Diocèse de Rennes

Les paroisses du diocèse sont invitées à créer une Diaconie paroissiale

Reprenant une des orientations de la Lettre pastorale, le diocèse de Rennes invite les paroisses à créer une Diaconie paroissiale. Objectif : porter en permanence le souci des plus pauvres.

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la charte de

la Diaconie

paroissiale

(ci-contre)

Une charte au service des paroisses

Il y a un an, dans sa Lettre pastorale « Afin de que vous débordiez d’Espérance » (Orientation n°25), Mgr d’Ornellas souhaitait « que chaque paroisse suscite une « diaconie paroissiale » afin que l’amour pour [les « pauvres »] soit au centre de sa vitalité, comme la liturgie et la transmission de la foi. Mieux, la « diaconie paroissiale » montre que leur présence, et leur implication sont essentielles à la vie paroissiale » Il demandait ensuite à ce que l’association Diaconie brétillienne propose une charte afin d’aider les paroisses dans cette démarche. Cette association a été créée par le diocèse en 2016 pour coordonner l’accueil des réfugiés dans les paroisse du diocèse.

Benoît Mangenot, Président de l’association Diaconie brétillienne, a été chargé par Mgr Pierre d’Ornellas de piloter la rédaction de cette Charte de la Diaconie paroissiale

Sous l’égide de son président, Benoît Mangenot, la Diaconie brétillienne s’est alors élargie en accueillant certains membres du Conseil diocésain de la solidarité. Ce groupe de travail a rédigé un projet de charte qui a été revu par Mgr d’Ornellas, puis présenté fin 2018 à la réunion des curés du diocèse. En annexe de cette charte de la Diaconie paroissiale figure d’ailleurs celle de la Diaconie brétillienne, car celle-ci a inspiré la nouvelle charte et donne quelques éléments sur l’esprit général qui est valable pour les deux documents. Comme par exemple l’accueil inconditionnel de tous « quelques soient les origines et les religions ».

La charte a été diffusée en janvier 2019 à tous les curés et est disponible en téléchargement sur le site du diocèse.

  • VOIR aussi le dossier spécial dans Église en Ille-et-Vilaine n°306 de mars 2019 avec des reportages sur des réalisations en cours dans des paroisses

Ce que propose la charte

La charte propose 6 missions, expliquées ici par Benoît Mangenot :

  1. Se préoccuper de la vie des plus fragiles dans toutes les dimensions de la paroisse, y compris dans les célébrations… Mgr d’Ornellas a rajouté : « sans que la liturgie ne soit utilisée à cette fin » pour que ce ne soit pas une messe ‘pour les pauvres’ une fois par an.
  2. Il y a des pauvretés et des exclusions qui ne sont pas forcément identifiés sur le territoire de la paroisse. Cela peut nécessiter un travail d’inventaire. C’est aussi être à l’écoute des informations transmises par des services, des mouvements, d’autres partenaires locaux (communes, associations…).
  3. Nous avons vu, dans la Diaconie brétillienne, que travailler ensemble avec les différents mouvements de solidarité était bénéfique. La Diaconie paroissiale doit faire le lien entre les acteurs de la charité.
  4. Nous souhaitons aussi que soit développés des liens avec les autres services et mouvements d’Eglise, et avec les autres acteurs de la solidarité non confessionnelle
  5. Améliorer l’information des paroissiens sur les activités caritatives
  6. C’est bien d’agir… mais pourquoi notre engagement au service des plus pauvres à-t-elle un sens particulier en tant que chrétien ? Il faut pouvoir offrir des temps de ressourcement spirituel, de prière et de partage fraternel à ceux qui sont engagés dans ce service de la diaconie. Il s’agit aussi de relire l’action à la lumière de l’Évangile et de la Doctrine sociale de l’Église.
Lavement des pieds – Détail d’un vitrail de la cathédrale de Chartres, XIIIe s.

La charte est illustrée avec les vitraux de trois textes d’Evangile : le bon Samaritain, en couverture (ci-dessous), la parabole du riche et de Lazare et le lavement des pieds (ci-dessus). Illustration que commente Benoît Mangenot : « C’est Jésus qui le premier se fait serviteur. Il se met en tenue de serviteur. On le voit bien sur le vitrail : il se met à genoux avec le tablier noué à la taille pour laver les pieds de ses disciples. Un geste de service absolu. »

Pourquoi cette initiative en Ille-et-Vilaine ?

Le point de départ de cette aventure, c’est le rassemblement Diaconia 2013 à Lourdes : une rencontre nationale de tous les acteurs de la charité. A la Toussaint 2017 a ensuite été organisé la première Université de la solidarité et de la diaconie à Lourdes. Plusieurs délégués du diocèse de Rennes y ont participé et ont fait remonter cette expérience au Conseil diocésain de la solidarité, qui a suggéré à Mgr d’Ornellas la création d’une diaconie en Ille-et-Vilaine.

Vitrail du bon Samaritain de la cathédrale Chartres, XIIIe s.

Benoît Mangenot explique : « Dans certains cas, les paroisses et les mouvements caritatifs vivent un peu en parallèle. L’idée de la Diaconie paroissiale est de donner vraiment une place aux pauvres dans la paroisse et que tout ce qui est fait par les uns et les autres au services des personnes fragiles, exclues, soit considéré comme un service paroissial. Si le pauvre n’est pas accueilli dans l’Église comme un chrétien comme un autre, il y a quelque chose qui n’est pas évangélique. »

Chaque paroisse pourra s’organiser comme elle l’entend. Mais il nous semble qu’un comité d’organisation est nécessaire avec des personnes qui seront les garants de la vie de la Diaconie. Les nouvelles règles de fonctionnement des Conseils pastoraux paroissiaux prévoient, au n° 14, qu’il y ait un représentant de la Diaconie. C’est le Curé qui en a la responsabilité mais il peut déléguer à une personne pour animer cette Diaconie.

Les paroisses sont invitées à faire remonter leurs expériences et faire part de leurs projets, voire demander de l’aide, à Benoît Mangenot ou au père Henri Chesnel, vicaire général.

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