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article publié dans Eglise en Ille et Vilaine n° 194 du 28 février 2011

L’amour, clef du développement

Le développement est un problème qui surgit de la différence dramatique entre les peuples de la faim et les peuples de l’opulence. « L’amour dans la vérité, dont Jésus s’est fait le témoin dans sa vie terrestre et surtout par sa mort et sa résurrection, est la force dynamique essentielle du vrai développement de chaque personne et de l’humanité toute entière. » Telle est la première phrase du grand texte que nous a donné Benoît XVI sur le développement.

Seul l’amour authentique – celui qui met sa joie dans la vérité – assure un véritable développement. Benoît XVI l’explique. Les catholiques savent que cet amour dans la vérité est totalement manifesté dans et par le Christ crucifié et ressuscité. Ils savent aussi que cet amour est répandu dans les cœurs par l’Esprit de vérité. De fait, les catholiques ne s’engageront jamais mieux pour le développement qu’en étant nourris dans leur foi vivante au Christ et conduits par leur docilité active à l’Esprit-Saint.

Comme l’avait fait Jean-Paul II en 1987, Benoît XVI rend hommage au grand pape Paul VI : « En publiant en 1967 l’encyclique Populorum Progressio, mon vénérable prédécesseur Paul VI a éclairé le grand thème du développement des peuples de la splendeur de la vérité et de la douce lumière de la charité du Christ. Il a affirmé que l’annonce du Christ est le premier et le principal facteur de développement et il nous a laissé la consigne d’avancer sur la route du développement de tout notre cœur et de toute notre intelligence, c’est-à-dire avec l’ardeur de la charité et la sagesse de la vérité. C’est – grâce qui nous est donnée – qui ouvre notre vie au don et qui rend possible l’espérance en un « développement (…) de tout l’homme et de tous les hommes », en passant ‘de conditions moins humaines à des conditions plus humaines’, et cela en triomphant des difficultés inévitablement rencontrées sur le chemin. » (1)

Rapidement, les points de l’enseignement de l’Église qui méritent d’être connus. Le développement doit être « intégral » : le développement est tout autant celui de l’être humain dans toutes ses dimensions, que celui de tous les hommes. Il concerne la vie économique et la vie sociale, ainsi que les droits et les devoirs des peuples avec leur lourde mission de gérer l’environnement dans le respect réel de la planète. Il concerne aussi l’unique famille humaine composée de peuples appelés à vivre d’authentiques relations humaines entre eux. Cette solidarité appelle le respect de la « subsidiarité » qui « est avant tout une aide à la personne à travers l’autonomie des corps intermédiaires », et de la « liberté religieuse » qui « ne veut pas dire indifférence religieuse et qui n’implique pas que toutes les religions soient équivalentes ». Mais, il ne sera vraiment intégral que si nous arrivons à penser la « technique » : « La clef du développement, c’est une intelligence capable de penser la technique sur l’horizon de sens de la personne prise dans la globalité de son être ».

(1) - Caritas in veritate, n° 8. Ce paragraphe renvoie à Populorum Progressio n° 16, 82, 42, 20.

>>> lire ou relire l’encyclique

Haut de page - Imprimer - Mis à jour : Février 2011

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