour les interpeller comme viennent de leur rappeler les évêques : le respect de la dignité de la personne, la solidarité… (cf DC 2011 n).

Finalement, ne plus «croire» en la politique, n’est-ce pas oublier quelques questions essentielles : celle-ci n’est-elle pas aussi l’un des lieux où l’homme peut réaliser sa vocation ? Comment peut-on entrer dans le dessein de Dieu pour l’humanité, si ce n’est en œuvrant pour la reconnaissance mutuelle, pour la justice et pour la paix ?

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Les projets communs, carburant du couple

Enquête

Se marier, avoir des enfants, voyager… Si les projets partagés donnent sens et élan à la vie conjugale, de plus en plus de conjoints vivent au présent sans se projeter.

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La Croix, 22 juin 2021, Paula Pinto Gomes

Avoir des projets, comme des voyages, nourrit le quotidien du couple.  EVA BLANCO/DEEPOL BY PLAINPICTURE

 

Sans le Covid, Christiana et Javier seraient mariés depuis le 31 mai 2020. Ce couple de trentenaires londoniens avait prévu une cérémonie religieuse en Provence – région qu’ils adorent, à mi-chemin entre l’Espagne et le Royaume-Uni, leurs pays d’origine –, mais la pandémie est venue bouleverser leurs projets.

« Nous avons annulé et reporté à juillet 2021 mais ce ne sera pas possible non plus. C’est trop risqué pour les invités et il y aura des restrictions de voyage, justifie la jeune femme, dépitée. Ces annulations ont été très dures et nous avons fini par renoncer. Peut-être le ferons-nous dans deux ans », ajoute-t-elle, sans oser planifier. En attendant, le couple s’est marié à la mairie, avec sept invités.

« La crise sanitaire a créé une sorte d’incertitude pour l’avenir et mis la vitalité du couple en berne », observe Bernard Geberowicz, psychiatre, thérapeute de couples (1). Se projeter à deux est pourtant essentiel, rappelle-t-il. « Ce sont les projets qui donnent du sens à la vie du couple, qui lui permettent d’avoir une perspective et de mieux vivre le quotidien. Le couple est une dynamique. Il a un passé, un présent, un avenir. Le présent ne prend des couleurs que s’il y a des projets. Et les projets n’ont d’intérêt que si le présent est convenable. »

 

Apporter de la nouveauté

Tous n’ont cependant pas le même sens ni la même importance aux yeux des conjoints. « Il y a les projets de vie, ceux qui engagent, qui orientent, qui fixent un cap, comme s’installer ensemble, se marier, avoir des enfants, acheter un logement », énumère Geneviève de Leffe, conseillère conjugale et familiale du Cler (2). « Et il y a les projets ponctuels, autour des loisirs, des relations, de la culture, que l’on peut reporter sans conséquences majeures mais qui nourrissent également le quotidien du couple. » Organiser ensemble une sortie au théâtre ou des vacances ne change pas la vie mais apporte de la nouveauté et offre une perspective de plaisir partagé.

Même les projets que l’on imagine sans trop y croire parce qu’ils semblent inaccessibles font du bien. « Rêver ensemble est essentiel, assure Bernard Geberowicz. Parfois, on sait que le projet aura du mal à se réaliser mais les rêveries en commun sont essentielles parce qu’elles appartiennent à l’univers du couple. »

 

« Bien s’entendre sur la répartition des tâches »

Pour Lucile, le rêve est devenu réalité il y a dix ans. « Avec Sébastien, mon conjoint, nous voulions vivre à la campagne, raconte cette ancienne ingénieure agronome, devenue relectrice. Lorsque ma tante nous a proposé de racheter une maison de famille, nous avons décidé d’y ouvrir des chambres d’hôtes (3) pour nous aider à financer le projet. » Le tourisme était une évidence pour le couple, qui a trois enfants. Lorsqu’elle était étudiante, Lucile avait travaillé dans la propriété de sa tante, qui propose aussi des chambres d’hôtes, et les parents de Sébastien tenaient une auberge.

« Ce projet nous permettait de nous retrouver sur des valeurs d’accueil et d’ouverture à l’altérité qui nous sont chères », dit-elle. L’aventure a encore rapproché le couple, « déjà très soudé ». « Autrement, nous n’aurions pas pu tenir, reconnaît la jeune femme. Nous faisons tous les travaux nous-mêmes et avons dû renoncer aux vacances pendant plusieurs années. C’est un choix de vie qui peut être éprouvant pour le couple. Il faut être solide et bien s’entendre sur la répartition des tâches. »

 

Une source de conflits

Qui fait quoi ? Comment chaque conjoint s’investit ? François et sa compagne ont longuement réfléchi à ces questions avant de se lancer dans la transformation d’une ruine en maison de campagne, à un moment charnière de leur vie où les enfants quittaient le nid. « Les achats immobiliers sont souvent un crash test pour le couple, analyse-t-il avec lucidité. Il faut avoir une même vision des choses tout en laissant chacun jouer sa partition. Ma femme, qui est architecte, a fait les plans et moi je me suis occupé des alentours », détaille-t-il.

Si les projets sont un carburant pour le couple, ils peuvent aussi devenir une source de conflits et de récriminations. « Les conjoints sont souvent d’accord sur l’objectif mais pas toujours sur la façon d’y arriver,note Geneviève de Leffe. Ils se battent sur les moyens, alors qu’il faudrait surtout revenir à ce qui les a motivés. » Et Bernard ­Geberowicz de renchérir : « Si le projet est imposé par l’un, que ce soit vrai ou vécu comme tel, il y aura des freins et il risque de se retrouver dans le grand livre des comptes que les conjoints ont à régler l’un vis-à-vis de l’autre. »

 

Des conjoints plus individualistes

Face aux difficultés de la vie de couple et à la multiplication des divorces, certains préfèrent d’ailleurs ne pas trop se projeter. « De plus en plus de conjoints veulent vivre ensemble au présent, sans décliner leur vie de couple au futur, observe François de Singly, sociologue de la famille. C’est notamment le cas chez les jeunes adultes, au moins pendant les premières années, mais aussi chez ceux qui se remettent en couple à 50 ans ou après. »

Cette vie à deux ne passe plus forcément par un logement commun. « Les conjoints souhaitent avoir leur bulle mais pas de contraintes domestiques. » Une revendication qui serait majoritairement féminine, « les femmes ne voulant plus se laisser enfermer dans le rôle conjugal », selon le sociologue. La coparentalité (selon l’âge) et, plus étonnant, la conversation sont devenues le « ciment » de ces « nouveaux couples », constate François de Singly. « Avoir quelqu’un qui vous écoute commenter votre existence est devenu un aspect essentiel de la vie à deux. »

Plus individualistes, ces conjoints souhaitent aussi mener à bien davantage de projets personnels. Une aspiration qui n’est d’ailleurs pas incompatible avec des projets communs. À condition qu’ils ne prennent pas toute la place. « Si les conjoints font trop de choses seuls de leur côté, prévient Bernard Geberowicz, le couple perd de son sens et de sa dynamique. »

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Ruptures et remises en couple

 

Les ruptures et les remises en couple sont devenues plus fréquentes à 50 ans et plus, selon une étude de l’Ined, publiée en février 2021.

Parmi les générations nées dans les années 1960, un quart des hommes et des femmes ont déjà connu au moins deux unions. Les hommes reforment plus fréquemment un couple que les femmes. À 50 ans, ils ont un quart de chances de plus que les femmes de reformer un couple et trois fois plus à 73 ans.

Parmi les personnes nées dans les années 1930, seuls 4 % des hommes et 5 % des femmes ont vécu en couple plusieurs fois à 50 ans. Source : Ined.

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TÉMOIGNAGES

Les projets communs ont dynamisé leur couple

 

♦ « Les voyages sont notre ciment »

Sandy, 30 ans

« En 2014, nous avons décidé de nous expatrier. Comme je suis catholique et mon compagnon juif, nous avons choisi de quitter le monde judéo-chrétien pour découvrir la péninsule arabique. J’avais obtenu un poste à l’ambassade de France aux Émirats arabes unis. Lui avait démissionné de son emploi d’ingénieur aéronautique. Nous nous sommes retrouvés dans un pays et une culture inconnus. Sans repères, nous avons tout appris ensemble. Cette expérience nous a beaucoup rapprochés et a donné un nouveau souffle à notre couple. Au bout de trois ans, nous sommes rentrés en France, en faisant un détour par l’Iran, l’Asie du Sud-Est et la Nouvelle-Zélande. Nous avions beaucoup travaillé, mes parents venaient d’avoir un cancer, alors nous nous sommes interrogés sur ce que nous voulions faire de notre vie. Nous avons posé nos rêves sur le papier. Aujourd’hui, nous vivons à Nantes et nos souvenirs de voyage sont une bulle dans laquelle nous nous évadons ensemble. Comme nous ne voulons pas d’enfants, ce sont ces expériences qui cimentent notre couple. »

 

♦ « Accompagner de futurs mariés consolide les bases de notre couple »

Emmanuelle, 40 ans

« C’est un projet qui a mûri longtemps car nous avions besoin de nous sentir légitimes. En 2015, mon mari et moi avons soumis l’idée d’accompagner les couples dans la préparation au mariage à notre paroisse, qui a accepté. C’est une démarche qui nous tenait à cœur. Nous avons toujours été sensibles à l’accompagnement des couples qui allaient mal dans notre entourage. Ma sœur aînée a vu son mari partir après vingt ans de vie commune, et s’est retrouvée seule avec cinq enfants. Cet engagement a contribué à consolider les bases de notre couple. Nous préparons nos interventions ensemble et nous témoignons aussi de nos difficultés. Ce n’est pas parce qu’on est chrétiens que nous sommes préservés. Mais la présence de Dieu dans nos vies nous aide. La tempête peut souffler, on ne sera pas épargnés, mais on ne s’écroulera pas. »

 

♦ « Une nouvelle aventure »

François, 65 ans

« Il y a quinze ans, ma femme et moi avons acheté des ruines, pour en faire une maison de campagne. Les enfants étaient grands et, pour nous, c’était une nouvelle aventure. Les projets immobiliers sont souvent un crash test pour le couple. Il faut avoir envie des mêmes choses, s’accorder sur les priorités, gérer les impatiences. Jusqu’à présent, nous avons toujours été d’accord. Dans une sorte de partage des tâches, ma femme, qui est architecte, a conçu les plans et conduit les travaux. Moi, je me suis occupé du jardin, des arbres, du terrain envahi par les ronces. Nos visions se sont rejointes sans surprise et nous sommes contents du point auquel nous sommes arrivés. Ce projet a créé une dynamique entre nous et donné du sens à tout ce qu’on vivait. Il a aussi changé notre vie puisque nous y passons de plus en plus de temps. Nous nous sommes bâti un réseau d’amis communs et y avons développé une vie sociale. Cette maison était avant tout un projet de couple et nous avons réussi une greffe conjointe. »

(1) Auteur notamment de « Les 7 vertus du couple », Odile Jacob

(2) https://www.cler.net

(3) Les Terrasses de Bessou

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Je vous souhaite un bon dimanche.

Jean-Yves, votre curé