Diocèse de Rennes

La Confirmation

Le sacrement de la Confirmation, reçu à l’adolescence ou à l’âge adulte, complète l’initiation commencée par le Baptême.

Comme tout sacrement, elle est d’abord un don de Dieu. Il ne s’agit pas de confirmer soi-même le Baptême que l’on aurait reçu petit enfant, mais d’accueillir le don de Dieu qui confirme et approfondit la grâce reçue au Baptême, selon le beau sens du verbe latin confirmare : encourager, consolider, affermir.

Avec l’Eucharistie, la Confirmation est vitale pour que Dieu affermisse notre union au Christ initiée par le Baptême. Elle renforce dans le baptisé les dons du Saint-Esprit pour lui donner de participer à la mission du Christ dans l’Église et faire de lui un témoin de son amour.

Présentation

Contrairement à l’eau, dont le symbole est toujours parlant, celui de l’huile nous est peut-être aujourd’hui moins accessible.

Nous utilisons de l’huile pour notre alimentation ou nos moteurs de voiture, mais nous percevons sans doute avec moins d’évidence son caractère indispensable pour notre vie et en quoi elle exprime la bénédiction de Dieu, jusqu’à donner à Jésus son qualificatif : Christ, celui qui a reçu l’onction de l’Esprit Saint.

Dans l’Antiquité, l’huile était considérée comme le bienfait par excellence pour le corps. On la retrouve, bien sûr, à la base de l’alimentation, mais elle était aussi utilisée pour soigner les blessures (aujourd’hui encore, on applique des corps gras pour soigner les brûlures), et pour fortifier le corps, comme les athlètes qui s’enduisaient d’huile pour donner à leurs muscles l’énergie dont ils avaient besoin et aussi donner moins de prise à leur adversaire dans la lutte.

La Bible associe donc la bénédiction de Dieu sur une personne à une onction d’huile (onction d’Aaron, le frère de Moïse, qui sera le premier Grand Prêtre (cf. Ex 29,1) ; onction de David, qui deviendra Roi d’Israël (cf. 1 S 16,13) ;…). De même que l’huile produit de multiples bienfaits pour le corps, celui qui reçoit sur lui la bénédiction de Dieu est gratifié de multiples bienfaits spirituels en vue de la mission qui lui est confiée.

Si les évangiles ne parlent pas d’une quelconque onction d’huile qu’aurait reçue Jésus, il y est présenté comme l’Oint de Dieu par excellence, le Christ, celui sur lequel repose l’Esprit Saint. Non seulement la bénédiction de Dieu repose sur lui, mais il est Dieu lui-même venu se révéler au monde et répandre sa bénédiction sur tous ceux qui mettent leur foi en lui.

On utilise l’huile dans le sacrement des malades pour demander à Dieu de leur donner la force dans l’épreuve qu’ils traversent et la santé. On l’utilise aussi dans l’onction des catéchumènes pour que Dieu aide ceux qui cheminent vers le Baptême à être fort dans la lutte contre l’adversaire. Mais celle utilisée pour le Saint Chrême, à laquelle on associe un baume parfumé, est l’objet d’une consécration particulière car elle associe ceux qui en sont marqués à l’onction même du Christ, les disposant à répandre partout dans le monde la bonne odeur du Christ (Cf. 2 Co 2,15).

Préparation

La préparation à la Confirmation se fait sur une année pour les adolescents et peut se vivre dans le cadre d’une aumônerie de collège ou de lycée, ou bien en paroisse.

Pour les adultes, cette préparation se déroule en paroisse et dure plusieurs mois avant la Pentecôte, fête au cours de laquelle nous célébrons la venue de l’Esprit Saint sur les Apôtres.

Célébration

Ce sacrement est célébré par l’évêque (ou son délégué), chef de l’Église particulière qui lui est confiée, qui accueille dans la pleine unité de l’Église les baptisés qui lui sont présentés et qui lui ont préalablement écrit pour exprimer leur motivation.

Le sacrement de la Confirmation est donné par l’imposition des mains, une prière qui demande que se déploient dans la vie de ces baptisés les dons de l’Esprit Saint, et l’onction du Saint Chrême.

La célébration du sacrement de la Confirmation se déroule dans le cadre d’une messe. La célébration en dehors de la messe est aussi prévue par l’Église, mais elle ne conviendrait que pour des enfants qui n’ont pas encore fait leur première communion ce qui, normalement, n’est pas le cas en France. Jusqu’à l’homélie incluse, la célébration reprend le déroulement habituel d’une messe.